Ukraine : Larry Fink annonce la « fin de la mondialisation »



Paolo Garoscio
25/03/2022

Les effets de la guerre en Ukraine lancée par la Russie commencent à se faire sentir : les prévisions de croissance mondiale devraient être baissées tandis que l’inflation explose. Mais ce n’est que le début : selon Larry Fink, à la tête du fonds d’investissement BlackRock, ce conflit va conduire tout simplement à la « fin de la mondialisation ».


La Russie s’isole, les pays revoient leur interdépendance

Pixabay/geralt
L’Union européenne qui veut être indépendante du gaz russe, la Russie coupée du service bancaire Swift, hausse des prix des matières premières et de l’énergie… la guerre en Ukraine a des conséquences mondiales. Et selon Larry Fink, qui a envoyé une lettre aux actionnaires de BlackRock, c’est tout simplement le début de la fin de l’ère de la mondialisation. « L'invasion russe de l'Ukraine a mis fin à la mondialisation que nous avons connue au cours des trois dernières décennies », écrit-il dans le courrier relayé par CNN.

En cause : l’interdépendance des pays, qui montrait déjà ses faiblesses durant la pandémie de Covid-19. Pénuries de masques, difficultés logistiques… si la fin de la pandémie et une meilleure gestion des prochaines vagues auraient dû résoudre la situation, la guerre en Ukraine n’a fait que les empirer.

Plus de fabrication locale pour plus d’indépendance ?

Larry Fink estime que les gouvernements vont avoir un réflexe de réindustrialisation, ce que confirme le programme des candidats à la Présidentielle 2022 en France. Les pays vont « réévaluer leurs dépendances » et « réanalyser leurs empreintes de fabrication et d’assemblage ». En somme, ils devraient fabriquer plus localement, afin de ne plus être dépendants des géants tels que la Chine, et surtout du transport logistique.

Côté énergie, le dirigeant du plus gros fonds d’investissement du monde juge que le pétrole a fait son temps. « À plus long terme, je crois que les événements récents accéléreront la transition vers des sources d’énergie plus vertes dans de nombreuses régions du monde », la sécurité énergétique étant prioritaire.