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  <title>Carnets de l'Economie</title>
  <description><![CDATA[Tout l'univers du décideur, pour vivre dans un monde d'opportunités]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-08T07:43:21+02:00</dc:date>
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   <title>Surendettement : les mauvais chiffres du premier trimestre 2026</title>
   <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 10:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le surendettement explose en France avec une hausse de 14,1% des dépôts de dossiers au premier trimestre 2026. Cette dégradation sans précédent révèle une crise économique et sociale profonde qui frappe les ménages français.     <div><b>Surendettement : une dégradation préoccupante de la situation des ménages français</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/96053209-67014824.jpg?v=1776233899" alt="Surendettement : les mauvais chiffres du premier trimestre 2026" title="Surendettement : les mauvais chiffres du premier trimestre 2026" />
     </div>
     <div>
      La France traverse une recrudescence alarmante du surendettement au premier trimestre 2026. Les données récemment dévoilées par la Banque de France dans son baromètre de l'inclusion financière dessinent un tableau sombre : les dépôts de dossiers de surendettement ont bondi de 14,1 % par rapport à la même période l'année précédente. Cette flambée marque une accélération dramatique de la détresse financière qui frappe les ménages français, révélant les stigmates d'une crise économique désormais profondément enracinée dans le tissu social national. <br />   <br />  Cette spirale ascendante s'épanouit dans un environnement macroéconomique délétère, où l'inflation tenace grignote inexorablement le pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires. <strong>Les 42 389 dossiers recensés durant les trois premiers mois de l'année sonnent comme un tocsin pour les autorités monétaires et gouvernementales, désormais confrontées à une poudrière sociale aux contours de plus en plus nets.</strong> Cette inquiétante progression confirme les alertes lancées par les observateurs économiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mécanisme de protection : le rôle central de la Banque de France</b></div>
     <div>
      Le surendettement se caractérise par l'incapacité manifeste d'une personne physique à honorer l'ensemble de ses dettes non professionnelles, qu'elles soient immédiatement exigibles ou à venir. Face à cette détresse financière, la Banque de France déploie un dispositif juridique sophistiqué par l'entremise des commissions de surendettement départementales, véritables garde-fous contre l'exclusion sociale. <br />   <br />  <strong>Cette architecture protectrice, édifiée par la loi Neiertz de 1989 puis consolidée par des réformes successives, offre aux débiteurs de bonne foi une bouée de sauvetage institutionnelle pour retrouver l'équilibre financier. </strong>L'arsenal dont disposent les commissions s'étend des mesures conventionnelles - plans de redressement minutieusement calibrés, rééchelonnements adaptés - aux mesures contraignantes, pouvant aller jusqu'à la procédure de rétablissement personnel lorsque l'insolvabilité devient structurelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Analyse du surendettement des ménages français : une détérioration tous azimuts</b></div>
     <div>
      L'anatomie des statistiques révèle une dégradation protéiforme de l'inclusion financière française. Au-delà des 153 266 dossiers de surendettement déposés sur les douze derniers mois, soit une progression de 12,5 %, une constellation d'indicateurs converge vers un diagnostic sans appel. <br />   <br />  Les inscriptions au FICP pour motif de surendettement s'envolent de 13,1 % sur un an, culminant à 9 232 nouvelles inscriptions pour le seul mois de mars 2026. <strong>Parallèlement, le volume global d'inscriptions au FICP enfle de 6,8 %, témoignant d'une multiplication préoccupante des incidents de paiement. Paradoxalement, les inscriptions au FCC chutent de 10,1 %, reflétant probablement l'abandon progressif du chèque comme moyen de paiement.</strong> <br />   <br />  Cette métamorphose révèle une mutation profonde des habitudes de crédit et des modalités de consommation. L'explosion du crédit revolving et la prolifération des facilités de paiement digitales exposent davantage les ménages vulnérables aux mécanismes pernicieux de l'endettement en spirale. Selon les données officielles de la Banque de France, l'encours de crédit aux particuliers continue sa progression malgré le durcissement des conditions d'attribution.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Facteurs explicatifs : une convergence de crises</b></div>
     <div>
