L'inflation va conduire à une revalorisation du SMIC de près de 20 euros en 2024



Paolo Garoscio
15/12/2023

L’Insee a dévoilé, le 15 décembre 2023, le niveau d’inflation de novembre 2023. Les données définitives sur la hausse des prix confirment un ralentissement de l’inflation en France. Mais, surtout, elles permettent de calculer le taux d’augmentation du SMIC pour le 1er janvier 2024.


L'inflation en France en novembre 2023 : le ralentissement se confirme

En novembre 2023, l'économie française a connu une légère déflation mensuelle de 0,2%, après une hausse de 0,1% en octobre, selon les données de l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE). Cette baisse est principalement attribuable au recul des prix des services, notamment dans le secteur des transports, qui a enregistré une diminution significative de 5,9% après une augmentation de 4,1% le mois précédent. Parallèlement, les prix de l'énergie ont continué leur tendance à la baisse, avec une diminution de 1,1%, influencée en grande partie par la chute des prix des produits pétroliers de 2,8%. Les prix des produits manufacturés sont restés stables, tandis que ceux de l'alimentation ont connu une légère hausse de 0,4%.

Sur une base annuelle, l'inflation en novembre 2023 s'est établie à 3,5%, marquant un ralentissement par rapport à l'augmentation d’octobre. Ce fléchissement s'explique par le ralentissement des prix dans plusieurs secteurs clés : l'énergie, les services, les produits manufacturés, ainsi que l'alimentation et le tabac.

Impact de l'inflation sur la revalorisation du SMIC en 2024

Dans ce contexte d'inflation modérée, le SMIC en France connaîtra une augmentation de 1,15 % au 1er janvier 2024, passant de 11,52 euros à 11,65 euros brut de l'heure. Cette hausse, qui se traduit par un SMIC mensuel brut de 1.766,92 euros, représente une augmentation de 19,72 euros par rapport à l'année précédente.

Cette revalorisation est calculée en tenant compte de l'indice des prix à la consommation hors tabac pour les ménages les plus modestes et de la croissance du pouvoir d'achat du salaire horaire de base des ouvriers et employés. La hausse sera, par ailleurs, la huitième en quelques années seulement.