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 <title>Carnets de l'Economie</title>
 <subtitle><![CDATA[Tout l'univers du décideur, pour vivre dans un monde d'opportunités]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-23T04:35:41+02:00</updated>
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   <title>Crédit immobilier : comprendre les raisons de la hausse persistante des taux</title>
   <updated>2026-01-21T08:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Credit-immobilier-comprendre-les-raisons-de-la-hausse-persistante-des-taux_a3030.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2026-01-20T17:30:00+01:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les projections de l’Observatoire Crédit Logement/CSA, dont la dernière éditions en date vient d'être publiée, indiquent une poursuite graduelle mais continue de la hausse des taux immobiliers. Le taux moyen attendu atteindrait environ 3,55% fin 2026, avant de se rapprocher de 4% à l’horizon 2027. Cette trajectoire, loin d’être brutale, n’en constitue pas moins une rupture durable avec le modèle de financement qui a soutenu le marché résidentiel français pendant plus d’une décennie.     <div><b>​Prêts immobiliers : après un plateau, les taux remontent</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/93807987-65500311.jpg?v=1768981353" alt="Crédit immobilier : comprendre les raisons de la hausse persistante des taux" title="Crédit immobilier : comprendre les raisons de la hausse persistante des taux" />
     </div>
     <div>
      La dynamique du crédit immobilier en France s’inscrit désormais dans un régime durablement plus contraignant. Les dernières données publiées par l’Observatoire Crédit Logement/CSA confirment que la phase de détente monétaire observée ponctuellement en 2024 et au premier semestre 2025 n’a pas débouché sur une normalisation des conditions d’emprunt. Au contraire, les taux immobiliers se sont stabilisés à un niveau élevé avant d’amorcer une nouvelle séquence haussière, révélatrice de déséquilibres macroéconomiques persistants et d’un changement profond du cadre financier dans lequel évoluent les ménages comme les établissements prêteurs. <br />   <br />  <strong>Au quatrième trimestre 2025, le taux moyen du crédit immobilier s’est ainsi établi à 3,14%, confirmant la sortie définitive du cycle de taux bas.</strong> Ce niveau, qui aurait été jugé exceptionnel il y a encore cinq ans, constitue désormais un point d’ancrage pour le marché. Il reflète moins une tension conjoncturelle qu’un ajustement progressif aux nouvelles contraintes de financement qui pèsent sur l’économie française.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une hausse appelée à se prolonger jusqu’en 2027</b></div>
     <div>
      La trajectoire des taux de crédit immobilier ne peut être analysée isolément. Elle s’inscrit dans un environnement marqué par une recomposition des équilibres entre politique monétaire, dette publique et marchés obligataires. Malgré les inflexions récentes de la Banque centrale européenne, les taux longs restent orientés à la hausse, sous l’effet conjugué d’anticipations inflationnistes encore instables et d’un besoin massif de financement des États. <br />   <br />  Dans ce contexte, les banques françaises ajustent leurs barèmes de prêts immobiliers pour préserver leurs marges, alors que le coût de refinancement demeure élevé. Emprunter aujourd’hui ne dépend plus uniquement du niveau des taux directeurs, mais d’un ensemble de paramètres macrofinanciers plus complexes, intégrant la perception du risque et la duration des engagements. <br />   <br />  Cette évolution marque un changement de régime. <strong>Le crédit immobilier cesse progressivement d’être un amortisseur conjoncturel pour devenir un canal de transmission plus direct des politiques monétaires restrictives.</strong> La hausse des taux agit mécaniquement sur la demande, mais aussi sur la valorisation des actifs immobiliers, en comprimant les capacités d’emprunt à revenus constants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Allongement des durées : un ajustement aux limites visibles</b></div>
     <div>
