Carnets de l'Economie

Le travail nocturne encore une fois dans le viseur des syndicats




08/01/2014

La question du travail nocturne est loin d’être terminée, et ce malgré les protestations des employés concernés. Après le magasin Sephora, voilà que c’est le magasin Printemps qui est dans le viseur des syndicats qui demandent une mise en conformité avec la législation en vigueur. Et bien d’autres pourraient suivre au grand dam du consommateur et, probablement, de l’emploi.


JeffFran
JeffFran
Le point commun entre Sephora, Printemps et bien d’autres magasins comme Monoprix, Marionnaud ou encore Apple et Carrefour est leur ouverture « jusqu’à 22 heures » voire au-delà. Une ouverture le soir qui est bénéfique pour le commerce puisqu’elle permet aux travailleurs d’aller faire les magasins après les horaires de bureau et après s’être relaxés un peu à la maison.

Mais la législation ne prend pas en compte ce détail pourtant fondamental dans la stratégie des ventes. La loi est claire : les magasins doivent fermer à 21h puisqu’au-delà il s’agit de « travail de nuit » et que le travail de nuit doit être justifié « par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d’utilité sociale ».

Ainsi, la CGT et la CFDT demandent au magasin Printemps Haussman de fermer ses portes à 21 heures le jeudi, seul jour de la semaine où le magasin est ouvert jusqu’à 22 heures. Le 23 janvier 2014, syndicats et direction du Printemps ont donc rendez-vous auprès du Tribunal de grande instance de Paris qui devra se prononcer sur le dossier. Et il y a de fortes chances pour que la décision soit du même type que celle concernant le Sephora des Champs-Elysées condamné en septembre 2013 à fermer à 21 heures.

Mais ce qui inquiète les patrons est les salariés reste la mobilisation de l’intersyndicale Clic-P qui a déjà annoncé vouloir aller plus loin et menace de nombreux points de vente après avoir obtenu la fermeture à 21 heures de nombreux magasins. D’ailleurs, un hypermarché Carrefour a été assigné en justice par Clic-P en décembre 2013.
















Découverte & Lifestyle
Magazine hors norme pour hyperactifs distingués