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  <title>Carnets de l'Economie</title>
  <description><![CDATA[Tout l'univers du décideur, pour vivre dans un monde d'opportunités]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Nucléaire : un contrat pour relancer la filière enfin signé</title>
   <pubDate>Wed, 11 Jun 2025 10:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Stratégies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 10 juin 2025 à Massy, le gouvernement français a formalisé un engagement structurant avec l’ensemble de la filière nucléaire nationale, en signant le contrat stratégique de filière nucléaire 2025-2028. Cette relance industrielle, chiffrée à près de 80 milliards d’euros, dépasse de loin les considérations techniques : elle redessine les équilibres économiques internes, remet à plat les dépendances critiques et engage la France sur une trajectoire stratégique d’autonomisation énergétique.     <div><b>Nucléaire : Une relance industrielle pilotée comme une opération de reconquête</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/89205148-63111227.jpg?v=1749629746" alt="Nucléaire : un contrat pour relancer la filière enfin signé" title="Nucléaire : un contrat pour relancer la filière enfin signé" />
     </div>
     <div>
      L’objectif affiché est clair : construire six nouveaux réacteurs de type EPR2 d’ici 2038, en activant l’ensemble de l’appareil productif nucléaire national. <strong>Ces réacteurs seront implantés sur trois sites stratégiques – Penly, Gravelines et Bugey – choisis pour leur proximité avec les compétences historiques, les réseaux électriques structurants et les bassins industriels associés.</strong> <br />   <br />  Mais au-delà de la question énergétique, c’est la capacité industrielle de la France à exécuter un programme de très grande ampleur qui est en jeu. L’expérience désastreuse de Flamanville a laissé des traces. Le contrat de filière affiche donc une ambition : reconstruire une filière robuste, autonome, intégrée, en renforçant à la fois l’amont (extraction, matériaux, composants critiques) et l’aval (exploitation, démantèlement, traitement). <br />   <br />  Marc Ferracci, ministre de l’Industrie et de l’Énergie relayé par <a class="link" href="https://www.lefigaro.fr/societes/le-nucleaire-dispose-enfin-de-son-nouveau-contrat-de-filiere-20250610" rel="nofollow" target="_blank">Le Figaro</a>, l’a exprimé ainsi : « Ce contrat de filière est un moment de clarification et de structuration. Nous visons une chaîne industrielle dense, souveraine, capable d’exporter ses savoir-faire. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Restauration des chaînes critiques : le vrai fond du dossier</b></div>
     <div>
      Le réarmement industriel nucléaire engagé repose sur une logique de réintégration verticale partielle et de maîtrise des sous-traitants critiques. Cette approche s’appuie sur deux instruments clés : <br />   <br />  &nbsp; &nbsp; la montée en puissance du Fonds France Nucléaire 2, piloté par EDF avec Siparex, TechnicAtome et Framatome ; <br />   <br />  &nbsp; &nbsp; la constitution d’un référentiel souverain de fournisseurs stratégiques, coordonné par la Direction générale des entreprises (DGE). <br />   <br />  Ce fonds, doté dans un premier temps de 100 millions d’euros avec un objectif à 300 millions, finance déjà des acteurs comme Ekoscan Integrity Group (contrôle non destructif), maillon critique pour la maintenance et la sûreté. Il s’agit d’empêcher la captation étrangère d’entreprises de haute technicité essentielles à la continuité industrielle
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Compétences, capital humain, souveraineté nucléaire</b></div>
     <div>
      Autre axe stratégique : la reconstitution des compétences industrielles, explique notamment la <a class="link" href="https://www.sfen.org/rgn/nucleaire-contrat-de-filiere/" rel="nofollow" target="_blank">Sfen</a>. <strong>Le contrat table sur 100 000 recrutements équivalent temps plein dans la filière nucléaire en dix ans. Cette perspective ne relève pas de la seule formation technique : elle implique une réactivation des filières d’enseignement d’élite (Écoles des Mines, INSA, Polytech, IUT), mais aussi une politique active de retour des talents, notamment à l’international.</strong> <br />   <br />  Plus qu’un enjeu RH, il s’agit d’un enjeu de souveraineté cognitive. Maîtriser la complexité nucléaire nécessite un capital humain capable de piloter l’ensemble du cycle, de l’ingénierie à l’exploitation en passant par la cybersécurité et la gestion de projet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Un contrat au service d’une doctrine industrielle offensive</b></div>
