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 <title>Carnets de l'Economie</title>
 <subtitle><![CDATA[Tout l'univers du décideur, pour vivre dans un monde d'opportunités]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-23T05:44:35+02:00</updated>
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   <title>« Steak végétal » : Bruxelles redéfinit les règles du marché alimentaire</title>
   <updated>2026-03-06T09:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Steak-vegetal-Bruxelles-redefinit-les-regles-du-marche-alimentaire_a3049.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2026-03-05T18:12:00+01:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En interdisant l’appellation « steak végétal » tout en laissant survivre les « burgers » et « saucisses » végétariens, l’Union européenne tente de concilier protection de la filière élevage et essor des protéines alternatives. Derrière cette bataille sémantique se joue un marché en forte croissance, déjà estimé à plusieurs milliards d’euros, et un affrontement stratégique entre agriculture traditionnelle et nouvelle industrie agroalimentaire.     <div><b>​« Steak végétal » : le Parlement européen et les États membres tombent d'accord</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/95126575-66615542.jpg?v=1772784827" alt="« Steak végétal » : Bruxelles redéfinit les règles du marché alimentaire" title="« Steak végétal » : Bruxelles redéfinit les règles du marché alimentaire" />
     </div>
     <div>
      Le compromis trouvé le 5 mars 2026 entre les États membres et les négociateurs du Parlement européen marque un tournant dans la régulation des substituts de viande. L’Union européenne prévoit d’interdire l’utilisation de certaines appellations liées à la viande, dont le terme « steak végétal », pour des produits à base de protéines végétales ou issues de cultures cellulaires.&nbsp;<strong>En revanche, des expressions largement adoptées par l’industrie, comme « burger végétarien » ou « saucisse végétale », resteront autorisées.</strong> <br />   <br />  Cette décision, qui doit encore être formellement validée, intervient alors que le marché des alternatives protéiques s’installe durablement dans l’économie alimentaire européenne. Les enjeux dépassent largement la question de l’étiquetage : il s’agit désormais d’arbitrer entre protection des filières agricoles historiques, lisibilité pour les consommateurs et développement d’une nouvelle industrie alimentaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une régulation du « steak végétal » pensée pour protéger la filière viande</b></div>
     <div>
      La réforme européenne vise avant tout à réserver certaines dénominations historiquement associées à la viande aux seuls produits issus de l’élevage.&nbsp;<strong>Dans l’accord trouvé à Bruxelles, 31 termes liés à la viande devraient être interdits pour les aliments végétaux, dont « steak », « bacon », « ribs » ou encore « chicken ».</strong> <br />   <br />  Cette mesure s’inscrit dans une révision plus large de la politique agricole européenne visant à renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire. Les organisations représentant les éleveurs dénoncent depuis plusieurs années l’utilisation de termes carnés par les fabricants de substituts végétaux, estimant qu’elle constitue une concurrence déloyale et un facteur de confusion pour les consommateurs. <br />   <br />  Les discussions ont cependant été particulièrement âpres.&nbsp;<strong>Une proposition initiale prévoyait d’interdire également les mots « burger » et « saucisse » pour les produits végétariens.</strong>&nbsp;Face à l’opposition de plusieurs États membres et d’une partie de l’industrie alimentaire, ces appellations ont finalement été maintenues dans la version finale du compromis. <br />   <br />  Pour Bruxelles, la logique retenue consiste à distinguer les noms liés à une forme culinaire – burger ou saucisse – des noms liés à une coupe de viande ou à une espèce animale, désormais réservés aux produits d’origine animale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un marché des protéines alternatives déjà milliardaire</b></div>
     <div>
      Cette bataille réglementaire intervient dans un contexte de croissance rapide des alternatives végétales en Europe.&nbsp;<strong>Le marché européen de la viande végétale représentait 1,56 milliard de dollars en 2024, soit environ 1,44 milliard d’euros, et pourrait atteindre près de 5,40 milliards d’euros d’ici 2033. D’autres analyses évaluent déjà le marché européen à plus de 3 milliards de dollars en 2024, avec des perspectives de croissance dépassant 19 % par an sur la prochaine décennie.</strong> <br />   <br />  Plus largement, le secteur européen des aliments d’origine végétale connaît une expansion rapide. Les ventes ont progressé de 49% en deux ans, atteignant environ 3,6 milliards d’euros pour plusieurs catégories de produits, dont la viande, le lait ou les alternatives au fromage. <br />   <br />  Cette croissance s’explique par plusieurs facteurs structurels. Les préoccupations environnementales, les politiques publiques favorisant la transition alimentaire et la montée du flexitarisme alimentent la demande. L’innovation technologique joue également un rôle majeur : les fabricants multiplient les sources de protéines végétales – pois, fèves ou colza – afin d’améliorer la texture et le goût des produits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un équilibre délicat entre innovation alimentaire et souveraineté agricole</b></div>
