Carnets de l'Economie

Le secret bancaire suisse levé même pour les Suisses




23/06/2014

Un retournement de veste que personne n’avait vu venir. Alors que la Suisse s’est engagée à ne pas toucher au secret bancaire pour ses ressortissants et ses résidents, dans le cadre de ses réformes pour lutter contre la fraude fiscale et pour améliorer la transparence bancaire, Eveline Widmer-Schlumpf, ministre des finances de la confédération helvétique, vient d’annoncer que ce dernier verrou concernant le secret bancaire pourrait sauter.


cc/flickr/t@hir
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La nouvelle n’a pas manqué de faire des remous en Suisse : le gouvernement pourrait lever le secret bancaire pour ses résidents et ses ressortissants, afin d’éliminer tout intérêt à prendre la résidence voir la nationalité suisse pour de simples raisons fiscales.
 
C’est un véritable retournement dans la politique économique du pays qui vient de lever le secret bancaire pour les non-résidents ayant des comptes non déclarés. Jusqu’alors il n’avait jamais été question d’attaquer ce droit ; au contraire, le gouvernement avait rassuré ses ressortissants que leurs secrets bancaires étaient bien à l’abri.
 
Du coup, le pays se divise. D’un côté une pétition est en train de circuler dans le pays afin d’obliger le gouvernement à faire un référendum pour tenter d’intégrer le secret bancaire pour ses ressortissants dans la Constitution, le rendant ainsi inviolable ; d’un autre, le front mené par les socialistes et les Verts qui appuient fortement cette initiative.
 
Selon plusieurs économistes, cette décision serait issue de diverses pressions internationales et viserait surtout à ce que de potentiels fraudeurs dont les comptes cachés seront dévoilés au grand jour dans les années à venir puissent palier au problème tout simplement en prenant une fausse résidence dans le pays.
 
Si le gouvernement n’a toujours pas étudié un quelconque projet de loi allant dans le sens de la proposition de la ministre des Finances, certains en Suisse proposent déjà de procéder à une amnistie au cas où le secret bancaire tomberait.
 
La seule fois où une amnistie du genre a été faite en Suisse c’était en 1969 ; à l’époque, des capitaux non déclarés d’une valeur de 11,5 milliards de francs suisses étaient sortis au grand jour.
 










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