     <div>
      Le contrat 2025-2028 n’est pas un plan industriel figé.<strong> Il s’inscrit dans une doctrine industrielle offensive que le gouvernement assume désormais pleinement</strong>. Cette doctrine repose sur trois principes : <br />   <br />  &nbsp; &nbsp; Alignement stratégique entre les instruments (PPE, contrat de filière, plan France 2030) ; <br />   <br />  &nbsp; &nbsp; Inversion du paradigme de dépendance, avec une volonté de réduction drastique des composants importés dans les équipements nucléaires lourds ; <br />   <br />  &nbsp; &nbsp; Capacité de projection à l’international, via une montée en gamme des standards, et un ciblage géopolitique des coopérations (Europe de l’Est, Asie centrale, Afrique du Nord). <br />   <br />  <strong>Le nucléaire devient ainsi un vecteur de puissance économique et de positionnement stratégique, au même titre que l’aviation ou la défense.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Inflation en France : légère baisse en juin 2023</title>
   <pubDate>Fri, 30 Jun 2023 10:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'inflation en France a connu une légère baisse en juin 2023, selon les données de l'INSEE publiées le 30 juin 2023. Une bonne nouvelle qui cache néanmoins des disparités : tous les prix n’évoluent pas de la même manière. Or, en juin 20023, s’il y a une très bonne nouvelle pour les ménages, il y a aussi un nouveau coup dur pour leur budget     <div><b>Facteurs de la baisse de l'inflation</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/73792386-51334968.jpg?v=1688114677" alt="Inflation en France : légère baisse en juin 2023" title="Inflation en France : légère baisse en juin 2023" />
     </div>
     <div>
      <strong>En juin 2023, l'INSEE a signalé une augmentation de 4,5% des prix à la consommation sur un an, marquant une baisse de l'inflation. </strong>Deux facteurs principaux ont contribué à cette baisse : une diminution des prix de l'énergie, en particulier des produits pétroliers, et un ralentissement des prix de l'alimentation. <br />   <br />  Sur une base mensuelle,<strong> l'augmentation des prix à la consommation a été de 0,2% en juin 2023, après une baisse de 0,1% en mai.</strong> Les prix de l'énergie ont légèrement rebondi, tandis que les prix des services et des produits manufacturés sont restés relativement stables. Les prix de l'alimentation, en particulier hors produits frais, ont ralenti pour le troisième mois consécutif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’alimentation continue de coûter de plus en plus cher</b></div>
     <div>
      L’information la plus surprenante des données de l’Insee de juin 2023 est la baisse des prix de l’énergie. <strong>Sur un an, ils reculent de 3%, souligne l’institut de statistiques. </strong>Mais d’un autre côté, les prix des produits alimentaires poursuivent leur tendance haussière, avec une augmentation sur un an de 13,6% en juin 2023. <br />   <br />  La baisse de l'inflation a des implications importantes pour l'économie française. D'une part, elle peut soulager la pression sur le pouvoir d'achat des ménages, car une inflation plus faible signifie que les consommateurs peuvent acheter plus de biens et de services pour le même montant d'argent. <strong>Malgré le ralentissement confirmé par l’Insee, l’inflation, et donc l’augmentation des prix à la consommation, reste élevée.</strong> Pour rappel, la Banque Centrale Européenne prévoit comme objectif une hausse des prix de 2% par an, niveau qui pourrait ne pas être atteint avant la fin de l’année 2024. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>​Amazon attaque Netflix sur la vidéo à la demande en illimité</title>
   <pubDate>Mon, 18 Apr 2016 13:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Stratégies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le roi incontesté de la vidéo à la demande dans le monde est Netflix : le groupe peut s'enorgueillir d'avoir convaincu le public autant par son offre que par ses créations originales telles que certaines séries de chez Marvel ou encore Kimmy Schmidt. Jusque-là, malgré les nombreux concurrents, personne de sérieusement dangereux n'avait fait surface. Amazon sera donc le premier en mesure de battre Netflix sur son propre terrain.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/9329593-14918269.jpg?v=1460980425" alt="​Amazon attaque Netflix sur la vidéo à la demande en illimité" title="​Amazon attaque Netflix sur la vidéo à la demande en illimité" />
