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 <title>Carnets de l'Economie</title>
 <subtitle><![CDATA[Tout l'univers du décideur, pour vivre dans un monde d'opportunités]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-19T15:13:04+02:00</updated>
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   <title>Une réduction de 5% sur les livres : Amazon teste les limites de la loi Lang</title>
   <updated>2025-10-21T17:49:00+02:00</updated>
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   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2025-10-21T17:36:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Amazon ravive les tensions avec les libraires français. Le groupe américain a annoncé qu’il appliquerait une réduction de 5 sur les livres neufs vendus sur sa plateforme, mais uniquement pour les clients choisissant un retrait dans un point désigné. Présentée comme un avantage pratique et écologique, cette offre provoque un tollé dans la profession, qui y voit un nouveau moyen de contourner la loi encadrant le prix du livre.     <div><b>Amazon : le Syndicat de la librairie française vent debout contre les casiers automatiques</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/91945996-64537443.jpg?v=1761061769" alt="Une réduction de 5% sur les livres : Amazon teste les limites de la loi Lang" title="Une réduction de 5% sur les livres : Amazon teste les limites de la loi Lang" />
     </div>
     <div>
      Depuis le 16 octobre 2025, Amazon France met en avant cette remise, strictement encadrée par la loi Lang de 1981, mais assortie d’une condition inhabituelle : pour en bénéficier, l’acheteur doit récupérer son ouvrage dans un point de retrait partenaire, parmi lesquels figurent aussi bien des commerces que des casiers automatiques. <strong>Le géant du e-commerce souligne que cette formule inclut la gratuité de l’expédition, alors que la loi Darcos impose depuis 2023 un minimum de trois euros de frais de port pour toute livraison de livres à domicile inférieure à 35 euros.</strong> En associant remise et absence de frais de transport, Amazon assure vouloir « encourager la lecture » tout en s’adaptant aux nouvelles contraintes réglementaires. <br />   <br />  Mais cette initiative réactive une querelle ancienne entre le groupe américain et les libraires indépendants. Le Syndicat de la librairie française (SLF) dénonce une opération contraire à l’esprit du prix unique, conçu pour préserver un réseau équilibré de points de vente sur le territoire. Son délégué général, Guillaume Husson, accuse Amazon de « <em>contourner à nouveau la loi</em> » et rappelle que « <em>la gratuité de la livraison n’est autorisée que lorsqu’un livre est retiré dans un commerce de vente au détail de livres</em> ». Selon le SLF, l’utilisation de simples casiers ou de relais dépourvus de librairie constitue une infraction. Dans un communiqué, le syndicat évoque « <em>une entreprise qui se place au-dessus du droit français</em> », estimant que la multiplication de ces initiatives fragilise le secteur du commerce de livres. <br />   <br />  Les libraires redoutent surtout les conséquences économiques d’un tel dispositif. Déjà mis sous pression par la concurrence en ligne, ils dénoncent un déséquilibre croissant. <strong>Amazon dispose d’une puissance logistique et financière qui lui permet d’amortir le coût de ces réductions, contrairement aux commerces physiques, contraints de maintenir leur présence locale et leur conseil personnalisé.</strong> Pour beaucoup, cette remise combinée à la gratuité du retrait revient à jouer sur les failles du système : juridiquement conforme à la lettre de la loi, mais contraire à son esprit. Elle risque, selon le SLF, d’encourager un transfert progressif des achats vers la plateforme au détriment des librairies, en particulier celles des centres-villes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Amazon se prévaut de contribuer à l'accessibilité des livres</b></div>
     <div>
      Amazon, de son côté, affirme que son dispositif respecte la réglementation et complète l’offre existante. L’entreprise met en avant un argument d’accessibilité : <strong>près de 70% des points de retrait concernés se situeraient dans des zones rurales, où les librairies se font rares</strong>. Un constat contesté par les professionnels du secteur, qui rappellent qu’il existe environ 25.000 points de vente de livres en France, y compris dans des zones moins denses. Pour eux, Amazon ne cherche pas à pallier un manque, mais à occuper le terrain logistique laissé libre par les contraintes sur la livraison. En redéfinissant les règles de l’expédition et du retrait, la plateforme remet en cause un équilibre fragile entre confort d’achat et diversité culturelle. <br />   <br />  <strong>Dans ce bras de fer récurrent entre innovation commerciale et protection du réseau de librairies, la remise de 5% apparaît moins comme un geste envers les lecteurs que comme un test grandeur nature des limites du cadre légal français.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Hachette fait l’acquisition de son rival américain Perseus Group</title>
