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  <title>Carnets de l'Economie</title>
  <description><![CDATA[Tout l'univers du décideur, pour vivre dans un monde d'opportunités]]></description>
  <link>https://www.carnetsdeleconomie.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-23T05:34:11+02:00</dc:date>
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   <title>Sanctions américaines : Washington cible le pétrole russe</title>
   <pubDate>Fri, 24 Oct 2025 10:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les sanctions américaines annoncées le 22 octobre 2025 contre les entreprises pétrolières russes marquent une inflexion majeure dans la politique économique de Washington. En visant Rosneft et Lukoil, les États-Unis choisissent d’agir sur le levier industriel et commercial de la Russie, au cœur de la guerre en Ukraine.     <div><b>Une mesure ciblée sur l’industrie pétrolière russe</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/92024626-64593165.jpg?v=1761294987" alt="Sanctions américaines : Washington cible le pétrole russe" title="Sanctions américaines : Washington cible le pétrole russe" />
     </div>
     <div>
      Le département du Trésor américain a confirmé, le 22 octobre 2025, une série de sanctions financières et commerciales. Cette décision, motivée par la poursuite du conflit en Ukraine, s’inscrit dans une logique d’endiguement économique de la Russie. Elle vise à restreindre ses capacités d’exportation d’énergie et à perturber les chaînes de valeur industrielles liées au pétrole. <br />   <br />  Les nouvelles sanctions américaines concernent directement Rosneft et Lukoil, acteurs essentiels de la production et de l’exportation d’hydrocarbures russes. <strong>Selon le <a class="link" href="https://home.treasury.gov/news/press-releases/sb0290" rel="nofollow" target="_blank">communiqué</a> du département du Trésor, les mesures incluent le gel des avoirs aux États-Unis, l’interdiction de transactions en dollars et l’inscription sur la liste noire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC). Trente-quatre filiales opérant dans le raffinage, le transport et le négoce sont également visées.</strong> <br />   <br />  Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a justifié cette décision en déclarant : <strong>« Compte tenu du refus du président Poutine de mettre fin à cette guerre insensée, le Trésor sanctionne les deux plus grandes compagnies pétrolières russes qui financent la machine de guerre du Kremlin ».</strong> <br />   <br />  Ces sanctions s’appuient sur l’ordonnance exécutive 14024, qui autorise le gouvernement américain à bloquer les entités opérant dans le secteur de l’énergie de la Fédération de Russie. Elles visent à restreindre la capacité de Moscou à convertir ses recettes d’exportation en devises fortes et <strong>à freiner l’approvisionnement de son complexe militaro-industriel.</strong> <br />   <br />  En janvier 2025 déjà, Washington avait sanctionné plus de 180 navires utilisés pour le transport du brut, plusieurs traders et compagnies d’assurance. Le dispositif actuel prolonge et approfondit cette stratégie. Les acteurs privés ont été avertis qu’ils risquaient des mesures secondaires s’ils poursuivaient leurs activités avec les entités concernées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une offensive à portée géo-économique et industrielle</b></div>
     <div>
      Les sanctions américaines interviennent dans un contexte où la Russie demeure l’un des premiers fournisseurs mondiaux de pétrole brut, représentant environ 10 % de la production globale. Rosneft et Lukoil assurent, à elles seules, près de la moitié de cette production. En les ciblant, Washington agit sur le principal levier économique du Kremlin. <br />   <br />  Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), <strong>les recettes d’exportation russes issues du pétrole et des produits raffinés ont atteint 13,35 milliards USD en septembre 2025, contre 13,58 milliards USD en août, confirmant une tendance à la baisse. </strong>Ce recul s’explique par la multiplication des sanctions et le retrait progressif de certains acheteurs européens. <br />   <br />  En parallèle, le rabais du brut russe Urals par rapport au Brent a atteint 5,13 USD le baril en septembre, soit une hausse de 39 % sur un mois. Cette décote illustre la difficulté croissante pour la Russie d’écouler son pétrole dans des conditions de marché normales. <br />   <br />  La logique américaine est claire : <strong>créer un effet de raréfaction des débouchés pour la Russie tout en consolidant les filières énergétiques alternatives, notamment nord-américaines et moyen-orientales.</strong> Washington cherche ainsi à redéfinir la géographie du commerce mondial de l’énergie, en transférant le centre de gravité vers ses alliés. <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>La fin du gaz russe : un choc asymétrique pour les économies européennes</title>
