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  <title>Carnets de l'Economie</title>
  <description><![CDATA[Tout l'univers du décideur, pour vivre dans un monde d'opportunités]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-15T09:27:49+02:00</dc:date>
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   <title>Livret A : décollecte nette en mars 2026, la baisse de taux en cause</title>
   <pubDate>Wed, 22 Apr 2026 08:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'épargne réglementée française traverse une crise majeure avec une décollecte record de 490 millions d'euros sur le Livret A en mars 2026. La chute du taux à 1,5% pousse les Français vers des alternatives plus rémunératrices comme l'assurance vie.     <div><b>L'épargne réglementée française traverse une crise sans précédent</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/96190100-67105628.jpg?v=1776847646" alt="Livret A : décollecte nette en mars 2026, la baisse de taux en cause" title="Livret A : décollecte nette en mars 2026, la baisse de taux en cause" />
     </div>
     <div>
      L'<strong>épargne</strong>&nbsp;réglementée française connaît un bouleversement majeur. En mars 2026, le Livret A a enregistré sa plus forte décollecte depuis 2009, avec 490 millions d'euros de retraits nets, selon les données publiées par la Caisse des dépôts.<strong> Cette désaffection historique s'explique principalement par la chute drastique du taux de rémunération, ramené à 1,5% en février dernier.</strong> <br />   <br />  Cette situation inédite témoigne d'un changement profond dans les comportements d'<strong>épargne</strong>&nbsp;des Français, qui délaissent massivement les produits réglementés traditionnels au profit d'alternatives plus rémunératrices. Le phénomène s'inscrit dans un contexte économique complexe, marqué par la résurgence de l'inflation et les tensions géopolitiques liées au conflit au Moyen-Orient.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Décollecte massive sur l'ensemble des livrets réglementés</b></div>
     <div>
      Les chiffres communiqués par la Caisse des dépôts révèlent l'ampleur de la crise que traverse l'épargne réglementée. Le Livret A, placement emblématique de l'<strong>épargne</strong>&nbsp;populaire française, a subi une hémorragie de capitaux sans équivalent depuis la crise financière de 2009. <strong>Avec ses 58 millions de détenteurs, ce placement a vu son encours diminuer de 3,1 milliards d'euros depuis le début de l'année, pour s'établir à 446,5 milliards d'euros.</strong> <br />    Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), jumeau du Livret A en matière de rémunération, peine également à séduire.&nbsp;<a class="link" href="https://wordpress-publisher-1.preview.emergentagent.com/%22https://www.lefigaro.fr/conjoncture/plombe-par-son-taux-le-livret-a-connait-son-pire-mois-de-mars-20260422/%22">Selon Le Figaro</a>, ce produit fait du "quasi surplace" avec seulement 80 millions d'euros de collecte nette en mars, maintenant son encours à 165,3 milliards d'euros. <br />    Plus surprenant encore, le Livret d'épargne populaire (LEP), pourtant mieux rémunéré à 2,5%, n'échappe pas à la tendance baissière. Ce produit destiné aux ménages modestes a enregistré une décollecte de 120 millions d'euros en mars, illustrant la méfiance généralisée des épargnants envers l'ensemble de l'épargne réglementée. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'effondrement du taux d'intérêt, catalyseur de la désaffection</b></div>
     <div>
      La chute vertigineuse du taux de rémunération constitue le facteur déclenchant de cette crise de l'épargne réglementée.<strong> En l'espace d'une année, le taux du Livret A et du LDDS a été divisé par deux, passant de 3% en janvier 2025 à 1,5% aujourd'hui. </strong>Cette baisse drastique résulte de l'application mécanique de la formule de calcul, qui prend en compte l'évolution des taux courts de la Banque centrale européenne et de l'inflation. <br />    Antoine Saintoyant, directeur adjoint de la Caisse des dépôts, avait anticipé cette évolution début avril, déclarant s'attendre à une remontée du taux d'ici la fin de l'année. Néanmoins, cette perspective reste insuffisante pour rassurer les épargnants, qui se tournent massivement vers des alternatives plus attractives. <br />    La concurrence de l'assurance vie s'avère particulièrement redoutable.&nbsp;<a class="link" href="https://wordpress-publisher-1.preview.emergentagent.com/%22https://www.leparisien.fr/economie/le-livret-a-plombe-par-son-taux-connait-son-pire-mois-de-mars-depuis-2009-22-04-2026-M45YRBXT55DS5OJ4QLQ4YCWCAQ.php/%22">D'après Le Parisien</a>, les fonds euros affichent désormais un rendement moyen de 2,65%, selon l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), soit un différentiel de plus d'un point par rapport au Livret A. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Dette française : l’émission du 2 avril 2026 marque un net retour du coût de l’argent</title>