      Plusieurs phénomènes structurels alimentent cette recrudescence du surendettement hexagonal. L'inflation, véritable hydre économique qui dévore méthodiquement le pouvoir d'achat des foyers les plus modestes, constitue le détonateur principal de cette explosion sociale. Avec un taux d'inflation persistant au-dessus de 4 % sur un an, les dépenses contraintes - logement, énergie, alimentation - phagocytent une proportion croissante des revenus familiaux. <br />   <br />  <strong>Concomitamment, la précarisation rampante de l'emploi fragilise les trajectoires professionnelles traditionnelles. La multiplication des contrats éphémères, l'ubérisation galopante de l'économie et l'instabilité chronique des revenus fertilisent le terrain pour un recours massif au crédit destiné à lisser les à-coups budgétaires.</strong> Cette configuration s'avère particulièrement toxique pour les classes moyennes inférieures, jusqu'alors préservées des affres du surendettement. L'augmentation de 6,6 % des demandes d'information adressées à la Banque de France, 586 255 au premier trimestre, illustre la montée des angoisses financières au sein de la population.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Surendettement-les-mauvais-chiffres-du-premier-trimestre-2026_a3070.html</link>
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   <title>Croissance : à quoi s'attendre pour la France et la Zone euro ?</title>
   <pubDate>Fri, 10 Apr 2026 09:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les prévisions de l'OFCE révèlent une croissance française particulièrement modeste entre 2025 et 2027, avec un décrochage persistant par rapport à la moyenne européenne. La France afficherait une croissance de 0,9% en 2025, 0,8% en 2026 et 1% en 2027, tandis que la zone euro maintiendrait des performances légèrement supérieures.     <div><b>Croissance française et européenne : les prévisions contrastées de l'OFCE pour 2025-2027</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/95955207-66959792.jpg?v=1775797234" alt="Croissance : à quoi s'attendre pour la France et la Zone euro ?" title="Croissance : à quoi s'attendre pour la France et la Zone euro ?" />
     </div>
     <div>
      La croissance économique française et européenne suscite des interrogations légitimes alors que l'OFCE vient de publier ses prévisions d'avril 2026. Dans un contexte mondial marqué par l'interdépendance planétaire, ces projections révèlent un décrochage persistant de la zone euro face aux États-Unis, soulevant des questions fondamentales sur la trajectoire économique de nos territoires. <br />   <br />  L'Observatoire français des conjonctures économiques dessine un paysage économique où la France et ses partenaires européens peinent à retrouver une dynamique de croissance soutenue. Cette situation s'inscrit dans ce que l'on pourrait qualifier d'ère de l'interdépendance, où chaque économie nationale dépend désormais de milliards d'autres acteurs économiques mondiaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France face aux prévisions</b></div>
     <div>
      <strong>Les prévisions de l'OFCE pour la France révèlent une croissance particulièrement modeste sur la période 2025-2027. Selon l'institut, le PIB français progresserait de 0,9% en 2025, avant de ralentir à 0,8% en 2026, puis de se redresser légèrement à 1% en 2027.</strong> <br />   <br />  L'inflation accompagne cette trajectoire de croissance atone, avec des prévisions de 0,9% en 2025, 1,8% en 2026 et 1,3% en 2027. Cette modération des prix reflète une demande intérieure contrainte et des tensions déflationnistes persistantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Position relative de la France en Europe : un décrochage préoccupant</b></div>
     <div>
      La situation française s'inscrit dans un contexte européen globalement difficile, mais avec des spécificités nationales inquiétantes. La zone euro afficherait une croissance légèrement supérieure : <strong>1,5% en 2025, 1,1% en 2026 et 1,3% en 2027.</strong> <br />   <br />  Ce différentiel révèle un problème structurel français. <strong>Comme le souligne l'<a class="link" href="https://www.ofce.sciences-po.fr/prev/prev2603/#pr%C3%A9visions-avril-2026-france-et-international" rel="nofollow" target="_blank">OFCE</a>, "la France s'écarterait de plus en plus" de la moyenne européenne, "notamment en PIB par habitant". </strong>Cette divergence traduit des difficultés compétitives profondes qui dépassent les simples fluctuations conjoncturelles. <br />   <br />  <strong>Le marché du travail français reflète ces tensions : le taux de chômage atteindrait 7,7% en 2025, puis se dégraderait progressivement à 8,2% en 2026 et 8,3% en 2027. En comparaison, la zone euro maintiendrait un taux stable autour de 6,2-6,4%.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Finances publiques : l'exception française persiste</b></div>
     <div>
