Carnets de l'Economie

Les Carnets de l'Economie

En 2016, l’État était présent au capital de 1 700 entreprises




Anton Kunin
27/04/2018

En 2016, l’État français contrôlait, directement ou indirectement, 1 702 sociétés, révèle l’INSEE. Trois sociétés sur quatre détenues majoritairement par l’État appartenaient à trois grands groupes que sont EDF (597 sociétés), la SNCF (529 sociétés) et La Poste (165 sociétés).


Sociétés contrôlées par l’État : une hausse du nombre, pas du poids économique

Au cours de l'année 2016, le nombre de sociétés détenues par l'État est passé de 1 631 à 1 702, soit un solde de 71 sociétés supplémentaires (+4,4 %). Malgré cette augmentation, le nombre de salariés de ces sociétés a diminué de 13 000 (-1,6 %).

La hausse du nombre de sociétés sous contrôle de l’État est due principalement à la croissance du nombre de filiales des quatre grands groupes que sont Électricité de France (EDF), La Poste, la RATP et la SNCF. En l’espace d’un an, ces groupes ont racheté (et, dans une moindre mesure, créé) 28 filiales (EDF), 24 filiales (La Poste), 11 filiales (la RATP) et 6 filiales (la SNCF) respectivement.

Sociétés contrôlées par l'État : les filiales entrent et sortent du périmètre

Exemple de la « croissance par multiplication de filiales » : La Poste a créé en 2016 La Poste Silver, sa filiale dédiée à la « silver économie ». Pour ce faire, le groupe a pris une participation majoritaire dans le groupe Axeo (9 sociétés), acteur des services à la personne et a racheté Tikeasy, qui a développé la tablette tactile Ardoiz à l’attention des seniors. Certains montages ont été encore plus complexes : GeoPost, elle-même filiale de La Poste, a racheté 80 % de Resto-In, une start-up de livraison à domicile, étoffant ainsi la liste des sociétés rentrés sous le pavillon du groupe contrôlé par l’État.

Des exemples de sorties du périmètre existent aussi, même s’ils sont moins nombreux : toujours en 2016, l’État a vendu ses parts dans Canberra, filiale d’Areva qui emploie près de 250 salariés en France. Cette même année, l’État a aussi cédé les 60 % de participation qu’il détenait au capital de la société Aéroports de Lyon à une société privée française et les 60 % qu’il détenait au capital de la société Aéroports de la Côte d’Azur à une société privée italienne.






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