Sous-traitance : le volume des commandes augmente encore en 2017



Anton Kunin
20/03/2018

Le chiffre d'affaires de la sous-traitance progresse pour la troisième année consécutive en France (+4,73 % en 2017). Cette progression est essentiellement liée à une amélioration sensible de la conjoncture internationale, qui a permis d’accroître les exportations, apprend-t-on d’une étude réalisée par Daniel Coué, consultant pour le salon Global Industrie.


Le chiffre d’affaires des entreprises sous-traitantes a progressé de 4,76 % en 2017

Après les calamités des années 2008-2014, le chiffre d’affaires des entreprises françaises de sous-traitance ne cesse de s’accroître. En 2017, il a atteint 73,67 milliards d’euros, soit une hausse de 4,76 % par rapport à 2016. Les secteurs de sous-traitance industrielle comptent 31 054 entreprises de toutes tailles, employant 507 224 salariés (équivalent temps plein). Leurs effectifs sont en hausse de 1,6 %.

Les meilleurs scores, tant en production qu’en chiffres d’affaires, se rencontrent dans le découpage-emboutissage, les traitements des métaux, la forge, la transformation des plastiques et la sous-traitance en électronique et électrotechnique. En revanche, des secteurs comme les moules, modèles et outillages, les engrenages et sous-ensembles mécaniques, la transformation des élastomères ou le façonnage textile, s’inscrivent au-dessous de la moyenne générale. Deux métiers – la fonderie et la fabrication de ressorts et de composants en fils métalliques – sont encore en repli dans leurs activités de production.

Les effectifs des entreprises prestataires a progressé de 1,6 % en 2017

Pour l’ensemble de la sous-traitance industrielle, les prix de marché se sont légèrement accrus, en partie en raison d’une hausse des prix des matières premières depuis fin 2016. La hausse atteint globalement 0,94 %, contre une baisse de 0,14 % en 2016. « C’est une longue tendance qui s’inverse », commente Daniel Coué.

Avec la croissance, les capacités de production retrouvent en 2017 des taux d’utilisation plus satisfaisant (84 % en moyenne) et donc, la concurrence tend à s’adoucir. La hausse des effectifs, amorcée en 2015, semble s’être prolongée en 2016 et 2017, mais à un rythme qui reste faible : environ 1,3 % en 2016 et 1,6 % en 2017, inférieur, donc à celui des productions et des chiffres d’affaires. Globalement, l’avantage est toujours du côté des grandes entreprises : en France, 81,3 % des entreprises prestataires emploient moins de 20 personnes et n’assurent que 18,2 % des livraisons. En revanche, les sous-traitants comptant 20 salariés ou plus, rassemblent 78 % des effectifs et réalisent 81,8 % des chiffres d’affaires.