      Face à cette remontée des taux, le marché a déjà activé un levier d’ajustement bien connu : l’allongement de la durée des prêts immobiliers. <strong>La durée moyenne dépasse désormais 250 mois, un niveau historiquement élevé. Ce phénomène permet de lisser l’impact des taux sur les mensualités, mais il traduit aussi une fragilisation progressive de l’équation financière des ménages.</strong> <br />   <br />  D’un point de vue macroéconomique, cet allongement pose plusieurs questions. Il accroît l’exposition des emprunteurs aux chocs de revenus futurs, tout en rigidifiant la structure de la dette privée. Il limite également la mobilité résidentielle et professionnelle, en augmentant le coût de sortie des ménages fortement endettés. Le crédit immobilier devient ainsi un facteur de moindre fluidité économique, là où il avait longtemps joué un rôle de soutien à l’activité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un effet redistributif sur les ménages et sur le marché</b></div>
     <div>
      La hausse des taux de crédit immobilier produit un effet redistributif net. <strong>Les ménages les plus aisés, disposant d’un apport conséquent, conservent un accès relativement fluide au financement. À l’inverse, les classes intermédiaires et les primo-accédants subissent de plein fouet la contraction de leur capacité d’emprunt.</strong> À taux plus élevés, le rationnement du crédit ne passe plus seulement par le prix, mais aussi par la sélection accrue des dossiers. <br />   <br />  Sur le plan macroéconomique, cette évolution contribue à segmenter davantage le marché immobilier. Les zones tendues, où la demande reste forte, absorbent partiellement le choc des taux. Les territoires moins dynamiques, en revanche, voient les transactions se raréfier, amplifiant les disparités régionales et freinant l’investissement résidentiel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un nouvel équilibre durable pour le crédit immobilier</b></div>
     <div>
      L’idée d’un retour rapide à des taux bas apparaît désormais illusoire. <strong>Le crédit immobilier entre dans une phase de normalisation par le haut, cohérente avec un environnement macroéconomique marqué par des niveaux de dette élevés, une inflation sous-jacente persistante et une vigilance accrue des régulateurs.</strong> Dans ce cadre, la hausse des taux n’est pas une anomalie, mais l’expression d’un nouvel équilibre financier. <br />   <br />  Pour les décideurs publics comme pour les acteurs bancaires, l’enjeu n’est plus de contenir ponctuellement la hausse des taux, mais d’accompagner l’adaptation du modèle de financement du logement. Cela implique une réflexion sur la durée des prêts, le rôle de l’apport, et les mécanismes de soutien ciblés, afin d’éviter que le crédit immobilier ne devienne un facteur d’exclusion économique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Prêts immobiliers : l’octroi de nouveaux crédits a chuté de 36%</title>
   <updated>2024-08-06T16:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Prets-immobiliers-l-octroi-de-nouveaux-credits-a-chute-de-36_a2769.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2024-08-06T16:31:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au premier semestre 2024, le crédit immobilier a connu une baisse historique en France : le volume des nouveaux crédits octroyés (hors renégociations donc) a chuté de 36%, annonce la Banque de France dans sa dernière publication statistique.     <div><b>Prêts immobiliers : seuls 47,3 milliards d'euros ont été distribués au premier semestre 2024</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/82013790-58955154.jpg?v=1722956310" alt="Prêts immobiliers : l’octroi de nouveaux crédits a chuté de 36%" title="Prêts immobiliers : l’octroi de nouveaux crédits a chuté de 36%" />
     </div>
     <div>