   <pubDate>Wed, 07 May 2025 08:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 6 mai 2025, la Commission européenne a officialisé une proposition visant à interdire, d’ici la fin 2027, toutes les importations de gaz russe. L’annonce, à la fois attendue et redoutée, marque une nouvelle étape dans la politique de réduction des dépendances énergétiques, amorcée dès le déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022. Mais derrière cet affichage d’unité stratégique, les impacts économiques s’annoncent très inégaux selon les pays, les secteurs et les capacités d’adaptation.     <div><b>Des économies européennes encore exposées de manière variable</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/88392066-62617238.jpg?v=1746600605" alt="La fin du gaz russe : un choc asymétrique pour les économies européennes" title="La fin du gaz russe : un choc asymétrique pour les économies européennes" />
     </div>
     <div>
      Avant la guerre, la Russie fournissait près de 45 % du gaz importé par l’Union européenne. En 2025, cette part est descendue à 18 %, selon les données de la Commission. Pourtant, cette moyenne masque des écarts significatifs : <strong>certains pays comme la Lituanie ou les Pays-Bas ont pratiquement cessé toute importation de gaz russe, tandis que d’autres, comme la Hongrie, la Slovaquie ou l’Autriche, continuent de recevoir des volumes substantiels, notamment via le gazoduc TurkStream.</strong> <br />   <br />  Dans sa proposition, <a class="link" href="https://www.reuters.com/markets/europe/eu-propose-ban-russian-gas-imports-by-end-2027-sources-say-2025-05-06/" rel="nofollow" target="_blank">la Commission</a> vise l’arrêt progressif de tous les contrats de fourniture de gaz russe, y compris les contrats à long terme avec Gazprom encore actifs, en interdisant leur renouvellement ou extension après leur expiration. La mesure engloberait également les achats sur les marchés spots.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une pression accrue sur l’industrie et les grands consommateurs</b></div>
     <div>
      L’industrie européenne, grande consommatrice de gaz naturel (notamment dans les secteurs chimiques, sidérurgiques, verriers ou de la production d’engrais), risque d’être particulièrement exposée. Pour certains pays comme l’Allemagne, qui a déjà réduit sa dépendance au gaz russe de plus de 50 % depuis 2022, le coût d’adaptation reste élevé. <strong>L’industrie allemande, très énergivore, fait face à des coûts structurellement plus élevés que ceux de ses concurrents internationaux, notamment asiatiques ou américains, mieux approvisionnés et moins soumis à des contraintes géopolitiques.</strong> <br />   <br />  Selon une note interne relayée par <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/europe/eu-seeks-cut-remaining-russian-gas-ties-legal-options-limited-2025-05-05/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a>, plusieurs groupes industriels ont alerté la Commission sur les risques de délocalisation de production et sur la perte de compétitivité à moyen terme si l’approvisionnement en GNL devait s’accompagner de coûts logistiques et de volatilité accrue des prix. <br />   <br />  <strong>En Italie et en Espagne, l’exposition directe au gaz russe était plus limitée.</strong> Ces pays ont investi tôt dans des infrastructures GNL et disposent de capacités d’importation diversifiées, notamment depuis l’Algérie. Leurs économies pourraient donc mieux absorber le choc qu’un pays enclavé dépendant des livraisons par gazoduc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des conséquences sur les prix, l’inflation et la croissance</b></div>
     <div>
      L’interdiction envisagée pourrait également exercer une pression haussière sur les prix du gaz, même si les marchés ont déjà intégré une partie des effets depuis les premières sanctions de 2022. En cas de conditions climatiques extrêmes ou de tensions sur l’approvisionnement global, les prix pourraient repartir à la hausse, affectant les ménages comme les entreprises. <br />   <br />  <strong>Selon les projections de la Banque centrale européenne, une hausse de 10 % du prix du gaz peut provoquer une augmentation de l’inflation globale de 0,2 à 0,4 point, selon les pays. </strong>Dans les États où le gaz reste fortement utilisé pour le chauffage résidentiel ou la production d’électricité, comme la Belgique, les Pays-Bas ou certaines régions de France, les effets pourraient être plus sensibles. <br />   <br />  Le PIB des États membres pourrait également être impacté de manière différenciée. <strong>Une étude du think tank Bruegel estimait en 2023 que la fin des importations russes pourrait coûter jusqu’à 1,5 % de PIB en Hongrie, contre 0,3 % en France ou 0,1 % en Espagne, sous réserve de stabilité géopolitique globale.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un agenda énergétique aux répercussions macroéconomiques durables</b></div>
