Carnets de l'Economie

​Le patron de DongFeng inquiété pour corruption




02/11/2015

La purge que le parti communiste au pouvoir en Chine a entamée depuis quelques années pour éradiquer la corruption en son sein et au sein des entreprises chinoises continue de plus belles. Cette fois ce ne serait personne d'autre que le patron de Dongfeng, 2ème constructeur automobile du pays, qui est visé. Et ça pourrait être une mauvaise nouvelle pour ses partenaires français, Peugeot et Renault.


Shutterstock/Economiematin
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Dans un communiqué succinct d'une seule phrase l'autorité chinoise en charge de la lutte contre la corruption a annoncé que Zhu Fushou, patron de Dongfeng, était visé par une enquête. Il est "soupçonné de graves violations de discipline" ce qui ne permet pas de dire de quoi il est accusé. Mais d'une manière générale cette formule est utilisée dans les cas de corruption.

L'information, qui ne présente pas plus de détails, a été confirmée par un porte-parole de Dongfeng qui n'a également pas fourni plus de précisions sur l'affaire. Et ce n'est pas le premier dirigeant de Dongfeng qui est visé par une enquête de ce type.

Ren Yong, vice-président de la coentreprise de Donfeng avec Nissan, avait déjà fait l'objet d'une enquête en décembre 2014. Il est également soupçonné de corruption.

La Parti au pouvoir, qui a entamé sa campagne de lutte contre la corruption en 2013, s'attaque donc désormais au secteur automobile après avoir fortement frappé dans le secteur pétrolier. Xu Jianyi avait, en mars, quitté ses fonctions de président du conseil d'administration de Dongfeng à la suite, également, d'une enquête pour corruption.

Dongfeng est le deuxième constructeur chinois avec 16% de parts de marché. Le groupe a fortement investi en créant des coentreprises avec de nombreux constructeurs étrangers parmi lesquels Nissan, Honda, Renault ou encore PSA et Kia.










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