      Les six premiers mois de 2024 ont enregistré un recul significatif des crédits immobiliers. D’après la Banque de France, le total des nouveaux crédits à l'habitat, hors renégociations, n'a atteint que 47,3 milliards d'euros entre janvier et juin 2024, soit une diminution de 36% par rapport à la même période en 2023. <strong>Ce chiffre représente le montant le plus faible observé depuis une décennie, malgré une baisse des taux d'intérêt de 4,17% en janvier à 3,70% en juin 2024.</strong> <br />   <br />  Les causes de cette chute sont multiples. D'une part, les prix élevés continuent de dissuader de nombreux ménages de s'engager dans un projet immobilier. D'autre part, l'incertitude politique de juin 2024 a renforcé un climat d'attentisme parmi les potentiels acquéreurs.<!--cke_bookmark_107S--><!--cke_bookmark_107E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les banques françaises octroient davantage de prêts immobiliers par rapport à la moyenne européenne</b></div>
     <div>
      Cependant, contre toute attente, le marché a connu un rebond au deuxième trimestre 2024. Après un recul continu sur 18 mois, la production de crédits immobiliers a montré des signes de reprise. Cette évolution favorable semble être encouragée par une baisse continue des taux d'intérêt ainsi qu'une légère baisse des prix immobiliers. Les données de la Banque de France indiquent une stabilisation de la demande de prêts, avec des remboursements de prêts existants qui surpassent toujours les nouveaux crédits, bien que de manière moins prononcée. <br />   <br />  En comparaison avec d'autres pays de la zone euro, la France se distingue par sa production de crédits immobiliers qui reste supérieure à la moyenne. <strong>En effet, rapportée au PIB, la production cumulée de crédits sur 12 mois atteint 4% en France contre 3,75% pour la zone euro.</strong> En outre, les taux d'intérêt en France, légèrement inférieurs à ceux de ses voisins européens, ainsi que la prédominance des crédits à taux fixe, contribuent à une situation relativement plus favorable pour les emprunteurs français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Pas d'assouplissement pour les prêts immobiliers malgré la crise</title>
   <updated>2023-09-27T17:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Pas-d-assouplissement-pour-les-prets-immobiliers-malgre-la-crise_a2542.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2023-09-27T16:04:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Haut Conseil de stabilité financière maintient le cap en refusant d'assouplir les règles de prêt. Il estime que les banques ne tirent pas pleinement parti des marges de manœuvre existantes.     <div><b>Une décision immuable malgré le climat tendu de l'immobilier</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/75484117-52975112.jpg?v=1695827353" alt="Pas d'assouplissement pour les prêts immobiliers malgré la crise" title="Pas d'assouplissement pour les prêts immobiliers malgré la crise" />
     </div>
     <div>
      Le marché immobilier traverse une période agitée. Pourtant, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a décidé le 26 septembre 2023 de garder les règles de prêt immobilier telles qu'elles sont. <strong>Il considère que simplifier davantage les conditions d'emprunt n'est pas la clé pour résoudre les soucis actuels du secteur.</strong> <br />   <br />  Et le secteur est en effet en crise. En juillet 2023, la Banque de France annonçait que les octrois de crédits immobiliers (à l'exception des renégociations) se sont élevés à 10,1 milliards d'euros, atteignant ainsi leur niveau le plus bas depuis avril 2016. C’est également deux fois moins qu'en juillet 2022. Parallèlement, les réservations de logements neufs auprès des promoteurs ont subi une chute de près de 40% au premier semestre 2023, se situant à seulement 18 000 au deuxième trimestre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les courtiers en prêts immobiliers déçus de la décision du HCSF</b></div>
     <div>
      « <em>Nous aurions pu croire que l’échec prévisible des fameuses souplesses annoncées en juin 2023 allait convaincre la Banque de France et le HCSF de son erreur. Que nenni ! Ils maintiennent donc des règles anachroniques en demandant aux banques d’y déroger massivement. Qui mettra fin à cette folie ?</em> », a réagi peu après cette annonce Bérengère Dubus, secrétaire générale de l'Union des Intermédiaires en Crédit Immobilier (UIC), le principal syndicat de courtiers en crédit immobilier de France. <br />   <br />  Il faut savoir qu’afin d'éviter une accumulation excessive de dettes pour les familles, les banques doivent suivre des critères précis. <strong>Concrètement, la mensualité d'un prêt ne peut pas dépasser 35% du salaire de l'emprunteur, et la durée du prêt ne doit pas excéder 25 ans.</strong> Mais une exception existe : dans 20% des cas, ces règles peuvent être assouplies. Cette petite marge a été mise en place principalement pour aider ceux qui souhaitent devenir propriétaires pour la première fois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Les banques ne profitent pas à fond de la flexibilité existante</b></div>