     <div>
      Pour les acteurs économiques, la décision européenne illustre la difficulté d’encadrer un secteur en pleine transformation. L’industrie des protéines alternatives, portée par des start-up agroalimentaires et de grands groupes internationaux, s’est construite en reprenant les codes culinaires de la viande afin de faciliter l’adoption par les consommateurs. <br />   <br />  <strong>La suppression de certaines appellations pourrait donc entraîner des coûts d’adaptation pour les fabricants, contraints de modifier leurs stratégies marketing et leurs emballages.</strong>&nbsp;Certains États membres redoutaient également une fragmentation du marché intérieur si chaque pays adoptait ses propres règles d’étiquetage. <br />   <br />  À l’inverse, la filière de l’élevage voit dans cette régulation un moyen de préserver la valeur économique et culturelle de ses produits. Dans plusieurs pays européens, notamment en France, les organisations agricoles ont plaidé pour une protection stricte des dénominations carnées. <br />   <br />  Le compromis européen reflète finalement un arbitrage politique entre deux industries désormais structurantes pour l’économie alimentaire : d’un côté l’élevage traditionnel, pilier historique de la politique agricole commune ; de l’autre, une nouvelle filière industrielle des protéines alternatives qui attire investissements, innovation et nouveaux modèles de consommation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une bataille réglementaire qui dépasse la simple question des noms</b></div>
     <div>
      La controverse autour du « steak végétal » révèle en réalité une transformation plus profonde du système alimentaire. Les alternatives protéiques restent encore marginales par rapport à la consommation totale de viande, mais leur progression est rapide et attire l’attention des investisseurs et des grands groupes agroalimentaires. <br />   <br />  Le développement de ces produits s’inscrit aussi dans les objectifs climatiques européens. Réduire la consommation de viande est régulièrement évoqué comme un levier potentiel pour diminuer les émissions agricoles et l’utilisation des ressources naturelles. <br />   <br />  <strong>Dans ce contexte, la réglementation sur les appellations apparaît comme un terrain de confrontation entre visions économiques différentes : celle d’une agriculture traditionnelle cherchant à protéger ses marchés, et celle d’une industrie émergente qui tente de s’imposer comme un nouveau pilier de l’alimentation européenne.&nbsp;</strong>La disparition du terme « steak végétal » des rayons européens pourrait ainsi marquer moins la fin d’une appellation que le début d’une nouvelle phase de structuration du marché des protéines alternatives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>La fin du gaz russe : un choc asymétrique pour les économies européennes</title>
   <updated>2025-05-07T08:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/La-fin-du-gaz-russe-un-choc-asymetrique-pour-les-economies-europeennes_a2926.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2025-05-07T08:47:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélien Lacroix</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 6 mai 2025, la Commission européenne a officialisé une proposition visant à interdire, d’ici la fin 2027, toutes les importations de gaz russe. L’annonce, à la fois attendue et redoutée, marque une nouvelle étape dans la politique de réduction des dépendances énergétiques, amorcée dès le déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022. Mais derrière cet affichage d’unité stratégique, les impacts économiques s’annoncent très inégaux selon les pays, les secteurs et les capacités d’adaptation.     <div><b>Des économies européennes encore exposées de manière variable</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/88392066-62617238.jpg?v=1746600605" alt="La fin du gaz russe : un choc asymétrique pour les économies européennes" title="La fin du gaz russe : un choc asymétrique pour les économies européennes" />
     </div>
     <div>