      Les déficits publics illustrent parfaitement les spécificités françaises. <strong>Avec un déficit représentant -5,1% du PIB en 2025, -4,8% en 2026 et -4,4% en 2027, la France maintient un écart important avec ses partenaires européens.</strong> <br />   <br />  La zone euro, dans son ensemble, présenterait des déficits nettement plus contenus : -2,8% en 2025, -2,9% en 2026 et -2,9% en 2027. Cette différence souligne les défis budgétaires spécifiques à la France, héritiers de décennies de déséquilibres structurels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Croissance-a-quoi-s-attendre-pour-la-France-et-la-Zone-euro_a3068.html</link>
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   <title>Fraude fiscale : un niveau inédit de recouvrement en 2025 pour Bercy</title>
   <pubDate>Wed, 08 Apr 2026 07:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le montant des redressements liés à la fraude fiscale atteint un sommet en 2025. Derrière cette progression, l’administration fiscale met en avant une combinaison de contrôles renforcés, d’outils numériques et d’évolution des méthodes d’analyse.     <div><b>Fraude fiscale : un recouvrement en hausse grâce à un contrôle renforcé</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/95909640-66937942.jpg?v=1775627166" alt="Fraude fiscale : un niveau inédit de recouvrement en 2025 pour Bercy" title="Fraude fiscale : un niveau inédit de recouvrement en 2025 pour Bercy" />
     </div>
     <div>
      L’année 2025 marque un tournant dans la lutte contre la fraude fiscale en France.<strong> D’après les données publiées le 7 avril 2026, les montants notifiés par l’administration fiscale atteignent 17,1 milliards d’euros, un niveau jamais observé jusqu’ici, selon Franceinfo. </strong>Ce résultat s’inscrit dans un contexte de transformation progressive du contrôle fiscal. Bercy insiste sur une meilleure efficacité des dispositifs, liée notamment à l’exploitation accrue des données et à une organisation plus ciblée des vérifications. <br />   <br />  <strong>Le montant total des droits et pénalités réclamés en 2025 s’établit à 17,1 milliards d’euros, confirmant une progression continue depuis plusieurs années, selon le ministère de l’Économie. </strong>Ce niveau dépasse celui observé en 2021, où les redressements atteignaient 13,4 milliards d’euros, d’après <a class="link" href="https://www.leparisien.fr/economie/impots/fraude-fiscale-171-milliards-deuros-reclames-par-le-fisc-en-2025-un-record-07-04-2026-PMRY6W2QTZAXPIXBFMMRT2D5AM.php" rel="nofollow" target="_blank">Boursorama.</a> <br />   <br />  Cette évolution s’explique en partie par un renforcement des contrôles. Les vérifications externes représentent 9,8 milliards d’euros de redressements, tandis que les contrôles sur pièces totalisent 7,3 milliards d’euros, selon le ministère de l’Économie. Ces deux leviers restent complémentaires dans la stratégie de détection. <br />   <br />  Néanmoins, il convient de distinguer les montants notifiés de ceux effectivement encaissés. En 2025, les sommes recouvrées par l’État atteignent 11,4 milliards d’euros, selon la même source. Cet écart tient aux délais de traitement et aux procédures contentieuses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fraude fiscale : le rôle croissant des outils numériques dans le bilan</b></div>
     <div>
      L’amélioration des résultats repose en grande partie sur l’évolution des méthodes de travail. « Un contrôle fiscal toujours plus efficace », indique le ministère. <strong>Cette efficacité repose notamment sur l’utilisation d’outils d’analyse avancée.</strong> L’intelligence artificielle intervient désormais dans l’orientation de plus de la moitié des contrôles fiscaux, selon <a class="link" href="https://www.franceinfo.fr/economie/fraude/fraude-fiscale-le-fisc-a-reclame-en-2025-la-somme-record-de-17-1-milliards-d-euros_7922300.html" rel="nofollow" target="_blank">Bercy</a>. Cette évolution permet de prioriser les dossiers présentant les risques les plus élevés. <br />   <br />  Les techniques de data mining contribuent également aux résultats. En 2025, elles ont permis d’identifier des anomalies représentant 2,8 milliards d’euros de droits et pénalités. Ces outils facilitent le croisement de données et améliorent la détection des incohérences déclaratives. <br />   <br />  Dans ce contexte, l’administration fiscale adapte ses méthodes pour limiter les contrôles aléatoires. L’objectif est d’optimiser les ressources en concentrant les investigations sur les situations les plus à risque, selon Orange Actu. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bercy : un bilan structuré entre prévention, contrôle et évolution législative</b></div>
     <div>