     <div>
      Lors de sa dernière réunion le 26 septembre 2023, le HCSF a insisté sur le fait que, malgré les assouplissements autorisés, les banques ne les utilisent pas à 100%. En fait, elles n'accordent des dérogations que pour 13,8% des prêts, alors qu'elles pourraient le faire pour 20% d'entre eux. En outre, même si le pourcentage de dérogations pour des projets autres que l'achat d'une maison a augmenté, il reste bas, à 2,4% du total des prêts. <br />   <br />  <strong>Ces chiffres montrent que les banques pourraient proposer davantage de crédits tout en respectant les règles.</strong> Le HCSF, qui surveille la situation chaque trimestre, rappelle aux banques leur devoir : elles doivent faciliter l'accès au crédit pour le plus grand nombre, notamment pour ceux ayant des salaires élevés et pouvant gérer de grosses mensualités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Crédit : les taux d’usure remontent, emprunter deviendra plus difficile</title>
   <updated>2022-03-30T18:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Credit-les-taux-d-usure-remontent-emprunter-deviendra-plus-difficile_a2149.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2022-03-30T17:23:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si la majorité des taux d’usure applicables au 1er avril 2022 sont en hausse (+0,25 point en moyenne), ceux sur 20 ans et plus sont en baisse. Cela signifie que de nombreux ménages dont les projets auraient été finançables au premier trimestre 2022 ne pourront pas se faire financer au deuxième trimestre 2022.     <div><b>Le devenir des futurs prêts sur 20 ans est remis en question</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/63418426-45723537.jpg?v=1648655121" alt="Crédit : les taux d’usure remontent, emprunter deviendra plus difficile" title="Crédit : les taux d’usure remontent, emprunter deviendra plus difficile" />
     </div>
     <div>
      Sale temps pour solliciter un crédit immobilier. Au 1er avril 2022, et pour les trois prochains mois, les taux d’usure sur 20 ans seront éminemment bas (2,4%). Ce taux a été annoncé le 28 mars 2022 dans un décret relatif aux taux d’usure publié au Journal officiel. Si la décision ne relève pas du politique (comme l’est souvent la décision quant au taux de rémunération du Livret A) mais de la stricte application d’une formule mathématique, le décret relatif aux taux d’usure est toujours très attendu à la fin de chaque trimestre par les candidats à la propriété et autres emprunteurs potentiels. <br />   <br />  <strong>Au deuxième trimestre 2022, pour la première fois de l’histoire, les candidats à la propriété devront donc composer avec un taux d’usure très bas (2,4%).</strong> Pour rappel, les taux d’usure sont les taux plafonds au-delà desquels une banque n’a pas le droit de prêter. Le taux d’usure correspond à la moyenne des taux effectifs pratiqués par les banques au cours des trois mois écoulés (le TAEG comprend le taux nominal, les frais de dossier, les frais de courtage et le coût d’assurance), augmentés d’un tiers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Au premier trimestre 2022 déjà, le taux d’usure avait exclu de nombreux ménages du crédit</b></div>
     <div>
