Carnets de l'Economie

Près de 9 recruteurs sur 10 jugent fondamentale la compétence en orthographe de leurs salariés




Eléonore de Vulpillières
22/10/2021

Selon un rapport de l'Ipsos, 86% des recruteurs jugent que la maîtrise de l'expression écrite et orale par leurs collaborateurs est "fondamentale". Les compétences en français sont prioritaires, loin devant la maîtrise de l'anglais.


Une maîtrise du français largement plébiscitée devant celle de l'anglais

Près de 9 recruteurs sur 10 jugent fondamentale la compétence en orthographe de leurs salariés
La bonne maîtrise du français serait-elle une compétence plus que jamais recherchée en entreprise ? Selon une enquête réalisée en deux vagues successives, en mai et septembre 2021 par l'institut de sondages Ipsos pour le Projet Voltaire, 86% des employeurs jugent que l'importance du français dans le monde professionnel s'est accrue depuis la crise sanitaire. Avec le développement du télétravail et des messages électroniques, une solide compétence de l'expression en français serait devenue indispensable.

Il apparaît par ailleurs que dans un processus de recrutement, maîtriser le français est plus important que maîtriser l'anglais. En effet, 73% des employeurs jugent indispensable la maîtrise orale de la langue française lors d’un entretien de recrutement, contre seulement 33% à avoir cette exigence pour l’anglais. Cet écart se creuse davantage à l’écrit à la lecture d'un CV ou d'une lettre de motivation.

Les défaillances de langue auraient un impact sur la crédibilité de l'entreprise

L'importance du français dans le monde professionnel s'est accrue depuis la crise sanitaire pour neuf employeurs sur dix. L'aisance orale pour animer une présentation ou présenter un projet est également de plus en plus recherchée par les recruteurs. Cela induit une plus grande importance accordée au niveau de français (oral comme écrit) des collaborateurs par les recruteurs. En effet, une expression défaillante serait, aux yeux des employeurs, synonyme de manque de crédibilité, de négligence, et de mauvaise image pour l’entreprise. Trois employeurs sur quatre déplorent les fautes quotidiennes de leurs équipes, qui rejaillissent d'après l'étude sur leur efficacité professionnelle, et par conséquent sur la réputation, la productivité et même la performance financière des entreprises.

Les difficultés d'expression entraveraient parfois le bon fonctionnement de l'entreprise. Parmi ces problèmes figurent le manque de clarté, de compréhension des équipes en interne, mais aussi vis-à-vis des clients. L'expression orale et écrite aurait même un impact sur la rémunération, puisque, pour huit employeurs sur dix, les faiblesses de langue constituent un obstacle pour accorder des promotions. Un bon encouragement à s'améliorer à l'oral comme à l'écrit !
















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