     <div>
      La Commission européenne justifie sa proposition comme un levier stratégique de sécurisation de l’approvisionnement et de renforcement de la résilience énergétique de l’Union. En arrière-plan, elle vise aussi à tarir les sources de financement de l’effort de guerre russe. <strong>Le plafonnement du prix du pétrole brut à 60 dollars et la réduction des importations de gaz et charbon ont déjà privé la Russie de plusieurs centaines de milliards d’euros de recettes.</strong> <br />   <br />  Mais cette stratégie de rupture énergétique, si elle aboutit, redéfinira en profondeur les chaînes de valeur énergétiques, la structure des prix du gaz en Europe et la compétitivité industrielle à moyen et long terme. Le succès de ce tournant dépendra de la capacité collective à accélérer la diversification des sources, renforcer les capacités d’interconnexion intra-européennes, développer les infrastructures GNL, et surtout maintenir l’unité politique des 27 États membres. <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Engie annonce une nouvelle réduction des livraisons par Gazprom</title>
   <pubDate>Tue, 30 Aug 2022 08:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Stratégies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le début de la guerre en Ukraine menée par la Russie, le gaz est devenu un moyen de pression du Kremlin sur l’Union européenne, en réponse aux sanctions que cette dernière a imposé à Moscou. Et les tensions augmentent, comme le montre la dernière décision de Gazprom, le géant gazier russe, concernant les livraisons de gaz à la France.     <div><b>Des livraisons qui baissent encore par Gazprom</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/67040047-47493940.jpg?v=1661867602" alt="Engie annonce une nouvelle réduction des livraisons par Gazprom" title="Engie annonce une nouvelle réduction des livraisons par Gazprom" />
     </div>
     <div>
      Dans un communiqué de presse publié le 30 août 2022, Engie, l’énergéticien gazier français, annonce la mauvaise nouvelle&nbsp;: Gazprom lui a signalé une nouvelle baisse des livraisons. <strong>Cette baisse s’ajoute à la réduction mise en place depuis le début de la guerre économique entre l’Union européenne et la Russie, sur fond de guerre en Ukraine.</strong> <br />   <br />  En l’occurrence, selon les déclarations de Gazprom, cette nouvelle baisse des livraisons se justifierait par «<strong><em>&nbsp;un désaccord entre les parties sur l’application de contrats</em></strong>&nbsp;», souligne Engie. La décision entre en vigueur immédiatement, donc dès le 30 août 2022, alors que les livraisons étaient déjà au plus bas, à 1,5 TWh pour l’Hexagone.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les réserves stratégiques bientôt pleines mais insuffisantes</b></div>
     <div>
      Engie a néanmoins précisé qu’aucune coupure de gaz n’est attendue à court terme à la suite de la décision de Gazprom. «<strong><em>&nbsp;Engie avait d’ores et déjà sécurisé les volumes nécessaires pour assurer l’approvisionnement de ses clients et pour ses propres besoins&nbsp;</em></strong>», écrit l’énergéticien dont l’État français est actionnaire à 24%. Mais l’augmentation des tensions entre la France et la Russie font craindre le pire pour l’hiver 2022-2023. <br />   <br />  Selon les prévisions, la France devrait réussir à atteindre un remplissage de ses réserves stratégiques de gaz à 100% avant fin novembre 2022. <strong>Mais ces réserves pourraient s’avérer insuffisantes, a prévenu mardi 30 août 2022 Olivier Véran</strong>, porte-parole du gouvernement. Tout particulièrement en cas de consommation trop élevée de gaz durant la période.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Pour Moody’s, la Russie a fait défaut sur sa dette souveraine</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jun 2022 08:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Décideurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La dernière passe-d’arme entre l’Occident et la Russie, sur le plan économique, concerne le paiement de la dette souveraine de Moscou. Des paiements d’intérêts sur les emprunts, que la Russie déclare avoir envoyés fin mai 2022, auraient été bloqués. De quoi permettre à la Russie de déclarer qu’il n’y a pas eu de défaut, mais ce n’est pas ce qu’estime l’agence de notation Moody’s.     <div><b>Des paiements d’intérêts sur la dette bloqués par des intermédiaires ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/65698509-46817540.jpg?v=1656406743" alt="Pour Moody’s, la Russie a fait défaut sur sa dette souveraine" title="Pour Moody’s, la Russie a fait défaut sur sa dette souveraine" />