      Au-delà des montants redressés, l’administration met en avant une approche plus globale de la lutte contre la fraude fiscale. Celle-ci repose à la fois sur la détection, la sanction et la prévention. <br />   <br />  En 2025, les dispositifs de contrôle ont également permis d’éviter 8,4 milliards d’euros de crédits d’impôt ou de taxes indûment perçus, selon le <a class="link" href="https://www.economie.gouv.fr/actualites/lutte-contre-la-fraude-un-controle-fiscal-toujours-plus-efficace-en-2025" rel="nofollow" target="_blank">ministère de l’Économie</a>. Cet indicateur complète les montants recouvrés et reflète l’impact des actions préventives. <br />   <br />  Par ailleurs, un projet de loi visant à renforcer les moyens de lutte contre la fraude fiscale et sociale est en cours d’examen. Il prévoit notamment d’améliorer les capacités d’investigation et de sanction. Dans ce cadre, certains responsables politiques soulignent la nécessité d’agir en amont.<strong> « Avec plus de 17 milliards d’euros mis en recouvrement, les montants notifiés liés à la fraude fiscale continuent de progresser », a indiqué le député David Amiel, selon Boursorama.</strong> <br />   <br />  Enfin, l’administration fiscale insiste sur l’évolution structurelle du contrôle. L’objectif reste de rendre les dispositifs plus ciblés et plus efficaces, tout en renforçant la capacité de détection des comportements frauduleux. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Fraude-fiscale-un-niveau-inedit-de-recouvrement-en-2025-pour-Bercy_a3067.html</link>
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   <title>Dette française : l’émission du 2 avril 2026 marque un net retour du coût de l’argent</title>
   <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 08:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Trésor français a levé 12,5 milliards d’euros le 2 avril 2026 sur des maturités allant de 2034 à 2048. L’opération a été correctement absorbée par le marché, mais à des taux sensiblement plus élevés que lors des adjudications comparables précédentes. Pour l’État, le message est clair : l’accès au financement reste fluide, mais le prix à payer remonte nettement.     <div><b>12,5 milliards d’euros de dette levés début avril 2026</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/95804044-66899828.jpg?v=1775198687" alt="Dette française : l’émission du 2 avril 2026 marque un net retour du coût de l’argent" title="Dette française : l’émission du 2 avril 2026 marque un net retour du coût de l’argent" />
     </div>
     <div>
      Le 2 avril 2026, l’Agence France Trésor a adjugé quatre lignes d’OAT long terme : les souches arrivant à échéance en novembre 2034, novembre 2035, juin 2044 et mai 2048. <strong>Le montant total émis a atteint 12,5 milliards d’euros, dans le haut de la fourchette annoncée de 10,5 à 12,5 milliards. Le règlement a été fixé au 8 avril.&nbsp;</strong> <br />   <br />  Dans le détail, le Trésor a levé 3,246 milliards d’euros sur l’OAT 2034, 6,185 milliards sur l’OAT 2035, 1,721 milliard sur l’OAT 2044 et 1,348 milliard sur l’OAT 2048. La demande a dépassé l’offre sur chaque ligne, avec 7,275 milliards d’euros demandés sur la 2034, 11,644 milliards sur la 2035, 4,131 milliards sur la 2044 et 2,995 milliards sur la 2048. Les taux de couverture se sont ainsi établis entre 1,88 et 2,40. Cela traduit un marché encore acheteur, sans tension de placement apparente.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des taux jamais vus depuis 2011</b></div>
     <div>
      Le point marquant de cette <a class="link" href="https://www.aft.gouv.fr/fr/dernieres-adjudications" rel="nofollow" target="_blank">adjudication</a> reste cependant le niveau des rendements. <strong>Le taux moyen pondéré est ressorti à 3,61 % sur l’OAT 2034, 3,73 % sur l’OAT 2035, 4,24 % sur l’OAT 2044 et 4,35 % sur l’OAT 2048. </strong>La hiérarchie est classique : plus l’échéance est longue, plus le rendement exigé par les investisseurs est élevé. Mais le niveau absolu des taux illustre surtout le changement de régime intervenu depuis la période de taux quasi nuls. Plus encore : c’est un niveau inédit depuis novembre 2011, en pleine crise économique mondiale. <br />   <br />  Cette tension se lit aussi dans le TEC 10, l’indice de référence publié par l’Agence France Trésor pour la dette d’État à dix ans. Il s’est établi à 3,78 % le 2 avril, contre 3,69 % la veille. En d’autres termes, l’adjudication s’inscrit dans un mouvement de marché plus large : la hausse ne concerne pas seulement une opération ponctuelle, mais l’ensemble du coût de financement de l’État sur les maturités longues.&nbsp; <br />   <br />  Pour un émetteur souverain, ce niveau n’empêche pas l’émission. Il modifie en revanche la facture future<strong>. Quand un État refinance des volumes importants à des rendements supérieurs à 3,5 % sur dix ans et à plus de 4 % sur vingt ans ou au-delà, le coût moyen de la dette remonte progressivement, au fur et à mesure des refinancements.</strong> L’enjeu est moins celui d’un incident de marché que celui d’une normalisation plus coûteuse.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une émission réussie, mais plus chère que les précédentes</b></div>
     <div>