      Si un taux d’usure bas pose problème, c’est parce qu’actuellement, les taux des crédits remontent. Un taux d’usure bas empêche donc les banques de proposer des crédits à des taux de marché, ce qui exclut mécaniquement un grand nombre d’emprunteurs (sauf les très bons dossiers) du crédit. <br />   <br />  « <em>Les taux d’usure sont actuellement totalement décorrélés de la réalité du marché. Pour preuve, sur 20 ans et plus, les durées de crédit les plus répandues, le taux d’usure a baissé de 20 points en un an, passant de 2,60 % à 2,40 %, alors même que ls taux de crédit ont augmenté de 15 points. […] <strong>Ce décalage de 3 mois provoque ainsi un effet ciseau qui exclut du crédit une plus large catégorie d’emprunteurs</strong></em> », explique Sandrine Allonier, directrice des études de Vousfinancer. Aux banques et courtiers en crédits, le taux d’usure pose un sérieux problème. C’était même le cas au premier trimestre 2022. Dans un sondage interne réalisé auprès des 200 agences du réseau Vousfinancer, 76% des répondants déclaraient avoir eu récemment un refus de prêt à cause du taux d’usure ou du taux d’endettement maximum. Dans une agence c’est même 1 dossier sur 5 qui dépassait le taux d’usure en mars 2022.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Crédit immobilier : moins de demandes et plus de refus</title>
   <updated>2020-09-01T16:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Credit-immobilier-moins-de-demandes-et-plus-de-refus_a1725.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2020-09-01T15:22:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Crise économique oblige, le crédit immobilier a quelque peu ralenti sur les huit premiers mois de 2020, mais sans que ce ralentissement soit catastrophique. Toujours est-il que de plus en plus de candidats à l’acquisition se voient opposer un refus à leur demande de prêt.     <div><b>Crédits immobiliers : un impact certain mais somme toute limité</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/49471132-38476285.jpg?v=1598967864" alt="Crédit immobilier : moins de demandes et plus de refus" title="Crédit immobilier : moins de demandes et plus de refus" />
     </div>
     <div>
      Pas d’effondrement pour les crédits immobiliers ! Malgré la crise sanitaire et la crise économique qui s’en est suivie, le marché a su traverser le confinement et limiter les dégâts, nous apprend le réseau de courtiers en crédits immobiliers Meilleurtaux. <strong>Hors période de confinement, de janvier à août 2020 la baisse des demandes a été de 18% comparé à la même période en 2019, ce qui peut être interprété comme une baisse limitée quand on connaît l’ampleur de l’impact de l’épidémie sur l’ensemble de l’économie française.</strong> <br />   <br />  En somme, en 2020 le marché du crédit immobilier a fait du yo-yo. Témoignage d’un effet de rattrapage après le confinement, en juin 2020 les demandes ont connu une hausse de 30% comparé à juin 2019. L’avenir lui aussi reste incertain : au sein du réseau Meilleurtaux, les mois d'été et notamment août enregistrent une baisse des demandes d'acquisitions par rapport à 2019. «<em> Les questions sont multiples concernant le bilan à venir sur l'année 2020</em> » précise Mael Bernier, « <em>Pour le quatrième trimestre, les incertitudes sont grandissantes face à une épidémie qui reste très présente. Il est encore difficile d'avoir une idée de l'impact économique réel pour les entreprises, qui vont devoir licencier</em> », prévient Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux, qui émet des doutes quant au maintien du volume de candidats à l’acquisition.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des dossiers de moins bonne qualité et plus de refus</b></div>
     <div>
      Actuellement, le marché se caractérise par une forte présence d'emprunteurs à faible épargne et à bas revenus. Ainsi, au sein du réseau Meilleurtaux, 37% des acquéreurs ont moins de 5% d'apport. Et cela se comprend quand on sait que 50% des demandeurs de crédit ont moins de 35 ans. Mais, problème : une moindre solvabilité, c’est aussi une plus grande chance de se voir opposer un refus ou se voir proposer un taux trop élevé, qui dépassera le taux d’usure. <br />   <br />  Rappelons que le taux d’usure est le taux maximum que les banques sont autorisées à appliquer aux crédits. Cette règle est censée protéger les emprunteurs des taux abusifs. Le taux d’usure est calculé tous les trois mois et est publié au Journal Officiel. Au troisième trimestre 2020, il est de 2,07%. <strong>Au troisième trimestre 2020, 16% des dossiers déposés chez Meilleurtaux ont été recalés pour dépassement du taux d’usure… contre seulement 9% au quatrième trimestre 2019.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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