Carnets de l'Economie

Loyers : un écart d’1 à 4 selon les villes




Anton Kunin
31/07/2017

La FNAIM, un réseau immobilier regroupant 4 000 agences à travers la France, publie la première édition de son Observatoire de la statistique de la location. Ses auteurs dressent un palmarès des villes les plus chères et les moins chères pour les locataires, mais s’intéressent aussi au phénomène de la relocation.


Les loyers les plus bas sont à Mulhouse, Limoges et Saint-Étienne

Selon l’Observatoire de la statistique de la location de la FNAIM, les villes où les loyers sont les plus élevés sont Paris (28 euros le mètre carré), Aix-en-Provence (16,4 euros), Nice (15,9 euros), Montpellier (13,6 euros), Lille (13,4 euros), Bordeaux (13,3 euros), Lyon (13 euro) et Marseille (12,4 euros). Ils se font en revanche plus cléments à Perpignan (9 euros), au Mans (8,9 euros), Mulhouse (8,4 euros), Limoges (8,3 euros) et Saint-Étienne (7,1 euros), ville la moins chère parmi les communes de plus de 100 000 habitants.

​Relocations : 42 % des T2 sont moins chers que les studios

Au-delà des seuls prix des locations, l’Observatoire s’intéresse aux prix des relocations, ces cas où, après la sortie d’un locataire, un même appartement est reloué à un autre locataire, avec une revalorisation plus ou moins importante du loyer. Ainsi, le loyer médian de relocation s’établit à 7 euros le mètre carré à Saint-Étienne mais à 19,9 euros le mètre carré à Paris.

Par ailleurs, phénomène paradoxal à première vue, les loyers des studios sont supérieurs à ceux des T2 dans 41 % des cas. L’explication est pourtant logique : à Paris, la forte population étudiante (constituée de locataires de studios et de chambres de bonne pour l’essentiel) fait en sorte que les locataires changent souvent, ce qui permet aux propriétaires d’augmenter le loyer à cette occasion. Les loyers des T2, T3 et T4 sont en revanche moins élevés car ces logements sont occupés par des familles bien installées, souvent depuis des décennies. Les auteurs de l’étude appellent ce phénomène « la prime à la durée d’occupation ».










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