   <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 08:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Trésor français a levé 12,5 milliards d’euros le 2 avril 2026 sur des maturités allant de 2034 à 2048. L’opération a été correctement absorbée par le marché, mais à des taux sensiblement plus élevés que lors des adjudications comparables précédentes. Pour l’État, le message est clair : l’accès au financement reste fluide, mais le prix à payer remonte nettement.     <div><b>12,5 milliards d’euros de dette levés début avril 2026</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/95804044-66899828.jpg?v=1775198687" alt="Dette française : l’émission du 2 avril 2026 marque un net retour du coût de l’argent" title="Dette française : l’émission du 2 avril 2026 marque un net retour du coût de l’argent" />
     </div>
     <div>
      Le 2 avril 2026, l’Agence France Trésor a adjugé quatre lignes d’OAT long terme : les souches arrivant à échéance en novembre 2034, novembre 2035, juin 2044 et mai 2048. <strong>Le montant total émis a atteint 12,5 milliards d’euros, dans le haut de la fourchette annoncée de 10,5 à 12,5 milliards. Le règlement a été fixé au 8 avril.&nbsp;</strong> <br />   <br />  Dans le détail, le Trésor a levé 3,246 milliards d’euros sur l’OAT 2034, 6,185 milliards sur l’OAT 2035, 1,721 milliard sur l’OAT 2044 et 1,348 milliard sur l’OAT 2048. La demande a dépassé l’offre sur chaque ligne, avec 7,275 milliards d’euros demandés sur la 2034, 11,644 milliards sur la 2035, 4,131 milliards sur la 2044 et 2,995 milliards sur la 2048. Les taux de couverture se sont ainsi établis entre 1,88 et 2,40. Cela traduit un marché encore acheteur, sans tension de placement apparente.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des taux jamais vus depuis 2011</b></div>
     <div>
      Le point marquant de cette <a class="link" href="https://www.aft.gouv.fr/fr/dernieres-adjudications" rel="nofollow" target="_blank">adjudication</a> reste cependant le niveau des rendements. <strong>Le taux moyen pondéré est ressorti à 3,61 % sur l’OAT 2034, 3,73 % sur l’OAT 2035, 4,24 % sur l’OAT 2044 et 4,35 % sur l’OAT 2048. </strong>La hiérarchie est classique : plus l’échéance est longue, plus le rendement exigé par les investisseurs est élevé. Mais le niveau absolu des taux illustre surtout le changement de régime intervenu depuis la période de taux quasi nuls. Plus encore : c’est un niveau inédit depuis novembre 2011, en pleine crise économique mondiale. <br />   <br />  Cette tension se lit aussi dans le TEC 10, l’indice de référence publié par l’Agence France Trésor pour la dette d’État à dix ans. Il s’est établi à 3,78 % le 2 avril, contre 3,69 % la veille. En d’autres termes, l’adjudication s’inscrit dans un mouvement de marché plus large : la hausse ne concerne pas seulement une opération ponctuelle, mais l’ensemble du coût de financement de l’État sur les maturités longues.&nbsp; <br />   <br />  Pour un émetteur souverain, ce niveau n’empêche pas l’émission. Il modifie en revanche la facture future<strong>. Quand un État refinance des volumes importants à des rendements supérieurs à 3,5 % sur dix ans et à plus de 4 % sur vingt ans ou au-delà, le coût moyen de la dette remonte progressivement, au fur et à mesure des refinancements.</strong> L’enjeu est moins celui d’un incident de marché que celui d’une normalisation plus coûteuse.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une émission réussie, mais plus chère que les précédentes</b></div>
     <div>
      Le caractère plus onéreux de l’opération apparaît lorsqu’on la compare aux émissions comparables précédentes. Selon le compte rendu repris par Agefi-Dow Jones, les taux servis le 2 avril sont supérieurs à ceux observés lors d’adjudications antérieures sur des lignes proches, avec des références mentionnées à 3,40 %, 3,39 %, 4,03 % et 2,44 %. La hausse est donc visible sur l’ensemble des maturités examinées, et particulièrement nette sur le papier le plus long.&nbsp; <br />   <br />  Cela ne signifie pas que le Trésor se trouve en difficulté. Les investisseurs restent présents, et l’émission a été absorbée dans de bonnes conditions opérationnelles. En revanche, le marché demande désormais une rémunération plus élevée pour porter la signature française dans la durée.