​Le PDG de WhatsApp explique le passage au tout gratuit



19/01/2016

L'application de messagerie instantanée WhatsApp a créé la surprise en ce mois de janvier 2016 en annonçant la fin de l'abonnement payant. Un abonnement que les utilisateurs ne payaient qu'au bout d'un an d'utilisation gratuite et qui était très peu élevé : 1 euro par an. Interrogé par le site Wired sur les raisons qui ont poussé l'entreprise à le supprimer, Jan Koum, PDG de WhatsApp, s'explique.


Shutterstock/economiematin
WhatsApp avait été rachetée plus de 19 milliards de dollars par Facebook en février 2014. Une transaction au montant gigantesque même pour le réseau social que Mark Zuckerberg a toujours défendue. Le nombre d'utilisateurs ayant fortement augmenté depuis le rachat, il semblerait que le fondateur de Facebook ait vu juste.

Mais WhatsApp connaîtrait, de l'aveu même de son PDG et fondateur Jan Koum, un problème de taille : l'impossibilité pour certains utilisateurs de payer l'abonnement annuel. L'application est en effet très populaire dans les pays en voie de développement puisqu'elle permet de téléphoner et de chatter sans avoir besoin d'un abonnement téléphonique, une connexion internet suffit.

Jan Koum explique donc que cette impossibilité de payer, liée au fait que de nombreux utilisateurs de ces pays n'ont pas de carte bancaire ou d'infrastructure permettant le paiement dématérialisé, le seul accepté par WhatsApp, limite l'impact de l'application qui vante toutefois plus de 500 millions d'inscrits dont 70% actifs au quotidien.

Or, pour les entreprises qui veulent faire de la publicité, pouvoir toucher le plus grand nombre d'utilisateurs est ce qui compte. C'est le business model de Facebook, 100% gratuit, qui peut convaincre les marques avec ses 1,3 milliard d'utilisateurs.

WhatsApp, qui n'est pas encore rentable, veut donc se tourner vers un business model axé sur la publicité comme celui de Facebook. Avec une différence : Jan Koum, dans un post sur le blog officiel de l'entreprise, a rejeté la publicité au sens classique du terme.