      Avant la guerre, la Russie fournissait près de 45 % du gaz importé par l’Union européenne. En 2025, cette part est descendue à 18 %, selon les données de la Commission. Pourtant, cette moyenne masque des écarts significatifs : <strong>certains pays comme la Lituanie ou les Pays-Bas ont pratiquement cessé toute importation de gaz russe, tandis que d’autres, comme la Hongrie, la Slovaquie ou l’Autriche, continuent de recevoir des volumes substantiels, notamment via le gazoduc TurkStream.</strong> <br />   <br />  Dans sa proposition, <a class="link" href="https://www.reuters.com/markets/europe/eu-propose-ban-russian-gas-imports-by-end-2027-sources-say-2025-05-06/" rel="nofollow" target="_blank">la Commission</a> vise l’arrêt progressif de tous les contrats de fourniture de gaz russe, y compris les contrats à long terme avec Gazprom encore actifs, en interdisant leur renouvellement ou extension après leur expiration. La mesure engloberait également les achats sur les marchés spots.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une pression accrue sur l’industrie et les grands consommateurs</b></div>
     <div>
      L’industrie européenne, grande consommatrice de gaz naturel (notamment dans les secteurs chimiques, sidérurgiques, verriers ou de la production d’engrais), risque d’être particulièrement exposée. Pour certains pays comme l’Allemagne, qui a déjà réduit sa dépendance au gaz russe de plus de 50 % depuis 2022, le coût d’adaptation reste élevé. <strong>L’industrie allemande, très énergivore, fait face à des coûts structurellement plus élevés que ceux de ses concurrents internationaux, notamment asiatiques ou américains, mieux approvisionnés et moins soumis à des contraintes géopolitiques.</strong> <br />   <br />  Selon une note interne relayée par <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/europe/eu-seeks-cut-remaining-russian-gas-ties-legal-options-limited-2025-05-05/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a>, plusieurs groupes industriels ont alerté la Commission sur les risques de délocalisation de production et sur la perte de compétitivité à moyen terme si l’approvisionnement en GNL devait s’accompagner de coûts logistiques et de volatilité accrue des prix. <br />   <br />  <strong>En Italie et en Espagne, l’exposition directe au gaz russe était plus limitée.</strong> Ces pays ont investi tôt dans des infrastructures GNL et disposent de capacités d’importation diversifiées, notamment depuis l’Algérie. Leurs économies pourraient donc mieux absorber le choc qu’un pays enclavé dépendant des livraisons par gazoduc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des conséquences sur les prix, l’inflation et la croissance</b></div>
     <div>
      L’interdiction envisagée pourrait également exercer une pression haussière sur les prix du gaz, même si les marchés ont déjà intégré une partie des effets depuis les premières sanctions de 2022. En cas de conditions climatiques extrêmes ou de tensions sur l’approvisionnement global, les prix pourraient repartir à la hausse, affectant les ménages comme les entreprises. <br />   <br />  <strong>Selon les projections de la Banque centrale européenne, une hausse de 10 % du prix du gaz peut provoquer une augmentation de l’inflation globale de 0,2 à 0,4 point, selon les pays. </strong>Dans les États où le gaz reste fortement utilisé pour le chauffage résidentiel ou la production d’électricité, comme la Belgique, les Pays-Bas ou certaines régions de France, les effets pourraient être plus sensibles. <br />   <br />  Le PIB des États membres pourrait également être impacté de manière différenciée. <strong>Une étude du think tank Bruegel estimait en 2023 que la fin des importations russes pourrait coûter jusqu’à 1,5 % de PIB en Hongrie, contre 0,3 % en France ou 0,1 % en Espagne, sous réserve de stabilité géopolitique globale.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un agenda énergétique aux répercussions macroéconomiques durables</b></div>
     <div>
      La Commission européenne justifie sa proposition comme un levier stratégique de sécurisation de l’approvisionnement et de renforcement de la résilience énergétique de l’Union. En arrière-plan, elle vise aussi à tarir les sources de financement de l’effort de guerre russe. <strong>Le plafonnement du prix du pétrole brut à 60 dollars et la réduction des importations de gaz et charbon ont déjà privé la Russie de plusieurs centaines de milliards d’euros de recettes.</strong> <br />   <br />  Mais cette stratégie de rupture énergétique, si elle aboutit, redéfinira en profondeur les chaînes de valeur énergétiques, la structure des prix du gaz en Europe et la compétitivité industrielle à moyen et long terme. Le succès de ce tournant dépendra de la capacité collective à accélérer la diversification des sources, renforcer les capacités d’interconnexion intra-européennes, développer les infrastructures GNL, et surtout maintenir l’unité politique des 27 États membres. <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Déficit public 2024 : Bercy alerte sur un dérapage à venir</title>