<strong> Le fait que l’OAT 2048 ait été placée à 4,35 % est, à cet égard, un signal fort : la prime exigée sur le très long terme se renforce.&nbsp;</strong> <br />   <br />  Cette adjudication montre d’abord que la France reste un émetteur liquide, capable de lever rapidement plusieurs milliards d’euros sur des maturités longues. C’est le premier enseignement. Le second est plus important encore : cette capacité de financement s’exerce désormais dans un environnement de taux durablement plus élevé qu’au cours de la décennie précédente.&nbsp; <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/imagette/95804044-66899828.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Dette-francaise-l-emission-du-2-avril-2026-marque-un-net-retour-du-cout-de-l-argent_a3065.html</link>
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   <title>Dette américaine : un niveau inédit dépassé</title>
   <pubDate>Wed, 13 Aug 2025 13:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les États‑Unis ont franchi un seuil historique : au début août 2025, la dette nationale brute a dépassé les 37 000 milliards de dollars pour la première fois.     <div><b>Les Etats-Unis ont désormais 37.000 milliards de dette</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/90472142-63793692.jpg?v=1755085511" alt="Dette américaine : un niveau inédit dépassé" title="Dette américaine : un niveau inédit dépassé" />
     </div>
     <div>
      <strong>Selon les données récentes, le total gross national debt s’établissait à 36,93 trillions au 5 août, dont 29,60 trillions détenus par le public et 7,33 trillions en dette intergouvernementale</strong>, souligne le Senat américain. <br />   <br />  Sur le plan macroéconomique, cette dette équivaut à environ 124 % du PIB à la fin de 2024, la proportion la plus élevée en haute période d’après‑guerre. Cette évolution traduit une trajectoire où la dette croît plus rapidement que la croissance économique, rendant la charge financière de l’État de plus en plus pesante et problématique pour la durabilité budgétaire. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Charge d’intérêts et déficit : un poids croissant pour le budget fédéral</b></div>
     <div>
      L’accélération du service de la dette se traduit par une hausse des taux d’intérêt moyens : ceux-ci ont grimpé à 3,352 % en juillet 2025, soit plus du double par rapport à janvier 2022 — niveau le plus élevé depuis la Grande Récession, selon <a class="link" href="https://www.pewresearch.org/short-reads/2025/08/12/key-facts-about-the-us-national-debt/" rel="nofollow" target="_blank">Pew Research Center.</a> <br />   <br />  Par ailleurs, l’accroissement du déficit budgétaire persiste : en juillet, malgré une montée spectaculaire (+273 %) des recettes douanières, notamment via l’imposition sur les importations, le déficit a augmenté de 20 % en glissement annuel.<strong> Autre élément structurel, les intérêts de la dette constituent désormais une part significative des dépenses fédérales — estimés à environ 13 % du total des dépenses en 2024, dépassant même les dépenses militaires. </strong>Au-delà du volume, c’est bien la combinaison dette élevée, taux d’intérêt en hausse et déficit persistant qui pèse sur le budget et fragilise la marge d’action économique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Rendements obligataires et perspectives : tensions sur les marchés à venir</b></div>
     <div>
      Sur les marchés obligataires, les anticipations évoluent face à des incertitudes macroéconomiques et financières. <strong>Un récent sondage de presque 50 stratégistes obligataires prévoit une hausse modeste des rendements à long terme (notamment taux à 10 ans passant de 4,27 % à 4,30 %), tandis que les rendements à court terme pourraient baisser (2 ans à 3,60 %, puis 3,50 % dans un an), selon <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/poll-tariff-inflation-worry-debt-deluge-prop-up-longer-term-us-treasury-yields-2025-08-11/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a>. Cette configuration produit une courbe des taux plus pentue (environ 80 points de base d’écart).</strong> <br />   <br />  Parallèlement, les indices d’inflation contenus renforcent les attentes d’une possible réduction des taux directeurs par la Fed dès septembre 2025. Selon l’outil FedWatch du CME Group, la probabilité d’une baisse des taux a augmenté significativement des jours précédant la réunion de politique monétaire, portée par une inflation maîtrisée et un léger fléchissement du marché du travail. <br />   <br />  <strong>L'évolution récente de la dette américaine — désormais au-delà de 37 000 milliards de dollars et représentant près de 124 % du PIB — illustre une fragilité croissante du cadre budgétaire. </strong>Les coûts d’emprunt s’alourdissent, le déficit reste élevé malgré une envolée des recettes douanières, et les marchés évaluent désormais le risque d’un futur apaisement via une politique monétaire plus accommodante. <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Dette-americaine-un-niveau-inedit-depasse_a2964.html</link>
