Apple ne veut pas abandonner son port Lightning



Aurélie GIRAUD
24/01/2020

Les chargeurs USB, c’est tout un business… surtout pour la marque à la Pomme, Apple, qui détient un port propriétaire unique, le Lightning. Les autres appareils, en particulier les smartphones android, utilisent des ports micro-USB ou USB-C, ce dernier étant en train de supplanter le micro-USB qui commence à dater. L’Union Européenne aimerait tout standardiser, et Apple n’est forcément pas très contente.


Un seul port standard pour tous les appareils électroniques

Pixabay/JESHOOTS-com
Le sujet de la standardisation des ports permettant de recharger les appareils électroniques est dans les dossiers de l’Union européenne depuis plusieurs années : en 2009, déjà, il était question d’imposer une réglementation de ce type, mais elle n’a toujours pas vu le jour. En 2020, il semblerait que la Commission européenne se soit à nouveau emparée du sujet.

En l’occurrence, elle voudrait imposer le port USB-C, dernier-né des ports USB, à l’ensemble des appareils électroniques. Ce port est en pleine expansion et se retrouve sur tous les derniers modèles. Seule une entreprise semble faire de la résistance : Apple. Cette dernière n’aurait en effet aucun intérêt à ce qu’une réglementation européenne fixant un standard soit adoptée.

Ne pas perdre un marché important

Apple a donc réagit à la question du port USB unique en Europe estimant que « une harmonisation des chargeurs de smartphones freinerait l’innovation au lieu de l’encourager » et avançant l’hypothèse d’une quantité gigantesque de déchets électroniques.

Mais il est évident qu’Apple ne veut surtout pas céder un marché important à la concurrence : celui des chargeurs. Si les utilisateurs d’Android peuvent opter pour des chargeurs tiers, certains ne coûtant que quelques euros, les utilisateurs d’Apple ne peuvent pas en faire autant, le port Lightning étant propriétaire. S’il existe des chargeurs théoriquement compatibles avec les appareils Apple, ce dernier gagne malgré tout énormément d’argent avec la vente de chargeurs et autres câbles dont le coût de production est très faible mais qu’il peut facturer le prix fort.