   <updated>2024-09-03T15:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Deficit-public-2024-Bercy-alerte-sur-un-derapage-a-venir_a2786.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2024-09-03T09:56:00+02:00</published>
   <author><name>Paolo Garoscio</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est la rentrée 2024 et les perspectives budgétaires de la France suscitent de vives préoccupations. Les projections de Bercy, dévoilées par Les Echos, révèlent un risque de dépassement du déficit public, avec une possible dérive jusqu'à 5,6% du PIB. Or, l'objectif initial fixé par le gouvernement sortant était de 5,1% en 2024, ce qui reste élevé.     <div><b>France : une croissance économique revue à la baisse</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/82564129-59206208.jpg?v=1725351605" alt="Déficit public 2024 : Bercy alerte sur un dérapage à venir" title="Déficit public 2024 : Bercy alerte sur un dérapage à venir" />
     </div>
     <div>
      Le contexte économique s'assombrit.<strong> Selon les informations du journal Les Echos, Bercy a revu à la baisse ses prévisions de croissance, qui ne devraient atteindre que 1,1 % en 2024 et 2025, contre les 1,4 % espérés auparavant.</strong> Un ralentissement de la croissance qui pèse lourdement sur les finances publiques, car elle entraîne une baisse des recettes fiscales. En effet, les rentrées liées à la TVA, à l'impôt sur le revenu et à l'impôt sur les sociétés sont en deçà des attentes, exacerbant le déficit prévu. <br />   <br />  L'accroissement des dépenses des collectivités locales est un autre facteur qui inquiète le gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal. <strong>Selon les dernières analyses de Bercy, ces dépenses pourraient alourdir les comptes publics de 16 milliards d'euros supplémentaires en 2024. </strong>Bien que des mécanismes contraignants aient été proposés pour inciter les collectivités à réaliser des économies, ceux-ci n'ont pas été adoptés, aggravant ainsi la situation budgétaire générale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mesures envisagées pour contenir le déficit</b></div>
     <div>
      Face à ce tableau économique sombre, plusieurs options sont à l'étude pour limiter l'ampleur du déficit. Le gouvernement sortant avait envisagé des mesures telles que la taxation des rentes des entreprises énergétiques et des rachats d'actions,<strong> susceptibles de générer environ 3 milliards d'euros de recettes en 2024. </strong>Par ailleurs, 16,7 milliards d'euros de crédits de l'État ont été gelés, offrant une certaine marge de manœuvre au prochain exécutif pour ajuster les dépenses publiques. <br />   <br />  Le dépassement potentiel du déficit à 5,6 % du PIB en 2024 pose un défi majeur en termes de respect des engagements européens. <strong>Le pacte de stabilité de l'Union européenne impose aux États membres de maintenir leur déficit en dessous de 3 % du PIB.</strong> Un écart aussi important mettrait la France en situation de non-conformité, ce qui pourrait entraîner des sanctions de la part de l'UE et compromettre la crédibilité budgétaire du pays sur la scène internationale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Véhicules électriques : l'Europe s’apprête à imposer des tarifs douaniers très lourds</title>
   <updated>2024-06-12T16:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Vehicules-electriques-l-Europe-s-apprete-a-imposer-des-tarifs-douaniers-tres-lourds_a2729.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2024-06-12T15:47:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face à une concurrence accrue des constructeurs chinois de véhicules électriques, l'Union européenne a annoncé de nouveaux tarifs douaniers, une mesure qui révèle des tensions commerciales croissantes. Cette décision vise à protéger les industries locales et à répondre aux subventions étatiques massives de Pékin.     <div><b>Les véhicules électriques, un marché sous haute tension</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/80926701-58339838.jpg?v=1718202554" alt="Véhicules électriques : l'Europe s’apprête à imposer des tarifs douaniers très lourds" title="Véhicules électriques : l'Europe s’apprête à imposer des tarifs douaniers très lourds" />
     </div>
     <div>
      La Commission européenne a frappé fort en imposant des tarifs allant jusqu'à 38,1% sur certains fabricants de véhicules électriques chinois, tels que SAIC, tandis que d'autres, comme BYD, subiront des tarifs de 17,4%. <strong>À une condition près : si échouent les pourparlers avec le gouvernement chinois, accusé par la Commission européenne d'octroyer à ses véhicules électriques un avantage injustifié sur le marché européen en subventionnant ses constructeurs automobiles.</strong> À noter que ces tarifs s'ajoutent à une taxe d'importation existante de 10%. <br />   <br />  Cette décision, annoncée suite à une enquête anti-subvention, vise à rééquilibrer le jeu face à des pratiques jugées déloyales par l'Europe. En effet, les tarifs douaniers maximaux visent les constructeurs automobiles ayant choisi de ne pas coopérer avec la Commission européeene dans le cadre de son enquête, lancée en octobre 2023.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une réponse stratégique face aux subventions chinoises</b></div>