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   <title>Marché de l’emploi : un taux de chômage stabilisé à 7,5 % au deuxième trimestre 2025, mais des tensions persistent</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2025 10:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La publication de l’Insee ce 8 août 2025, dans sa note Informations Rapides n°198, confirme un taux de chômage stable à 7,5 % entre avril et juin, selon les critères du Bureau international du travail (BIT). Derrière cette apparente constance, des frictions sous-jacentes touchent plus durement certaines franges de la population active, notamment les 25-49 ans, catégorie pivot du tissu entrepreneurial français.     <div><b>Chômage : une stabilisation trompeuse dans un climat économique incertain</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/90386583-63751565.jpg?v=1754642956" alt="Marché de l’emploi : un taux de chômage stabilisé à 7,5 % au deuxième trimestre 2025, mais des tensions persistent" title="Marché de l’emploi : un taux de chômage stabilisé à 7,5 % au deuxième trimestre 2025, mais des tensions persistent" />
     </div>
     <div>
      Avec 2,3 millions d’actifs sans emploi, le chômage reste ancré à son niveau du premier trimestre 2025, poursuivant une phase d’atterrissage amorcée fin 2024. <strong>Sur une base annuelle, on observe une progression marginale de 0,1 point, signal faible mais significatif dans un contexte de ralentissement de la croissance et de risques commerciaux internationaux.</strong> <br />   <br />  Ce maintien à 7,5 % reste cependant inférieur de 0,5 point au niveau pré-Covid (fin 2019), preuve que les ajustements structurels post-pandémiques ont porté leurs fruits en matière de maintien dans l’emploi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des signaux d’alerte au cœur du marché du travail</b></div>
     <div>
      Pour les entreprises, c’est le comportement du noyau dur des actifs qui interpelle. Le taux de chômage des 25-49 ans s’établit à 6,9 %, en hausse de 0,2 point sur le trimestre, traduisant une forme de tension sur les recrutements, y compris dans les métiers historiquement porteurs. <br />   <br />  En parallèle :  <ul>  	<li class="list"><strong>&nbsp; &nbsp; Les jeunes (15-24 ans), bien que toujours les plus touchés, voient leur situation légèrement s’améliorer : 19 % de chômage (-0,2 point). Une amélioration en trompe-l’œil, car le niveau reste 1,2 point supérieur à celui de l’an dernier.</strong></li>  	<li class="list">&nbsp; &nbsp; Les seniors (50 ans et plus) conservent un taux stable à 4,8 %, niveau historiquement bas.</li>  	<li class="list">&nbsp; &nbsp; Du côté du genre, le chômage des femmes est stable à 7,3 %, tandis que celui des hommes grimpe à 7,7 %, confirmant un reflux différencié selon les secteurs d’activité.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un taux d’emploi record pour la France</b></div>
     <div>
      Malgré ces tensions, l’un des indicateurs les plus suivis par les employeurs reste orienté positivement : le taux d’emploi atteint 69,6 %, soit son plus haut niveau depuis 1975. Cette dynamique, en progression constante depuis trois trimestres, témoigne de la résilience du marché du travail français. Parallèlement, l’amélioration du halo autour du chômage mérite d’être soulignée. Ce groupe marginalisé du marché du travail — constitué de personnes souhaitant travailler mais non considérées comme chômeuses — recule à 1,9 million de personnes, soit 4,4 % des 15-64 ans, en baisse de 0,2 point sur un an. <br />   <br />  Le taux de sous-emploi, en baisse à 4,5 %, marque une légère amélioration du taux d’utilisation de la main-d’œuvre. Cependant, une part importante du temps partiel reste subi, en particulier dans les secteurs à dominante féminine et tertiaire. Ce point reste crucial pour les entreprises de services, confrontées à des enjeux de fidélisation des salariés et de montée en compétence des profils précaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Marche-de-l-emploi-un-taux-de-chomage-stabilise-a-75-au-deuxieme-trimestre-2025-mais-des-tensions-persistent_a2962.html</link>
