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 <title>Carnets de l'Economie</title>
 <subtitle><![CDATA[Tout l'univers du décideur, pour vivre dans un monde d'opportunités]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-16T09:39:22+02:00</updated>
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   <title>Le rendement de la taxe petit colis est très inférieur aux attentes</title>
   <updated>2026-05-15T10:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Le-rendement-de-la-taxe-petit-colis-est-tres-inferieur-aux-attentes_a3081.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2026-05-15T11:00:00+02:00</published>
   <author><name>François Lapierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La taxe petit colis française de deux euros, instaurée en mars 2026, ne génère que 2,3 millions d'euros par mois au lieu des 400 millions annuels prévus. Les plateformes chinoises contournent massivement le dispositif en acheminant 90% de leurs colis via d'autres pays européens.     <div><b>La taxe petit colis française génère des recettes dérisoires face aux stratégies d'évitement</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/96570738-67324958.jpg?v=1778834063" alt="Le rendement de la taxe petit colis est très inférieur aux attentes" title="Le rendement de la taxe petit colis est très inférieur aux attentes" />
     </div>
     <div>
      Instaurée le 1er mars 2026 pour endiguer l'afflux de marchandises chinoises à bas prix, la&nbsp;<strong>taxe petit colis</strong>&nbsp;française de deux euros affiche un bilan financier particulièrement humiliant. Selon les dernières déclarations de Florian Colas, directeur général des Douanes, cette mesure fiscale ne génère que 2,3 millions d'euros par mois — soit près de quatorze fois moins que les prévisions budgétaires initiales. Une contre-performance qui dit tout des limites d'une ambition unilatérale face aux géants du e-commerce international, aussi agiles qu'insaisissables. <br />   <br />  La taxe avait pour vocation d'imposer un prélèvement de deux euros par catégorie d'articles contenus dans les colis de moins de 150 euros en provenance de pays tiers à l'Union européenne. Derrière cette mécanique fiscale, un objectif affiché : protéger le commerce européen et rééquilibrer des règles du jeu faussées par des plateformes chinoises pratiquant des prix défiant toute concurrence. L'intention était louable. La réalité s'est révélée bien plus cruelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des prévisions budgétaires largement surévaluées</b></div>
     <div>
      La loi de finances pour 2026 tablait sur un rendement annuel de 400 millions d'euros, soit environ 33,3 millions d'euros par mois. Ces projections reposaient sur l'hypothèse d'un volume de transactions maintenu, d'une collecte effective sur l'ensemble des flux entrants, et surtout d'une coordination européenne qui ne s'est jamais matérialisée au moment de l'entrée en vigueur du dispositif. En d'autres termes, le gouvernement a bâti ses calculs sur des conditions qui n'existaient pas. <br />    Le rendement mensuel observé de 2,3 millions d'euros traduit en réalité un taux de collecte effective d'à peine 7 % par rapport aux objectifs fixés. Cette chute vertigineuse s'explique avant tout par l'effondrement du nombre de déclarations douanières directes vers la France, passées de 500 000 à 50 000 par jour, selon&nbsp;<a class="link" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/05/13/le-rendement-de-la-taxe-sur-les-petits-colis-evalue-a-2-3-millions-d-euros-par-mois-loin-des-previsions-du-gouvernement_6688706_3234.html" target="_blank">Le Monde</a>. En moins de trois mois, les plateformes avaient déjà reorganisé leur logistique pour contourner le dispositif. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Stratégies de contournement des plateformes e-commerce</b></div>
     <div>
      Temu, AliExpress et leurs homologues du commerce électronique chinois n'ont guère mis de temps à trouver la parade. Plutôt que d'acquitter la taxe, ils ont tout simplement réorienté leurs flux logistiques vers des pays européens non soumis à cette imposition — la Belgique et la Pologne en tête. Ce phénomène de « déport de volume », selon l'expression même de Florian Colas, concerne désormais 90 % des expéditions qui transitaient auparavant directement vers la France. <br />    Le mécanisme est d'une redoutable simplicité : les&nbsp;<strong>petits colis</strong>&nbsp;sont d'abord acheminés vers des centres de distribution européens, puis réexpédiés vers la France par voie terrestre, contournant ainsi intégralement la taxe tout en préservant délais de livraison et compétitivité tarifaire. Comme le relève&nbsp;<a class="link" href="https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-brief-eco/pour-quelles-raisons-la-taxe-francaise-de-deux-euros-sur-les-petits-colis-rapporte-t-elle-si-peu_7973582.html" target="_blank">France Info</a>, cette adaptation était parfaitement prévisible en l'absence de toute harmonisation européenne. Il n'a fallu que quelques semaines aux opérateurs pour faire de la géographie une arme fiscale. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Impacts économiques collatéraux sur la logistique française</b></div>
