Carnets de l'Economie

American Apparel : la marque dans la tourmente après une nouvelle publicité osée




12/08/2014

La marque de vêtements American Apparel est de nouveau dans l’oeil du cyclone. Après avoir publié sa nouvelle campagne de publicité montrant des jeunes filles aux positions lascives, la marque américaine fait de nouveau parler d’elle. Une provocation de plus, mais qui fait toujours autant vendre.


capture d'écran
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Pour les plus puritains, soyez rassurés, l’un des clichés de la dernière campagne de publicité d’American Apparel, mettant en scène des écolières, a été retiré, jugé trop suggestif. Cette stratégie, liée à la provocation et aux photos explicitement sexuelles, a fait connaître à la marque ses heures de gloire… jusqu’à aujourd’hui.

 

American Apparel, qui avait donc choisi de mettre en scène des écolières particulièrement dévêtues ou dans des poses suggestives, a donc dû retirer l’un des clichés de sa dernière campagne de publicité, intitulée « back to school », où l’on voyait la jupe d’écolière d’une jeune fille penchée de telle manière que ses sous-vêtements apparaissaient. 

 

Une manière pour la marque de faire la promotion de sa gamme de minijupes et de t-shirt courts, appelés « crop-tops ». Une gamme intitulée « Lolita », en référence évidente à l’ouvrage de Nabokov. Une campagne de publicité qui pourrait sonner le glas de la réussite d’American Apparel, jusqu’à présent. Certains estiment en effet que cette publicité de trop pourrait être préjudiciable à la marque de prêt-à-porter, déjà fragilisée par le départ de son fondateur, au mois de juin dernier, impliqué dans des affaires de harcèlement sexuel. 

 

Cette campagne a interpellé nombre d’associations de protection de l’enfant, mais a agacé également des bloggeurs de mode et des journalistes. Une provocation voulue évidemment, et qui fait parler une fois de plus de la marque américaine. Mais qui pourrait cette fois-ci avoir un impact, négatif, sur ses ventes.

 

En effet, en jouant sur la provocation, et en mettant en scène successivement des actrices porno, puis des jeunes filles, la marque semble avoir jusqu’ici trouvé son coeur de cible. L’an dernier, son chiffre d’affaires a progressé de 634 millions de dollars, soit 473,6 millions d’euros. Ce qui lui a permis de dégager un bénéfice net de 7 à 9 millions de dollars. Affaire à suivre…











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