ArcelorMittal modernise son site de Dunkerque avec un investissement massif
Le 10 février 2026, en présence d’Emmanuel Macron, ArcelorMittal a confirmé le lancement d’un four électrique sur son site de Dunkerque. Pour le groupe sidérurgique, cet investissement stratégique marque un tournant économique autant qu’industriel, dans un contexte de concurrence mondiale accrue et de pression croissante sur les coûts de production de l’acier en Europe.
ArcelorMittal engage donc 1,3 milliard d’euros dans la construction d’un four électrique sur son site de Dunkerque. Cet équipement industriel de nouvelle génération doit remplacer l’un des deux hauts fourneaux actuellement en activité. ArcelorMittal modernise son outil de production tout en adaptant son modèle industriel aux contraintes économiques et environnementales européennes. Le futur four affichera une capacité de production d’environ deux millions de tonnes d’acier par an, un volume significatif à l’échelle du marché européen.
Ce projet intervient après plusieurs années d’incertitudes. ArcelorMittal avait mis en pause ses investissements à Dunkerque, invoquant la dégradation du marché de l’acier, la flambée des coûts énergétiques et la concurrence des importations extra-européennes. Le groupe avait conditionné la relance du projet à trois éléments clés : un accès à une électricité compétitive, un cadre européen de protection du marché et une visibilité réglementaire accrue. La confirmation du projet traduit donc un arbitrage économique favorable, dans un environnement jugé plus sécurisant pour l’industriel.
ArcelorMittal engage donc 1,3 milliard d’euros dans la construction d’un four électrique sur son site de Dunkerque. Cet équipement industriel de nouvelle génération doit remplacer l’un des deux hauts fourneaux actuellement en activité. ArcelorMittal modernise son outil de production tout en adaptant son modèle industriel aux contraintes économiques et environnementales européennes. Le futur four affichera une capacité de production d’environ deux millions de tonnes d’acier par an, un volume significatif à l’échelle du marché européen.
Ce projet intervient après plusieurs années d’incertitudes. ArcelorMittal avait mis en pause ses investissements à Dunkerque, invoquant la dégradation du marché de l’acier, la flambée des coûts énergétiques et la concurrence des importations extra-européennes. Le groupe avait conditionné la relance du projet à trois éléments clés : un accès à une électricité compétitive, un cadre européen de protection du marché et une visibilité réglementaire accrue. La confirmation du projet traduit donc un arbitrage économique favorable, dans un environnement jugé plus sécurisant pour l’industriel.
Certificats d’économie d’énergie et un contrat d’approvisionnement électrique à long terme avec EDF
La présence d’Emmanuel Macron à Dunkerque lors de l’annonce souligne la dimension politique et industrielle du projet. Le chef de l’État a salué un investissement « déterminant pour l’avenir de la sidérurgie française ». Dans un contexte de réindustrialisation affichée, le site de Dunkerque, qui emploie plusieurs milliers de salariés, constitue un pilier stratégique. Le maintien et la transformation de cet outil industriel apparaissent ainsi comme un enjeu économique autant que social.
Le montage financier du projet reflète cette mobilisation collective. Environ 50% de l’investissement sera financé via le mécanisme des certificats d’économie d’énergie, un dispositif reposant sur les fournisseurs d’énergie. ArcelorMittal financera le solde sur fonds propres. Par ailleurs, le groupe a sécurisé un contrat d’approvisionnement électrique à long terme avec EDF, garantissant un prix de l’électricité jugé compatible avec la compétitivité du site. Ce point est central pour une industrie électro-intensive confrontée à une forte volatilité des coûts énergétiques.
Le montage financier du projet reflète cette mobilisation collective. Environ 50% de l’investissement sera financé via le mécanisme des certificats d’économie d’énergie, un dispositif reposant sur les fournisseurs d’énergie. ArcelorMittal financera le solde sur fonds propres. Par ailleurs, le groupe a sécurisé un contrat d’approvisionnement électrique à long terme avec EDF, garantissant un prix de l’électricité jugé compatible avec la compétitivité du site. Ce point est central pour une industrie électro-intensive confrontée à une forte volatilité des coûts énergétiques.
Un pari industriel sur l’avenir de l’acier
Sur le plan industriel, le choix du four électrique traduit une évolution stratégique d’ArcelorMittal. Initialement, le groupe avait envisagé un projet plus large, incluant une unité de réduction directe du minerai de fer à l’hydrogène. Toutefois, ce scénario a été abandonné en raison du coût encore élevé de l’hydrogène décarboné et de l’absence de modèle économique viable à court terme. Le projet retenu privilégie ainsi une technologie éprouvée, reposant largement sur l’acier recyclé.
D’un point de vue économique, l’enjeu est aussi celui de la compétitivité européenne. ArcelorMittal a rappelé que la transformation de ses hauts fourneaux dépend étroitement du cadre réglementaire européen, notamment du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Dans cette perspective, le site de Dunkerque devient un test industriel à grande échelle : il doit démontrer qu’une sidérurgie modernisée, moins émettrice et électrifiée peut rester compétitive face aux producteurs asiatiques ou américains. Pour ArcelorMittal, cet investissement apparaît ainsi comme un pari industriel sur l’avenir de l’acier produit en Europe.
D’un point de vue économique, l’enjeu est aussi celui de la compétitivité européenne. ArcelorMittal a rappelé que la transformation de ses hauts fourneaux dépend étroitement du cadre réglementaire européen, notamment du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Dans cette perspective, le site de Dunkerque devient un test industriel à grande échelle : il doit démontrer qu’une sidérurgie modernisée, moins émettrice et électrifiée peut rester compétitive face aux producteurs asiatiques ou américains. Pour ArcelorMittal, cet investissement apparaît ainsi comme un pari industriel sur l’avenir de l’acier produit en Europe.