     </div>
     <div>
      Amazon avait déjà son service de vidéo à la demande : non seulement il était possible d'acheter à l'unité films et séries mais les abonnées d'Amazon Prime, le service de livraison rapide d'Amazon qui coûte environ 50 euros par an, avaient la vidéo à la demande en illimité incluse dans leur abonnement. De fait, même si ce n'était pas le coeur de métier du géant, la vidéo à la demande d'Amazon connait un discret succès. <br />  Ce 17 avril 2016 Amazon franchit un cap et s'attaque, pour le coup, directement à Netflix : le groupe a lancé son abonnement de vidéo à la demande indépendant d'Amazon Prime. Les clients qui voudraient regarder les séries sur Amazon (qui crée également du contenu original) pourront donc se passer du service Prime. Et l'offre lancée par Amazon a de quoi convaincre ; elle est moins chère que Netflix. <br />  Là où Netflix propose un abonnement au prix minimum de 9,99 euros (après l'augmentation d'octobre 2015), Amazon Video ouvre le bal à 8,99 euros. Un petit euro de différence qui pourrait faire toute la différence... d'autant plus qu'Amazon, contrairement à Netflix, peut compter sur les 100 milliards de dollars de chiffre d'affaires du groupe, un cap que Jeff Bezos s'est vanté d'avoir franchi il y a quelques semaines de ça. <br />  Avec 7 milliards de dollars dépensés dans la création de contenus originaux par Netflix et Amazon combinés, la vidéo à la demande s'annonce de plus en plus comme le futur de la télévision... et la guerre entre les deux géants devrait faire rage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>La direction d'Air France-KLM durcit le plan de restructuration Transform 2015</title>
   <pubDate>Wed, 02 Oct 2013 15:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Baptiste Le Roux</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est à travers une interview exclusive du quotidien Les Echos qu'Alexandre de Juniac et Frédéric Gagey, respectivement PDG du groupe Air France-KLM et PDG d'Air France livrent ce mercredi les suites à donner au plan de restructuration Transform 2015, initié il y a plus d'un an.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/5920569-8821543.jpg?v=1380722017" alt="La direction d'Air France-KLM durcit le plan de restructuration Transform 2015" title="La direction d'Air France-KLM durcit le plan de restructuration Transform 2015" />
     </div>
     <div>
      A travers les pages du quotidien, les deux dirigeants expliquent l'impérieuse nécessité d'un plan de restructuration dont la seconde phase sera détaillé au cours du prochain comité d'entreprise, vendredi. Le plan Transform 2015, destiné à retrouver les bénéfices pour 2014, se durcit d'un nouveau cran. <br />   <br />  Pourquoi ce tel tour de vis ? Pour Alexandre de Juniac, il ne faut pas parler de durcissement, mais plutôt d'une phase complémentaire au plan Transform original. <em>"Dès le début de l'année 2012, nous avions dit aux organisations syndicales que nous nous reverrions à l'automne 2013 pour évaluer l'impact de la première phase et voir ensemble si des mesures complémentaires s'avéraient nécessaires"</em> a-t-il déclaré aux Echos. Selon lui, l'ensemble du personnel d'Air France est convaincu qu'il faut mener la restructuration plus loin. <br />   <br />  L'objectif est de renouer à nouveau avec les bénéfices d'ici 2014. Pour Frédéric Gagey, le PDG d'Air France, il porte déjà ses fruits. "En 2012, nous étions en progrès par rapport à 2011, et nous progressons encore en 2013, même si nous ne sommes pas encore revenus parmi les compagnies profitables. N'oublions pas d'où nous venons" avoue Frédéric Gagey. <br />   <br />  Les deux dirigeants expliquent, au cours de cette interview, comment ils comptent sauver l'entreprise. Air France-KLM a en effet subi une perte nette de 1,2 milliard d'euros sur l'exercice 2012. Et malgré le fait que les avions de la compagnie ne désemplissent pas durant l'été, les profits générés sur la période sont immédiatement effacés par l'hiver, moins bénéfique aux vols aériens. <br />   <br />  Pour donner au groupe un résultat d'exploitation positif en 2014, les deux hommes entendent donc poursuivre le plan Transform. Un plan qui passera nécessairement par une baisse des coûts, un redimensionnage des effectifs en fonction des périodes de pic, ou de creux. <br />   <br />  Actuellement le secteur qui souffre le plus de la restructuration de la compagnie aérienne est celui des moyen-courriers. La flotte de ce type de vol s'est réduite de 16 appareils entre 2012 et 2013, tout comme celle de Hop!, la compagnie low cost, qui a baissé de 13 avions entre 2011 et 2013. En opposition avec le long-courrier, la maintenance et l'ingénierie qui restent des secteurs porteurs d'une bonne croissance. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Le visage d'une Asie sans dollar</title>