     </div>
     <div>
      À la suite de la non-réception, de la part des créanciers, de deux paiements d’un montant total de 100 millions de dollars, Dimitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, a tenu à préciser que la faute ne pouvait être imputée au Kremlin. Il a déclaré que les paiements ont bien été envoyés, <strong>mais que ce sont les sanctions internationales prises à l’encontre de la Russie par l’Occident à la suite de la guerre en Ukraine qui sont en cause.</strong> <br />   <br />  «<em>&nbsp;Les systèmes internationaux de paiements et de compensations ont obtenu les fonds dans les temps et en totalité et avaient les moyens légaux et financiers de transférer les fonds en question aux destinataires finales</em>&nbsp;», a déclaré de son côté le ministère des Finances russe. En somme,<strong> la Russie aurait bien envoyé les fonds, mais les créanciers ne les ont pas reçus à cause des Occidentaux.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Moody’s estime que le défaut est bien là</b></div>
     <div>
      Les déclarations de la Russie ne semblent toutefois pas convaincre l’une des trois agences de notation mondiales. Moody’s, dans un communiqué de presse publié sur son site Internet le 27 juin 2022, <strong>a déclaré qu’elle considérait l’absence de réception du paiement « <em>comme un cas de défaut selon notre définition </em>».</strong> <br />   <br />  Moody’s estime en effet qu’<strong>après le délai de 30 jours suivant la date-limite de paiement, le défaut de paiement est caractérisé</strong>. Or, la date-limite tombait le 27 mai 2022. Moody’s n’a toutefois plus la possibilité de noter la dette souveraine russe du fait des sanctions internationales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Pour-Moody-s-la-Russie-a-fait-defaut-sur-sa-dette-souveraine_a2214.html</link>
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   <title>Pétrole : l’OPEP augmente sa production et reste proche de la Russie</title>
   <pubDate>Fri, 03 Jun 2022 08:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Stratégies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La rumeur avait été lancée par le Wall Street Journal : certains membres de l’OPEP+, soit l’OPEP et ses alliés, pensait à exclure la Russie de l’accord de production de pétrole brut. Une manière de libérer de la marge de manœuvre et de se distancier du Kremlin, au centre de toutes les tensions depuis le début de la guerre en Ukraine. Mais la réunion du jeudi 2 juin 2022 s’est conclue différemment.     <div><b>L’OPEP augmente plus que prévu sa production</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/65103115-46533241.jpg?v=1654259892" alt="Pétrole : l’OPEP augmente sa production et reste proche de la Russie" title="Pétrole : l’OPEP augmente sa production et reste proche de la Russie" />
     </div>
     <div>
      Lors de la précédente réunion de l’OPEP+, les pays membres de l’organisation avaient conservé le principe d’une augmentation de la production journalière de brut de 400.000 barils par jour. <strong>Ce rythme a été fixé après la crise de la Covid-19 et devait se poursuivre jusqu’à atteindre le niveau de production pré-pandémie.</strong> <br />   <br />  Jeudi 2 juin 2022, afin de répondre entre autres aux demandes des pays occidentaux, <strong>l’OPEP a annoncé que la production augmenterait dès juillet 2022 de 650.000 barils par jour.</strong> Une accélération, donc, qui vise à compenser la réduction de l’offre de pétrole russe sur le marché. Une baisse liée aux sanctions économiques et, notamment, à l’embargo européen sur le pétrole russe annoncé début juin 2022.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une réorganisation du marché international de brut</b></div>
     <div>
      La hausse de la production ne s’est toutefois<strong> pas accompagnée par une exclusion de la Russie de l’accord. </strong>L’Arabie saoudite a tenu à&nbsp; confirmer son soutien au Kremlin, ce qui va surtout conduire à une réorganisation des flux des échanges. <br />   <br />  Le pétrole russe, vendu moins cher, devrait être fortement apprécié en Asie du Sud-Est et en Chine puisqu’aucune sanction n’a été prise par les pays asiatiques à l’encontre de la Russie. <strong>Inversement, la production classique de l’OPEP devrait massivement être achetée par les pays occidentaux, Union européenne en tête.</strong> L’Asie disposera, de fait, d’un avantage économique majeur, payant moins cher matière première et énergie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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