   <updated>2014-06-25T08:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Hachette-fait-l-acquisition-de-son-rival-americain-Perseus-Group_a379.html</id>
   <category term="Stratégies" />
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   <published>2014-06-25T08:04:00+02:00</published>
   <author><name>Paolo Garoscio</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que le groupe d’édition français est en pleine crise avec Amazon, notamment sur les prix des livres sur le site internet de e-commerce, la filiale américaine du groupe a annoncé avoir fait l’acquisition d’un de ses rivaux : Perseus Group. De quoi consolider sa présence sur le territoire américain mais également peser un peu plus lourd dans les négociations avec Amazon.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/6755094-10325564.jpg?v=1403676445" alt="Hachette fait l’acquisition de son rival américain Perseus Group" title="Hachette fait l’acquisition de son rival américain Perseus Group" />
     </div>
     <div>
      Hachette, aux Etats-Unis, est le quatrième éditeur du pays&nbsp;; de son côté, Perseus Group, qui compte parmi ses maisons d’éditions Avalon Books, Basic Books, da Capo Press, PublicAffairs et Running Press, se situe à la sixième place du classement. Une fusion entre les deux crée donc un acteur majeur de l’édition outre-Atlantique. <br />   <br />  Une bonne nouvelle pour Hachette qui consolide ainsi sa présence dans le pays. Les deux groupes se complètent plus qu’ils ne se font de la concurrence. Perseus Group est plutôt spécialisée dans les essais et les livres culturels tandis qu’Hachette, qui compte J.K. Rowling parmi ses auteurs de renom, est spécialisée dans la fiction. <br />   <br />  Avec les quelques 700 livres publiés par Perseus Group chaque année, Hachette étoffe donc son catalogue ce qui lui permet, entre autres, de peser un peu plus dans les négociations qu’elle a en ce moment avec Amazon. <br />   <br />  Les deux géants sont en conflit sur le prix des livres sur Amazon, bien moins élevés que dans les circuits traditionnels. Des prix qui rognent les marges d’Hachette qui aimerait bien pouvoir choisir elle-même le prix de mise en vente. Mais Amazon, leader du secteur, fait la sourde oreille et use de sa position dominante pour imposer sa vision. <br />   <br />  Si les termes financiers de la fusion Hachette / Perseus Group n’ont pas été révélés, on sait qu’Hachette devrait uniquement garder les activités d’édition du groupe. La division service client sera revendu ultérieurement à Ingram Content Group. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Le groupe Mondadori rachète le réseau social des livres Anobii</title>
   <updated>2014-03-11T13:44:00+01:00</updated>
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   <category term="Stratégies" />
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   <published>2014-03-11T13:42:00+01:00</published>
   <author><name>Paolo Garoscio</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Peu connu, Anobii est le réseau social des amateurs de livres sur lequel les inscrits s’échangent conseils, réflexions, critiques et bien autre chose. Avec ses quelques 1 millions d’inscrits dans le monde entier et près de 15 langues représentées, le petit réseau social a encore du travail devant lui. Et peut-être que l’acquisition par l’éditeur italien Mondadori va l’aider.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/6402905-9658925.jpg?v=1394541879" alt="Le groupe Mondadori rachète le réseau social des livres Anobii" title="Le groupe Mondadori rachète le réseau social des livres Anobii" />
     </div>
     <div>
      Mondadori a racheté le réseau social pour l’intégrer dans sa stratégie de développement du livre numérique en Italie, un marché encore naissant qui devrait rapidement grossir. Mais pas seulement. Car malgré le fait qu’il a été fondé à Hong-Kong en 2006 par Greg Sung, un tiers des utilisateurs d’Anobii sont italiens. <br />   <br />  En récupérant le réseau social, Mondadori récupère également toutes les données personnelles des utilisateurs. Âge, sexe, provenance… autant d’informations qui, couplées aux critiques et avis, devraient permettre, selon le groupe éditorial, de mieux anticiper la demande en livres dans le futur et donc de faciliter la publication avec un succès accru. <br />   <br />  Pour Anobii, ce rachat par Mondadori est également une opportunité de taille puisque si l’éditeur veut rendre efficace cette nouvelle stratégie de prévisions des sorties littéraires, il va falloir qu’elle relance le réseau social qui a vu son utilisation un peu baisser ces dernières saisons. Une relance qui se fera sans doute initialement en Italie, cœur de cible de Mondadori, mais également à l’étranger. <br />   <br />  Et pour ce faire, Mondadori a déjà prévu des investissements afin que «&nbsp;Anobii, dans de brefs délais, atteignent les plus élevés standards technologiques et puisse développer de nouvelles fonctionnalités et services pour ses utilisateurs.&nbsp;» <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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