Carnets de l'Economie

Banque de France : une croissance supérieure à 5% en 2021




Olivier Sancerre
14/04/2021

La croissance devrait être « supérieure à 5% » cette année, annonce François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France. C'est plus optimisme que les prévisions du gouvernement, revues à la baisse récemment.


Un premier trimestre meilleur que prévu

Alors que le troisième confinement se poursuit, la Banque de France fait preuve d'un optimisme mesuré concernant la croissance française en 2021. Interrogé sur France Culture, François Villeroy de Galhau explique : « Si les restrictions supplémentaires actuelles ne durent pas au-delà du mois de mai, nous devrions avoir pour l’économie française une croissance supérieure à 5% sur l’ensemble de l’année 2021 ». Depuis le 31 mars, la France est de nouveau sous cloche pour limiter les cas de contamination.

5%, c'est la nouvelle prévision de croissance donnée par Bruno Le Maire suite à l'entrée du pays dans ce nouveau confinement, alors que le gouvernement prévoyait 6% à l'origine. Mais selon les données de la Banque de France, le premier trimestre devrait être un peu meilleur avec pour le mois de mars une économie qui tourne à 96% de son niveau d'avant la crise (1 point de plus qu'en février). La croissance devrait donc se montrer légèrement positive sur les trois premiers mois.

Les entreprises se sont adaptées

Les entreprises ont appris à vivre avec des mesures sanitaires contraignantes, ce qui leur permet de maintenir un bon niveau d'activité. Cela passe par exemple par la vente à emporter et le télétravail. François Villeroy de Galhau estime que l'activité économique française dans son ensemble pourrait retrouver son niveau pré-pandémique dans le courant de l'été 2022.

Par ailleurs, le gouverneur de la Banque de France a indiqué que le niveau d'épargne devrait atteindre 165 milliards d'euros pour 2020 et 2021 : « L’épargne Covid, nous l’estimons à 110 milliards pour 2020 et nous prévoyons que cette année va ajouter à peu près la moitié, 55 milliards ». Cela représente une « espèce de réserve de croissance » de l’ordre de 6 ou 7% du PIB, ajoute-t-il. Un bas de laine que le gouvernement aimerait bien voir injecté dans l'économie réelle.


Tags : croissance








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