     <div>
      Au-delà de l'échec fiscal pur, la mesure engendre des dommages collatéraux bien concrets sur l'écosystème logistique national. Plusieurs entreprises du secteur ont dû recourir au chômage partiel, victimes de la contraction brutale des volumes traités. Situation aussi absurde que douloureuse : la taxe pénalise l'emploi français sans pour autant dissuader les consommateurs d'acheter sur les plateformes chinoises — les articles, eux, continuent d'affluer, mais par d'autres routes. <br />    Les statistiques douanières le confirment sans ambiguïté : la consommation française de produits issus de ces plateformes n'a pas fléchi. Le volume annuel demeure supérieur à 800 millions d'articles importés, dont 97 % en provenance de Chine. Plus préoccupant encore, le prix moyen des articles poursuit sa descente inexorable, passant de 11,03 euros en 2022 à 6,40 euros en 2025, la moitié des produits importés affichant désormais un prix inférieur à 3,40 euros. S <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Dette : plus de 10 milliards d’OAT adjugés</title>
   <updated>2024-06-21T14:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Dette-plus-de-10-milliards-d-OAT-adjuges_a2735.html</id>
   <category term="Stratégies" />
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   <published>2024-06-21T08:00:00+02:00</published>
   <author><name>Paolo Garoscio</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La récente levée de dette par la France, marquée par une opération d'adjudication des Obligations Assimilables du Trésor (OAT), avait de quoi inquiéter. Il s’agissait en effet de la première levée de dette depuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale qui a plongé la France dans une période d’incertitude politique. Mais, finalement, les investisseurs ont été au rendez-vous.     <div><b>Forte demande pour les OAT français</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/81114094-58479329.jpg?v=1718951014" alt="Dette : plus de 10 milliards d’OAT adjugés" title="Dette : plus de 10 milliards d’OAT adjugés" />
     </div>
     <div>
      La première émission d'obligations après la dissolution de l'Assemblée Nationale par Emmanuel Macron et l'annonce d'élections législatives anticipées a suscité une forte demande. Cette adjudication a permis de lever 10,5 milliards d'euros, atteignant ainsi la limite supérieure de l'objectif fixé par le Trésor. <strong>La demande sur les quatre souches a représenté 2,41 fois le montant total vendu, indiquant un intérêt soutenu des investisseurs malgré l'incertitude politique actuelle.</strong> <br />   <br />  <strong>Suite à cette adjudication, le rendement des obligations françaises à 10 ans a progressé de 1,9 point de base pour atteindre 3,208%.</strong> Le spread entre l'OAT à 10 ans et le Bund allemand s'est resserré de 1,7 point de base, s'établissant à 77,1 points. Les investisseurs semblent donc continuer de faire confiance à la dette française, malgré des taux bien plus élevés qu'auparavant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Détails de l'adjudication des OAT</b></div>
     <div>
      Le Trésor a levé un montant total de 10,495 milliards d'euros via plusieurs émissions d'OAT. Voici les détails de chaque tranche : <br />   <br />  Pour l'OAT 2,75% Oct. 25, 2027, le montant des offres reçues a atteint 6,788 milliards d'euros, avec 3,308 milliards d'euros acceptés. Le ratio de couverture s'est établi à 2,05, avec un rendement moyen de 3,04% et un prix moyen de 99,10. La date de règlement est fixée au 24 juin 2024. <br />   <br />  L'OAT 5,50% April 25, 2029 a vu des offres reçues à hauteur de 6,372 milliards d'euros, avec 2,379 milliards d'euros acceptés. Le ratio de couverture était de 2,68, avec un rendement moyen de 3,03% et un prix moyen de 110,93. La date de règlement est également le 24 juin 2024. <br />   <br />  Pour l'OAT 2,75% Feb. 25, 2030, les offres reçues ont totalisé 7,595 milliards d'euros, avec 3,026 milliards d'euros acceptés. Le ratio de couverture s'est élevé à 2,51, avec un rendement moyen de 3,01% et un prix moyen de 98,65. La date de règlement est fixée au 24 juin 2024. <br />   <br />  Enfin, pour l'OAT 0% May 25, 2032, le montant des offres reçues a atteint 4,490 milliards d'euros, avec 1,782 milliards d'euros acceptés. Le ratio de couverture était de 2,52, avec un rendement moyen de 3,05% et un prix moyen de 78,82. La date de règlement est le 24 juin 2024. <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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