      Le caractère plus onéreux de l’opération apparaît lorsqu’on la compare aux émissions comparables précédentes. Selon le compte rendu repris par Agefi-Dow Jones, les taux servis le 2 avril sont supérieurs à ceux observés lors d’adjudications antérieures sur des lignes proches, avec des références mentionnées à 3,40 %, 3,39 %, 4,03 % et 2,44 %. La hausse est donc visible sur l’ensemble des maturités examinées, et particulièrement nette sur le papier le plus long.&nbsp; <br />   <br />  Cela ne signifie pas que le Trésor se trouve en difficulté. Les investisseurs restent présents, et l’émission a été absorbée dans de bonnes conditions opérationnelles. En revanche, le marché demande désormais une rémunération plus élevée pour porter la signature française dans la durée.<strong> Le fait que l’OAT 2048 ait été placée à 4,35 % est, à cet égard, un signal fort : la prime exigée sur le très long terme se renforce.&nbsp;</strong> <br />   <br />  Cette adjudication montre d’abord que la France reste un émetteur liquide, capable de lever rapidement plusieurs milliards d’euros sur des maturités longues. C’est le premier enseignement. Le second est plus important encore : cette capacité de financement s’exerce désormais dans un environnement de taux durablement plus élevé qu’au cours de la décennie précédente.&nbsp; <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Dette-francaise-l-emission-du-2-avril-2026-marque-un-net-retour-du-cout-de-l-argent_a3065.html</link>
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   <title>Inflation : les prix repartent à la hausse en février 2026</title>
   <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 11:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après un mois de janvier particulièrement modéré, l’inflation rebondit en France. En février 2026, la hausse des prix à la consommation atteint 1,0 % sur un an, portée par l’énergie, l’alimentation et les services, selon les données provisoires publiées le 27 février 2026 par l’Insee.     <div><b>Accélération de l’inflation en France en février 2026</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/94964247-66549018.jpg?v=1772186536" alt="Inflation : les prix repartent à la hausse en février 2026" title="Inflation : les prix repartent à la hausse en février 2026" />
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      En janvier, l’inflation annuelle n’était que de 0,3 %. Le passage à 1,0 % en un mois marque donc une nette accélération.<strong> « Sur un an, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois, les prix à la consommation augmenteraient de 1,0 % en février 2026, après +0,3 % en janvier », précise l’Insee dans sa publication du 27 février 2026. </strong>La dynamique reste modérée en comparaison des pics post-crise énergétique, mais le mouvement est significatif. <br />   <br />  Premier facteur explicatif : l’énergie.<strong> Les prix du secteur reculent encore de 3,0 % sur un an en février, d’après l’Insee, mais cette baisse est moins marquée qu’en début d’année. </strong>L’institut évoque un effet de base lié à l’électricité, dont les tarifs avaient fortement chuté en février 2025. Autrement dit, la comparaison annuelle amplifie mécaniquement la remontée de l’inflation globale. <br />   <br />  Deuxième moteur : l’alimentation. Les prix alimentaires progressent de 2,1 % sur un an en février, après 1,9 % en janvier, selon les chiffres provisoires de l’Insee. Les produits frais affichent même une hausse de 3,1 %. Ce poste, central dans le budget des ménages, contribue directement au ressenti inflationniste, même si les rythmes sont loin des niveaux observés en 2022 et 2023. <br />   <br />  Les services participent également à la tension sur les prix. Sur un an, ils augmentent de 1,8 % en février, après 1,7 % en janvier, selon l’Insee. <strong>Sur un mois, la hausse est plus marquée : +2,2 %,</strong> portée notamment par le rebond saisonnier des transports. À cela s’ajoute la fin des soldes d’hiver, qui limite la baisse des prix des produits manufacturés, en recul de 0,3 % seulement sur un an, contre -1,2 % en janvier.
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     <div><b>L’IPCH augmente également</b></div>
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      Sur le front européen, l’indice des prix à la consommation harmonisé confirme la tendance. « Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 1,1 % en février 2026, après +0,4 % en janvier », souligne l’Insee. La France reste donc proche de l’objectif de stabilité des prix fixé à moyen terme dans la zone euro, mais la désinflation observée en fin d’année 2025 semble marquer une pause. <br />    Reste que ces données sont provisoires. L’Insee rappelle que les indices sont établis à partir d’un champ restreint d’observations et d’estimations. Les résultats définitifs pour février 2026 seront publiés le 13 mars 2026. D’ici là, un constat s’impose : l’inflation, sans s’emballer, n’a pas dit son dernier mot en France. <br />     <br />  &nbsp; <br />  
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