Face à la hausse des prix de l’énergie, le « bouclier tarifaire » du gouvernement



Paolo Garoscio
01/10/2021

Les annonces de la Commission de Régulation de l’Énergie se suivaient et se ressemblaient depuis le début de l’été 2021 : les tarifs de gaz n’ont cessé de grimper. Dernière augmentation en date : celle du 1er octobre 2021, la plus élevée, à +12,6%. Une hausse des prix qui inquiète les ménages, mais aussi le gouvernement, à quelques mois de l’élection présidentielle. Ce dernier a donc déployé un « bouclier tarifaire ».


Un « bouclier tarifaire » pour contrer les hausse du gaz et de l’électricité

Pixabay/ferarcosn
Les annonces ont été faites par Jean Castex, Premier ministre, invité sur le plateau du 20H de TF1 le 30 septembre 2021 : un « bouclier tarifaire », comme il l’ appelé, va être mis en place pour limiter l’augmentation du prix de l’énergie. Les hausses, tirées par l’augmentation du pétrole en Bourse et la relance industrielle et économique, ont été nombreuses : le gaz, à lui seul, a vu son prix augmenter de plus de 50% par rapport à janvier 2021.

Les tarifs du gaz seront donc gelés durant toute la période où le « bouclier tarifaire » sera en vigueur, soit, selon les annonces du Premier ministre, jusqu’au printemps 2022. Vers avril 2022, il pourrait être levé.

Concernant l’électricité, alors qu’une augmentation de prix de 12% était attendue pour le mois de février 2022, date de la prochaine révision, celle-ci sera limitée à 4%.

Vers un conflit entre le gouvernement et les fournisseurs

Si Engie a déclaré, le 1er octobre 2021, prendre « acte » de la décision du gouvernement de geler les tarifs réglementés après la hausse de 12,6 %, donc à partir du mois d’octobre 2021, les autres fournisseurs d’énergie ne semblent pas vouloir l’accepter.

Sur BFM Business, le 1er octobre 2021, Naïma Idir, présidente de l’ANODE (Association nationale des opérateurs détaillants en énergie) dont font partie Eni ou encore TotalEnergies et Enercoop, a annoncé qu’elle répondra à la décision du gouvernement par « tous les moyens, y compris contentieux », estimant que l’exécutif a « faussé la concurrence ».