Carnets de l'Economie

Les États-Unis, toujours en tête du classement mondial des think tanks




La Rédaction
24/05/2012

Les États-Unis observent la plus forte concentration de think tank au monde, et c'est sans surprise que le dernier classement réalisé par l'Université de Pennsylvanie les classe en tête. Ces derniers sont de plus dynamisés par la crise et les mouvements populistes qui s'incarnent par des Tea parties.


Les États-Unis, toujours en tête du classement mondial des think tanks
Le classement mondial des think tanks

Tout comme dans le dernier classement de 2008, la Brookings, la CFR et la Carnegie occupent le trio de tête. Un podium qui est donc 100 % américain. Parmi les 25 premiers think tanks mondiaux, la majorité est américaine, mais on retrouve tout de même la France et aussi le Royaume-Uni qui arrivent en bonne place avec la Chatman House. Plus étonnant, des ONG se positionnent dans le top 10. Il s'agit de Transparency International et d’Amnesty International. Le classement prend en compte le poids des organisations sur les décisions publiques, ce qui est typique de la vision anglo-saxonne des think tanks orientés vers la société civile. Retrouver deux ONG au classement des think tanks mondiaux n'est donc surprenant que pour nous, Français, qui pensons que les réflexions de politiques publiques dépendent exclusivement de l'Administration. Voyons comment s’incarnent les think tanks américains du moment.

Think tank et populisme

Le populisme est une tendance florissante en Europe tout comme aux États-Unis. Mouvement qui se caractérise par des Tea parties, le bon sens populaire se fait entendre et a abouti à l'émergence de think tanks. Ainsi, les Tea parties disposent dorénavant de leurs laboratoires d'idées qui se caractérisent par des réflexions brutes, et humoristiques visant à dénigrer les hommes forts du pays. Une défiance habituelle en tant de crise, et dont le programme de dépenses publiques d'Obama avait ravivé les flammes. C'est d'ailleurs ce programme qui avait révolté les libertariens dont sont issues les tea parties. Le populisme est aux Etats-Unis d’une très grande importance pour les citoyens, car ces derniers ont la crainte que leurs valeurs leur soient enlevées par les intellectuels. Ainsi, les think tanks ont un rôle de régulateur de la République aux États-Unis. D'où leur forte concentration sur le territoire. Mais quelle est leur position face à la crise ?

L'avis des think tanks sur la dette souveraine américaine

Démocrates et républicains ont toujours du mal à s'entendre, même lorsque l'urgence de la situation impose une réaction immédiate de l'État. Ainsi, c'est au tout dernier moment que les deux partis se sont mis d'accord sur le plan de gestion de la dette souveraine. Cependant, certains think tanks n'approuvent pas l'accord passé entre démocrates et républicains, et leur point de vue pèse. Ces derniers qui sont la Brookings, l'American Enterprise Institute, la Hoover et l'Héritage Fondation dénoncent des dépenses militaires toujours trop élevées et attribuent en grande partie le déficit au budget de la défense. Bien qu'Obama ait prévu une baisse de 400 milliards de dollars sur dix ans, l'accord trouvé par le Congrès a déjà entériné une coupe de 350 milliards supplémentaires et prévoit en cas de blocage de la prochaine réunion de crise, une coupe supplémentaire automatique de 600 milliards. Ces dépenses étant justifiées par les guerres en Afghanistan et en Irak, les think tanks admettent ces montants, mais dénoncent tout de même des artifices budgétaires qui font passer des dépenses militaires pour des dépenses publiques. Ils soulignent par conséquent l'importance du retrait des troupes en Irak et en Afghanistan pour réduire ces dépenses de manière significative.










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