  </item>

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   <title>BCE : une baisse de taux de plus, mais pourquoi ?</title>
   <pubDate>Fri, 31 Jan 2025 07:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Banque centrale européenne a tranché. Lors de sa réunion du 30 janvier 2025, l’institution monétaire de Francfort a annoncé une nouvelle réduction de ses taux directeurs, ramenant son principal taux de dépôt à 2,75 %, contre 3 % précédemment. C’est la cinquième baisse consécutive depuis juin 2024, et elle témoigne d’une volonté assumée d’accompagner la désinflation tout en relançant une économie européenne qui peine à retrouver un souffle.     <div><b>BCE : un cycle d’assouplissement engagé, mais sous conditions</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/86066601-61270888.jpg?v=1738308281" alt="BCE : une baisse de taux de plus, mais pourquoi ?" title="BCE : une baisse de taux de plus, mais pourquoi ?" />
     </div>
     <div>
      L’orientation prise par la BCE depuis mi-2024 tranche avec la politique menée au cours des deux années précédentes. Après avoir relevé ses taux de manière agressive entre 2022 et 2023 pour lutter contre une inflation galopante, l’institution a amorcé un virage à partir de juin 2024, initiant un cycle progressif de baisse des taux. <strong>Le taux de dépôt, qui avait atteint un pic de 4 %, a depuis été réduit de 125 points de base, un mouvement étalé sur plusieurs décisions successives afin d’éviter tout choc sur les marchés financiers.</strong> <br />   <br />  L’argument central avancé par la BCE repose sur la stabilisation des prix à la consommation. Alors que l’inflation avait dépassé 10 % en 2022, portée par la crise énergétique et les déséquilibres post-pandémiques, <strong>elle a progressivement ralenti pour revenir à 2,4 % en décembre 2024, après 2 % en octobre. </strong>L’objectif de ramener l’inflation à 2 % de manière durable semble donc atteignable, bien que des risques persistent. <br />   <br />  Toutefois, cette stratégie d’assouplissement ne repose pas uniquement sur la question des prix. La croissance en zone euro affiche des signes inquiétants, notamment en France et en Allemagne, où l’activité économique peine à redémarrer. L’indicateur du PIB européen est resté quasi stable sur le dernier trimestre de 2024, tandis que plusieurs secteurs industriels enregistrent des performances en demi-teinte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une politique monétaire divergente avec la Réserve fédérale</b></div>
     <div>
      Alors que la BCE engage une politique plus accommodante, la Réserve fédérale américaine suit une trajectoire différente. Lors de sa dernière réunion,<strong> la Fed a décidé de maintenir ses taux dans une fourchette de 4,25 % à 4,50 %, invoquant des incertitudes sur l’évolution des prix aux États-Unis.</strong> <br />   <br />  L’autre facteur qui complique la tâche de la BCE réside dans les tensions commerciales internationales. Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche et l’annonce de nouvelles politiques protectionnistes, l’Europe pourrait être confrontée à des turbulences économiques. L’éventualité d’une hausse des droits de douane américains sur les produits européens inquiète les exportateurs, ce qui pourrait limiter les effets bénéfiques attendus d’un coût du crédit plus bas.rajectoire.
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     <div><b>Un atterrissage progressif vers un taux neutre ?</b></div>
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      L’un des débats majeurs au sein de la BCE concerne la destination finale de ce cycle de baisses de taux. <strong>Plusieurs membres du conseil des gouverneurs estiment qu’un taux de dépôt proche de 2 % constituerait un point d’équilibre, où la politique monétaire ne freinerait plus la croissance tout en évitant une stimulation excessive de l’inflation.</strong> Ce niveau pourrait être atteint d’ici l’été 2025, à condition que les conditions macroéconomiques continuent de se stabiliser. <br />   <br />  Toutefois, la situation reste incertaine, et la BCE devra surveiller plusieurs paramètres avant de poursuivre dans cette voie. La prochaine réunion du 6 mars 2025 sera particulièrement scrutée. Les anticipations du marché tablent déjà sur une nouvelle baisse de 0,25 point, mais toute accélération de l’inflation ou montée des tensions économiques pourrait contraindre Francfort à ajuster sa trajectoire.
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