Carnets de l'Economie

La restauration fortement secouée par la crise sanitaire




Olivier Sancerre
10/02/2021

La crise sanitaire a coûté cher, très cher, au secteur de la restauration l'an dernier. Dans son bilan annuel, NPD Group relève toutefois que les ventes à emporter ont permis aux restaurants de maintenir une activité.


Un chiffre d'affaires en chute de 38%

En 2019, le secteur de la restauration avait généré 57 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France. Le tableau est bien différent en 2020 : les revenus tirés de cette activité n'ont été que de 35,6 milliards d'euros. D'une année à l'autre, ils se sont donc réduits de 38% d'après le bilan de l'année établi par NPD Group. Le cabinet indique également que la fréquentation a chuté de 35% par rapport à 2019. Ce sont là les conséquences assez logiques des mesures de confinement et de restriction mis en place pour enrayer les cas de contamination.

L'étude relève que la crise sanitaire a toutefois permis d'accélérer les parts de marché de la restauration rapide. La fréquentation de ces établissements a ainsi augmenté : ils ont capté 43% des visites des consommateurs en 2020, alors qu'ils représentaient 36% de cette fréquentation en 2019. En tout, ce segment a vu ses parts de marché grimper de 7 points « au détriment de la restauration à table, des cantines d'entreprise et de la restauration de loisirs et de transports », souligne NPD Group.

Le boom de la vente à emporter

Tout n'est pas rose pour autant : la restauration rapide a abandonné un quart de sa valeur et de ses visites l'an dernier. C'est tout de même mieux que la restauration à table, qui a complètement flanché en perdant la moitié de sa fréquentation et de ses revenus en 2020. Pour le cabinet, la crise sanitaire a « profondément secoué le marché » en confirmant des tendances de fond favorables à la restauration rapide, la livraison à domicile et surtout les ventes à emporter.

La vente à emporter a ainsi doublé ses parts de marché : elle représentait 15% de l'activité de la restauration à table en 2019, elle pèse désormais 30%. Cela a permis à de nombreux restaurants de se maintenir à flot, ou du moins à limiter leurs pertes. Ce ne sera pas suffisant pour éviter les défaillances d'entreprises quand les aides de l'État vont s'épuiser. La réouverture des salles est désormais l'horizon pour beaucoup de restaurants, mais elle risque de se faire attendre.


Tags : restaurants








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