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Cadres : le salaire n’est plus l’élément RH primordial




Anton Kunin
16/10/2018

Bien que le salaire soit un élément très important pour l’attractivité d’une entreprise aux yeux des cadres, il n’est pas le seul facteur qui fait pencher la balance lors d’un recrutement, prévient le cabinet Robert Half dans son Guide des salaires 2019.


Les avantages immatériels sont tout aussi importants que le salaire

Suffit-il de proposer un salaire conséquent pour recruter une « perle rare » et surtout gagner sa fidélité vis-à-vis de l’entreprise ? Non, répondent les spécialistes du cabinet de recrutement Robert Half. Selon leur étude annuelle, le « Guide des salaires 2019 », qui vient de paraître, 65% des managers estiment qu’il est plus difficile d’attirer des professionnels qualifiés qu’il y a cinq ans. Le fait de proposer un salaire attractif ne suffit pas systématiquement.

Au-delà du salaire, les professionnels qualifiés accordent une attention particulière à la partie variable, à savoir les différents avantages (« incentives » ou en nature), ainsi que les plans d’intéressement et les plans de participation. Ils sont à la recherche de missions correspondant à leurs attentes, et souhaitent avoir des avantages immatériels tels que le fait de pouvoir télétravailler, la flexibilité des horaires, les programmes de formations, les chèques-repas, le véhicule de fonction avec sa carte carburant, l’ordinateur / tablette fournie par l’entreprise, le smartphone avec son abonnement, le concierge, la crèche, l’abonnement au club de sport et des vacances supplémentaires.

Les entreprises sont prêtes à rémunérer les profils porteurs d’expertises ciblées

Mais, quoi qu’on dise, tout miser sur les avantages immatériels aurait été une erreur. Selon cette même étude, les hausses de rémunérations se retrouvent pratiquement dans tous les domaines et métiers. Elles sont très souvent liées à la rareté de certains profils et à la compétition que se livrent les entreprises autour de ces talents. En effet, pour au minimum 6 embauches sur 10, deux tiers des entreprises qui souhaitaient assurer le recrutement d’un talent ont dû augmenter le salaire prévu.

Ces améliorations sur la feuille de paie s’accompagnent bien sûr d’exigences accrues : les entreprises sont prêtes à rémunérer davantage les profils porteurs d’expertises ciblées. Les manageurs de transition doivent aujourd’hui connaître un secteur précis, tandis que les spécialistes de l’informatique doivent forcément se spécialiser dans un domaine (l’intelligence artificielle et le machine learning, par exemple, étant parmi les plus rémunérateurs).


Tags : cadres, salaires




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