Banque de France : un bénéfice 2025 tiré par l’or
Le 24 mars 2026, la Banque de France a publié ses résultats annuels 2025 et confirmé un changement de trajectoire spectaculaire. L’institution, qui avait accusé une perte nette de 7,7 milliards d’euros en 2024, a dégagé cette fois un bénéfice net de 8,1 milliards d’euros.
Le chiffre qui domine ces résultats 2025 est sans conteste celui de la plus-value sur l’or. Dans son rapport annuel 2025, la Banque de France souligne qu’elle a enregistré près de 12,8 milliards d’euros de gains liés à la mise aux normes techniques d’une partie de ses réserves. François Villeroy de Galhau, a confirmé que « nos pertes liées à l’activité monétaire, élevées l’an dernier, se sont significativement réduites du fait de la baisse des taux et de la diminution de la taille de notre bilan. Nous avons également poursuivi la mise aux normes techniques de notre stock d’or, ce qui conduit en 2025 à une plus-value exceptionnelle. Notre résultat financier est donc au total nettement positif ». 11 milliards d’euros de cette plus-value ont été comptabilisés sur l’exercice 2025, tandis que 1,8 milliard d’euros seront enregistrés en 2026. La Banque de France a donc bénéficié d’un double soutien : un choc comptable positif sur l’or et une détente des conditions monétaires.
Le basculement est d’autant plus frappant qu’il intervient après une année 2024 extrêmement lourde. La perte nette de 7,7 milliards d’euros alors enregistrée traduisait le coût de la remontée des taux, qui avait accru la rémunération versée sur les dépôts des banques commerciales, selonReuters. En 2025, l’environnement a changé. La Tribune précise que le taux moyen de rémunération des dépôts a reculé de 3,7 % en 2024 à 2,3 % en 2025, améliorant de 10,2 milliards d’euros le revenu monétaire de l’institution.
Cette amélioration ne tient donc pas à une envolée d’activité au sens commercial du terme, comme ce serait le cas pour une banque privée, mais à la structure même du bilan d’une banque centrale. Quand les taux montent vite, certaines charges explosent. Quand ils baissent, la pression se desserre. Dans le cas de la Banque de France, cette détente a permis d’amortir les séquelles du choc de 2024 et de redonner de l’oxygène à ses comptes.
Le chiffre qui domine ces résultats 2025 est sans conteste celui de la plus-value sur l’or. Dans son rapport annuel 2025, la Banque de France souligne qu’elle a enregistré près de 12,8 milliards d’euros de gains liés à la mise aux normes techniques d’une partie de ses réserves. François Villeroy de Galhau, a confirmé que « nos pertes liées à l’activité monétaire, élevées l’an dernier, se sont significativement réduites du fait de la baisse des taux et de la diminution de la taille de notre bilan. Nous avons également poursuivi la mise aux normes techniques de notre stock d’or, ce qui conduit en 2025 à une plus-value exceptionnelle. Notre résultat financier est donc au total nettement positif ». 11 milliards d’euros de cette plus-value ont été comptabilisés sur l’exercice 2025, tandis que 1,8 milliard d’euros seront enregistrés en 2026. La Banque de France a donc bénéficié d’un double soutien : un choc comptable positif sur l’or et une détente des conditions monétaires.
Le basculement est d’autant plus frappant qu’il intervient après une année 2024 extrêmement lourde. La perte nette de 7,7 milliards d’euros alors enregistrée traduisait le coût de la remontée des taux, qui avait accru la rémunération versée sur les dépôts des banques commerciales, selonReuters. En 2025, l’environnement a changé. La Tribune précise que le taux moyen de rémunération des dépôts a reculé de 3,7 % en 2024 à 2,3 % en 2025, améliorant de 10,2 milliards d’euros le revenu monétaire de l’institution.
Cette amélioration ne tient donc pas à une envolée d’activité au sens commercial du terme, comme ce serait le cas pour une banque privée, mais à la structure même du bilan d’une banque centrale. Quand les taux montent vite, certaines charges explosent. Quand ils baissent, la pression se desserre. Dans le cas de la Banque de France, cette détente a permis d’amortir les séquelles du choc de 2024 et de redonner de l’oxygène à ses comptes.
L’opération qui change tout
Le grand moteur du bénéfice 2025 est l’opération menée sur les réserves d’or détenues à New York. La Banque de France a vendu 129 tonnes d’or, soit environ 5 % des réserves françaises, avant de racheter des lingots conformes aux standards internationaux entre juillet 2025 et janvier 2026. Le stock total n’a pas diminué : il est resté stable à environ 2 437 tonnes.
La Banque de France n’a pas “vendu son or” au sens où elle aurait réduit sa réserve stratégique. Elle a procédé à une opération de remplacement sur une partie du stock. L’intérêt comptable de la transaction vient de l’écart entre le prix historique d’achat et le cours actuel de l’or, beaucoup plus élevé. Cette différence a permis de faire émerger un gain de 11 milliards d’euros sur l’exercice 2025.
La Tribune ajoute qu’entre juillet 2025 et janvier 2026, 26 opérations ont été nécessaires pour mener à bien ce chantier. Le mouvement découle d’un audit interne réalisé en 2024 qui recommandait de finaliser la mise aux normes du stock d’or encore conservé à New York. Une partie du travail reste à accomplir : selon Reuters, la Banque de France dispose encore de 134 tonnes d’or, principalement des lingots anciens et des pièces conservés à Paris, qu’elle entend mettre aux normes d’ici 2028.
La Banque de France n’a pas “vendu son or” au sens où elle aurait réduit sa réserve stratégique. Elle a procédé à une opération de remplacement sur une partie du stock. L’intérêt comptable de la transaction vient de l’écart entre le prix historique d’achat et le cours actuel de l’or, beaucoup plus élevé. Cette différence a permis de faire émerger un gain de 11 milliards d’euros sur l’exercice 2025.
La Tribune ajoute qu’entre juillet 2025 et janvier 2026, 26 opérations ont été nécessaires pour mener à bien ce chantier. Le mouvement découle d’un audit interne réalisé en 2024 qui recommandait de finaliser la mise aux normes du stock d’or encore conservé à New York. Une partie du travail reste à accomplir : selon Reuters, la Banque de France dispose encore de 134 tonnes d’or, principalement des lingots anciens et des pièces conservés à Paris, qu’elle entend mettre aux normes d’ici 2028.