     <div>
      La Commission a en effet identifié diverses aides étatiques chinoises, incluant des prêts à taux bonifiés et des exemptions de TVA, qui biaisent la compétition. <strong>La mise en place de ces tarifs, qui doit encore être approuvée par un vote des États membres en novembre, pourrait toutefois s'avérer controversée.</strong> <br />   <br />  Des pays comme l'Allemagne et la Hongrie, où des investissements importants ont été réalisés par des entreprises comme BYD, pourraient s'opposer à ces mesures. La décision finale cherchera à équilibrer la protection de l'industrie locale et les risques d'un conflit commercial majeur, reflétant les divisions internes au sein de l'UE et la complexité de ses relations commerciales avec la Chine.&nbsp; <strong>Les ventes de véhicules électriques chinois ont connu une croissance exponentielle, passant de 57.000 unités en 2020 à plus de 437.000 en 2023</strong>, soulignant l'urgence de ces mesures pour les producteurs européens qui peinent à rivaliser.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Importation de cigarettes : la règle d’une cartouche par personne disparaît</title>
   <updated>2024-04-02T14:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Importation-de-cigarettes-la-regle-d-une-cartouche-par-personne-disparait_a2680.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2024-04-02T05:27:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Suite à un décret publié le 29 mars 2024, les restrictions sur l'importation de tabac en France ont été assouplies, permettant aux voyageurs de ramener d’autres pays de l’Union européennes des quantités supérieures de cigarettes.     <div><b>Un ensemble de critères pour déterminer si les cigarettes sont destinées à la revente</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/79266182-57425180.jpg?v=1712034695" alt="Importation de cigarettes : la règle d’une cartouche par personne disparaît" title="Importation de cigarettes : la règle d’une cartouche par personne disparaît" />
     </div>
     <div>
      Un changement majeur vient d’intervenir dans la réglementation française concernant l'importation de tabac par des particuliers. Jusqu'à récemment, les voyageurs revenant d'un pays de l'Union européenne étaient limités à 200 cigarettes. Cette restriction est maintenant levée, conformément à un décret publié le 29 mars 2024, qui aligne la règlementation française sur une directive européenne, plus libérale, autorisant jusqu'à 800 cigarettes par personne. <br />   <br />  Le décret, qui résulte d'un dialogue entre les instances françaises et européennes, ne précise pas de seuil maximum, laissant ainsi une liberté d’appréciation aux douaniers. Le gouvernement et les douanes françaises soulignent que l'absence de limite fixe permettra aux douaniers de concentrer leurs efforts sur la lutte contre le commerce illégal de tabac. <strong>Les douaniers se baseront sur un ensemble de critères pour déterminer si les produits sont destinés à la vente, tels que la quantité transportée, le mode de conditionnement, « la destination du détenteur lorsqu’elle diffère de son lieu de résidence habituelle », « l’activité économique du détenteur », l’emplacement des produits dans le véhicule (s’ils sont cachés par exemple) ou encore « toute trace d’un échange relatif à ces produits et impliquant le détenteur ».</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les buralistes craignent une augmentation de la contrebande</b></div>
     <div>
      <strong>Bien que la mesure ait été accueillie favorablement par les consommateurs, elle soulève des inquiétudes chez les buralistes et les associations de lutte contre le tabagisme.</strong> Ces derniers craignent une augmentation de la consommation de tabac et des activités de contrebande, malgré les assurances du gouvernement quant à l'efficacité des nouveaux dispositifs de contrôle. <br />   <br />  « <em>C’est étonnant que l’Union européenne, qui nous a imposé les messages de prévention sur les paquets de cigarettes, ou encore a exigé la suppression du goût menthol, tolère en revanche 4 cartouches par personne. Cela veut dire 16 cartouches pour une voiture de 3 passagers et un conducteur. Le décret ne fait pas cette distinction</em> », s’alarme face à la presse Philippe Coy, le président national de la Confédération des buralistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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