La BCE va stimuler l’activité économique de la zone euro



Aurélien Delacroix
07/03/2019

La Banque centrale européenne a procédé à des ajustements de sa politique monétaire en faveur d’une stimulation de l’économie en zone euro. L’activité y est actuellement en plein ralentissement.


La réplique de la BCE était attendue alors que la situation économique dans la zone euro se dégrade. L’institution de Francfort a joué de deux leviers pour stimuler l’activité ; d’une part, ne pas relever les taux directeurs qui sont au plus bas. La BCE avait indiqué qu’elle les relèverait d’ici cet été, mais finalement ils n’évolueront pas jusqu’à la fin de l’année, au moins. Rien ne dit en effet que ces taux changeront l’année prochaine, si la situation économique l’exige. L’autre dispositif d’ampleur, ce sont des prêts à taux zéro, voire rémunérés, aux banques de la zone euro qui en ont besoin.

Cette politique accommodante, c’est celle pratiquée par la BCE en 2016 et 2017, et qui a finalement permis à la zone euro de connaître une meilleure croissance. Les banques, qui s’étaient à l’époque prêté au jeu, ne devraient pas bouder cette possibilité qui met de l’huile dans les rouages du crédit. Il leur sera plus facile de prêter de l’argent aux entreprises et aux ménages, ce qui augmentera le volume des investissements ainsi que la consommation — deux piliers de la croissance.

Pour la BCE, il était urgent de réagir. La Banque centrale a en effet revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro. Elle devrait s’établir à 1,1% en 2019, et 1,6% en 2020. Loin des 1,7% prévus initialement pour chacune de ces deux années. De son côté, l’OCDE ne s’était pas montrée plus optimiste, en estimant une croissance de 0,7% seulement pour l’Allemagne (-0,9 point par rapport aux précédentes prévisions), et une récession pour l’Italie avec -0,2%.

Tags : BCE