Transports en commun : un bilan encourageant pour le ticket SMS



Anton Kunin
21/06/2017

Moins de 6 mois après le lancement du premier dispositif « ticket SMS » sur un réseau de transports en commun, le bilan est réjouissant. Plus de 75 000 titres ont été vendus sur la seule ville de Rouen.


Ticket SMS : autant de ventes que sur 9 distributeurs !

Fin janvier 2017, Rouen devenait la première ville de France à laisser ses administrés régler leurs trajets en transports en commun par le simple envoi d’un SMS. Moins de 6 moins plus tard, Atsukè, le fournisseur de cette solution technologique, tire un premier bilan plutôt réjouissant. Depuis le lancement du ticket SMS, 75 000 titres ont été vendus. Le mois de mars 2017 a vu un niveau de ventes particulièrement élevé : il s’est vendu autant de tickets SMS que de titres « 1 voyage » sur 9 distributeurs.

Ce dispositif a d’ailleurs permis à Transdev Rouen de remporter le prix des Battle de l'Innovation, organisés par l'Association Française de la Relation Client (AFRC), dans la catégorie grande entreprise.

Le ticket SMS, comment ça marche ?

Le dispositif, orienté en priorité vers les voyageurs occasionnels, se veut le plus simple possible : pour acheter un ticket, les voyageurs envoient un SMS sur un numéro court dédié. Le montant du titre de transport est alors débité sur la facture mobile de l'usager. En retour, il reçoit immédiatement un SMS contenant un récapitulatif de la commande. C’est ce message que le voyageur présente au contrôleur. Grâce à un smartphone connecté au serveur d’émission des billets et une application dédiée, ce dernier peut scanner rapidement les SMS sur les écrans des téléphones des voyageurs. Le client, quant à lui, peut utiliser tout type de téléphone, même un appareil de première génération, tant que celui-ci gère l’envoi et la réception de SMS.

Toutefois, seuls clients d’Orange, Bouygues Telecom et Altice (ex-SFR) peuvent bénéficier de ce service, Atsukè n’ayant pas conclu de partenariats ni avec Free, ni avec aucun MVNO (« opérateurs virtuels » ne disposant pas d’un réseau propre).