Carnets de l'Economie

Les ventes de véhicules d’occasion ne parviennent pas à se redresser




Anton Kunin
02/08/2022

Les ventes de véhicules d’occasion réalisées depuis début 2022 sont très en deçà de leur niveau de 2021, comme en attestent une nouvelle fois les chiffres de juillet 2022 publiés par le site AutoScout24 France (10 millions d’utilisateurs par mois et 2,4 millions d’annonces automobiles).


Les ventes de véhicules d’occasion ont chuté d’un quart par rapport à juillet 2019

Le mois de juillet 2022 a vu 417.499 immatriculations de véhicules d’occasion. De prime abord, le chiffre peut impressionner certes, mais en réalité il n’en est rien. Comme le révèle le site AutoScout24 France, un grand acteur du marché des véhicules d’occasion, en juillet 2022 les ventes se sont inscrites en baisse de 20% par rapport à juillet 2021. Comparé à juillet 2019, la chute est encore plus impressionnante : -26,1% (565.205 immatriculations avaient alors été comptabilisées). Depuis le début de l’année, le marché de l’occasion enregistre une perte de 13,9% par rapport à 2021 et de 8,9% par rapport à 2019.

Quant aux prix, après une relative stabilité au cours du premier semestre 2022 et même une petite baisse en mai, ils augmentent à nouveau de 1,2% en juillet. Cela, alors qu’une pénurie s’observe sur le marché du véhicule neuf : 107.547 immatriculations ont été comptabilisées en juillet 2022, soit -7,1% par rapport à juillet 2021 et -37,6% par rapport à 2019. Il n’empêche que la préférence pour le véhicule d’occasion reste forte : en juillet 2022, il s'est vendu en France 3,88 véhicules d'occasion pour 1 neuf.

Les voitures hybrides et électriques d’occasion, un marché qui monte

Les données d’AutoScout24 mettent aussi en évidence la montée en puissance des motorisations alternatives : en juillet 2022, les voitures hybrides ont représenté 4,62% des parts de marché, contre 4,08% en juillet 2022. Les voitures électriques ont représenté 1,27%, contre 0,91% en juillet 2022.

Autre tendance intéressante : les Français préfèrent davantage les véhicules plus âgés. Ainsi, le segment des 2-5 ans, traditionnellement en bonne forme, voit sa part de marché se réduire pour la première fois (-6%). Le grand gagnant dans les segments d’âge sont les véhicules plus anciens de 11 à 15 ans et « plus de 16 ans », qui continuent à susciter de l’intérêt avec une hausse significative de leurs parts de marché de 8,4% et 21,3% respectivement.










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