   <pubDate>Mon, 18 Jun 2012 19:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le début du mois de juin, le dollar n'est plus utilisé dans les échanges commerciaux entre le Japon et la Chine. Les deux pays se sont accordés sur l'utilisation de leur monnaie au détriment du dollar, pour dynamiser leur commerce.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/4427174-6654730.jpg?v=1340041052" alt="Le visage d'une Asie sans dollar" title="Le visage d'une Asie sans dollar" />
     </div>
     <div>
      <strong>Vers un système "plurimonétaire"</strong> <br />   <br />  Interrogé par Atlantico, l'analyste de Marché, Alexandre Baradez affirme que l'entrée progressive dans un nouveau système "plurimonétaire" est bel et bien en cours. Le Yuan devrait ainsi remettre en cause la suprématie du dollar dans les échanges internationaux. Cet accord passé entre la Chine et le Japon a été médiatisé, mais il n'est pas isolé. Il s'avère en effet que des accords similaires portant sur les échanges commerciaux entre certains pays ont été passés il y a déjà un certain temps. Des accords de flottement de devises ont par exemple été conclus entre la Chine et l'Argentine, mais également avec la Biélorussie. Ainsi, durant ces deux dernières années, la Chine qui n'échangeait quasiment qu'en dollar, a multiplié les ententes sur les échanges commerciaux avec d'autres pays. Et aujourd'hui, ce sont presque 10&nbsp;% de son volume de commerce qui s’effectue sans le dollar. La multiplication de ce type d'accords témoigne d'une volonté avérée de contester la suprématie de la monnaie américaine. Et à ce rythme, l'on peut présumer que le Yuan va rapidement s'imposer sur les marchés commerciaux, mais également sur les marchés financiers. <br />   <br />  <strong>Plus de compétitivité entre les monnaies</strong> <br />   <br />  Selon Alexandre Baradez, la remise en cause des accords de Bretton Woods qui sont les bases de l'organisation du système monétaire mondial autour du dollar, n'est pas une mauvaise chose. En effet, la cohabitation du dollar avec le yuan et l'euro est favorable au développement d'une compétitivité monétaire, ce qui à terme apportera une répartition plus équitable des réserves de changes. En effet, les échanges commerciaux ne sont pas les seuls à pouvoir se passer du dollar. La vente de bons du Trésor américain amenuise par exemple les réserves de dollar de la Chine, qui réinvestit les profits de ces ventes en achetant des bons du Trésor sud-coréen ou japonais apportant ainsi une diversité des actifs, notamment au niveau des réserves de changes. Et il ne faut pas oublier l'achat de dettes souveraines, qui favorise également cette diversité. Autrement dit, la montée en puissance du yuan ne peut être montrée du doigt, car elle apporte un certain équilibre aux marchés. <br />   <br />  <strong>Et l’euro&nbsp;?</strong> <br />   <br />  L'euro souffre certes de la crise, mais demeure une monnaie stable et forte. Les deux tiers des échanges sur le marché des changes se font en dollar ou en euro, et la place de l'euro à ce niveau n'évoluera que très sensiblement. Cette monnaie pourrait même avoir une meilleure place, car les pays d'Asie veulent réduire leur dépendance au dollar. En échangeant avec leur propre monnaie et en continuant plus favorablement avec l'euro. Sachant que l'Europe est l'un des principaux partenaires commerciaux de la Chine, il va de soi que l'euro aura une place de choix dans les échanges commerciaux. Cependant, la Chine pourrait être perdante si la récession européenne se poursuit. C'est là l'unique bémol pour la monnaie européenne. Mais au niveau du marché des changes, rien ne laisse présager que la part de l'euro risque de diminuer. Toujours est-il que le yuan prend de l'importance. Suffisamment pour que Londres décide de mettre en place de grandes places boursières pour cette monnaie. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Le-visage-d-une-Asie-sans-dollar_a82.html</link>
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