Carnets de l'Economie

​L'italien Campari s'offre Grand Marnier




15/03/2016

Après l'acquisition de Carte Noire par l'italien Lavazza, voilà une autre boisson française qui passe sous pavillon italien. Cette fois, par contre, c'est un grand nom des alcools forts français qui va être contrôlé par un autre grand nom des alcools : Campari. Un accord entre les deux entreprises a été trouvé et annoncé mardi 15 mars 2016.


Shutterstock/Economiematin
Shutterstock/Economiematin
L'italien Campari est surtout connu pour son apéritif éponyme mais contrôle en réalité plus d'une cinquantaine de marques différentes, parmi lesquelles la vodka Skyy ou encore le whisky Glen Grant. Mais le groupe a voulu aller plus loin.

Campari devrait donc prendre le contrôle de l'entreprise SPML (Société des produits Marnier-Lapostolle), propriétaire du Grand-Marnier. Camapri en deviendra alors le distributeur exclusif pour le monde entier selon le communiqué de presse. L'opération se fera par le biais d'une OPA amicale valorisant l'entreprise française à 684 millions d'euros au total.

Si Campari s'intéresse à Grand-Marnier c'est car l'alcool est très utilisé dans les cocktails (et dans certaines recettes gastronomiques françaises). Or, aux Etats-Unis, les cocktails classiques sont en plein essor après une baisse des ventes liée à l'arrivée de cocktails plus "jeunes" comme, notamment, le Mojito. Racheter SPML devrait donc permettre à Campari de s'assurer un bon retour sur investissement grâce à ce retour en force des cocktails qui pourrait, comme de nombreuses modes, arriver également en Europe.

Le marché étranger est naturellement la première cible de Campari puisque Grand-Marnier représente 85 % des ventes de la société SPML qui, de son côté, exporte 90 % de sa production dans 150 pays dans le monde. Elle a clos l'exercice 2015 avec un chiffre d'affaires de 151,7 millions d'euros.










Décideurs

Pour Moody’s, la Russie a fait défaut sur sa dette souveraine

Elon Musk accusé d’avoir gonflé le cours du DogeCoin

Une hausse de prix à venir pour les abonnements Canal+

GreenYellow : la stratégie gagnante de Jean-Charles Naouri ?