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Grosbill : clôture des candidatures pour les repreneurs potentiels




Anton Kunin
24/10/2018

C’est le 24 octobre 2018 que se clôture le dépôt des candidatures pour la reprise de Grosbill, le célèbre marchand de produits électroniques fondé en 1998 et qui se retrouve en difficulté aujourd’hui.


Grosbill : plusieurs repreneurs potentiels ont manifesté leur intérêt

Le 25 octobre 2018 inaugurera peut-être un nouveau chapitre dans l’histoire de Grosbill, un marchand en ligne spécialisé dans les produits high-tech. Fondée en 1998, cette société emblématique a été rachetée par Auchan en 2005, puis reprise en 2015 par Mutares, un fonds allemand spécialisé dans le sauvetage d’entreprises en difficulté. Mais malgré des décisions douloureuses (fermeture de 6 magasins sur 9 et un plan social portant le nombre de salariés à tout juste 37, contre 144 auparavant), ces deux années de « thérapie de choc » n’ont pas donné les résultats espérés.

Le 1er octobre 2018, Grosbill a donc été placé en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Paris. Les deux administrateurs judiciaires ont annoncé un concours pour choisir le repreneur. Selon le journal Le Monde, dont un journaliste s’est entretenu avec l’un des administrateurs judiciaires, ils ont déjà reçu « des marques d’intérêt » et attendent « plusieurs offres ».

Grosbill n’a jamais su définir sa stratégie

Pour Pierre Guimard, PDG du cabinet Keley Consulting, spécialiste de la transformation digitale des acteurs du CAC 40, la raison des déboires de Grosbill réside dans son choix maladroit de sa stratégie. « Dans la plupart des métiers il existe deux positions viables : être spécialisé ou être « gros ». Soit on joue sur une offre différenciante que l'on vend cher, soit on joue sur le volume. GrosBill n'a pas su choisir. Son chiffre d'affaires de 32 millions d'euros est très faible. Un concurrent direct comme LDLC faisait déjà plus de 300 millions de CA en 2016 », commente Pierre Guimard.

Selon Pierre Guimard, Grosbill est concurrencé d’une part par les distributeurs traditionnels, dont tous ont déjà lancé leurs plateformes e-commerce. D’autre part, des mastodontes comme Amazon et la Fnac, ainsi que les e-commerçants chinois, proches des centres de production, « constituent des menaces sérieuses pour le business de Grosbill, tant sur la richesse d'offres que sur le prix », estime-t-il.






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