33.189 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2020



Anton Kunin
30/03/2021

Si la crise économique qui dure depuis un an a eu pour effet la destruction de nombreux emplois, cela est également vrai pour les emplois de dirigeants. En 2020, 33.189 d’entre eux se sont retrouvés sans activité, révèle le cabinet Altares.


1 suppression d’emploi de dirigeant sur 2 l’a été dans la construction et le commerce

Si on a tendance à penser avant tout aux suppressions d’emplois des salariés, pour les chefs d’entreprise, la cessation d’activité de leur entreprise équivaut à se retrouver sans activité. En 2020, cela a été le cas de 33.189 d’entre eux, nous apprend le cabinet Altares. Les secteurs où les suppressions d’emplois de dirigeants ont été les plus massives sont la construction (7.179) et le commerce (7.056). À eux seuls, ces deux secteurs représentent près de la moitié des pertes d’emploi d’entrepreneurs. Dans les domaines de l’hébergement, de la restauration (qui concentre plus de 3/4 des chefs d’entreprise impactés) et du débit de boissons, 4.377 dirigeants ont perdu leur emploi en 2020.

A contrario, mesures gouvernementales aidant, dans les secteurs « protégés », les suppressions d’emplois de dirigeants ont été limitées. Les secteurs où les baisses ont été les plus faibles sont les commerces d’habillement et les commerces alimentaires.

Plus l’entreprise est petite, mieux elle résiste

Les entreprises qui ont vu la suppression d’emplois de dirigeants ont surtout été celles comptant plus de 5 salariés. Dans les très petites structures, en revanche, le phénomène a été marginal. Selon les spécialistes d’Altares, il s’agit généralement d’entreprises récentes qui ont su s’adapter à la crise grâce à une transformation rapide pour s’adapter au contexte (notamment transformation digitale et télétravail).

S’agissant de la distribution géographique, la moitié des emplois de dirigeants supprimés en France l’ont été dans les régions Île-de-France (23,9%), Auvergne-Rhône-Alpes (10,8%) et PACA (10,7%). Quant aux régions les moins impactées, ce sont le Grand Est, l’Auvergne-Rhône-Alpes et le Centre-Val de Loire.