Électricité exportée : des milliards d’euros pour l’économie française
Première conséquence, financière. Les exportations nettes d’électricité ont généré environ 5,4 milliards d’euros de recettes en 2025, selon Le Monde. À l’échelle macroéconomique, ce montant pèse dans la balance commerciale énergétique, traditionnellement affectée par les importations d’hydrocarbures. Les 92,3 TWh exportés représentent près de 17 % de la production nationale d’électricité, d’après le document « Bilan électrique 2025 – principaux résultats » publié par RTE le 25 février 2026. Autrement dit, près d’un cinquième de l’électricité produite en France a trouvé preneur à l’étranger.
Pour mesurer l’ampleur du volume, Thomas Veyrenc, directeur général économie, stratégie et finances de RTE, souligne dans Le Monde : « On parle ici de volumes considérables : 92 TWh, c’est plus que la consommation annuelle d’un pays comme la Belgique. » La disponibilité accrue du parc nucléaire a permis de dégager des surplus exportables, sans tension sur l’approvisionnement intérieur.
Pour mesurer l’ampleur du volume, Thomas Veyrenc, directeur général économie, stratégie et finances de RTE, souligne dans Le Monde : « On parle ici de volumes considérables : 92 TWh, c’est plus que la consommation annuelle d’un pays comme la Belgique. » La disponibilité accrue du parc nucléaire a permis de dégager des surplus exportables, sans tension sur l’approvisionnement intérieur.
Un facteur de stabilité pour le système électrique européen
Au-delà des recettes, les exportations massives d’électricité contribuent à la stabilité du réseau européen. En 2025, la France a exporté davantage qu’elle n’a importé vers l’Italie, l’Allemagne et la Belgique, le Royaume-Uni ainsi que la Suisse, selon RTE dans son bilan publié le 25 février 2026. Les échanges avec l’Espagne sont restés proches de l’équilibre. La consommation intérieure est restée stable en 2025 et environ 6 % inférieure à son niveau d’avant crise, selon RTE. Cette modération de la demande, combinée à une production robuste, a renforcé la marge de sécurité du système français.
Ce rôle d’exportateur net confère à la France une position structurante dans l’équilibre continental. Les interconnexions permettent d’absorber les fluctuations de production renouvelable chez ses voisins et d’apporter une puissance pilotable issue du nucléaire et de l’hydraulique. Ainsi, le record d’exportation ne traduit pas une tension, mais au contraire une situation de confort relatif. Il signale un système capable non seulement de couvrir ses propres besoins, mais aussi de soutenir ses partenaires européens.
Ce rôle d’exportateur net confère à la France une position structurante dans l’équilibre continental. Les interconnexions permettent d’absorber les fluctuations de production renouvelable chez ses voisins et d’apporter une puissance pilotable issue du nucléaire et de l’hydraulique. Ainsi, le record d’exportation ne traduit pas une tension, mais au contraire une situation de confort relatif. Il signale un système capable non seulement de couvrir ses propres besoins, mais aussi de soutenir ses partenaires européens.
Un avantage écologique dans la transition énergétique
L’enjeu est également environnemental. En 2025, 95 % de la production française d’électricité était issue de sources bas carbone, selon Clean Energy Wire, citant les données de RTE. Ce niveau historiquement élevé repose sur le nucléaire, l’hydraulique et la montée en puissance des énergies renouvelables. RTE souligne par ailleurs que le contenu en émissions de la production d’électricité française a atteint un minimum historique en 2025. Cette caractéristique confère à la France un positionnement singulier : celui d’un grand pays industriel capable d’exporter massivement une énergie à faible intensité carbone.
Exporter une électricité majoritairement décarbonée modifie l’empreinte carbone globale du système européen. Lorsque les flux français se substituent à des centrales à gaz ou à charbon à l’étranger, ils contribuent indirectement à la réduction des émissions. Dans ce contexte, l’exportation ne se limite pas à un enjeu commercial. Elle devient un outil de transition énergétique à l’échelle continentale. L’électricité française, en grande partie bas carbone, s’inscrit ainsi au croisement de la compétitivité économique et des objectifs climatiques.
Exporter une électricité majoritairement décarbonée modifie l’empreinte carbone globale du système européen. Lorsque les flux français se substituent à des centrales à gaz ou à charbon à l’étranger, ils contribuent indirectement à la réduction des émissions. Dans ce contexte, l’exportation ne se limite pas à un enjeu commercial. Elle devient un outil de transition énergétique à l’échelle continentale. L’électricité française, en grande partie bas carbone, s’inscrit ainsi au croisement de la compétitivité économique et des objectifs climatiques.












