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 <title>Carnets de l'Economie</title>
 <subtitle><![CDATA[Tout l'univers du décideur, pour vivre dans un monde d'opportunités]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-15T15:57:59+01:00</updated>
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   <title>Charbon : la demande mondiale est à son plus haut</title>
   <updated>2024-12-18T14:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Charbon-la-demande-mondiale-est-a-son-plus-haut_a2863.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2024-12-18T14:40:00+01:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Selon un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie, la demande mondiale de charbon, après un sommet prévu en 2024, devrait se stabiliser jusqu’en 2027. Malgré l’essor des renouvelables et l’émergence de marchés asiatiques, l’incertitude demeure, en particulier autour du rôle décisif de la Chine.     <div><b>La consommation de charbon devrait atteindre 8,77 milliards de tonnes</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/85027581-60667797.jpg?v=1734531286" alt="Charbon : la demande mondiale est à son plus haut" title="Charbon : la demande mondiale est à son plus haut" />
     </div>
     <div>
      La dynamique récente du charbon illustre un équilibre précaire entre la hausse soutenue de la consommation électrique mondiale et l’expansion rapide des énergies renouvelables. Après la chute liée à la pandémie de Covid-19, la demande de charbon a connu un rebond marqué, atteignant un nouveau sommet envisagé en 2024 avec près de 8,77 milliards de tonnes. Cependant, l’Agence internationale de l’énergie anticipe une stagnation de cette demande au-delà de cette date, une première depuis plusieurs années de progression continue. <strong>Cette tendance s’explique par l’arrivée en force de capacités renouvelables – solaire, éolien, voire nucléaire dans certains pays – qui freinera la progression du charbon, autrefois quasi-incontournable pour soutenir l’expansion de la production électrique.</strong> <br />   <br />  Le cas de la Chine est exemplaire. Premier consommateur mondial, ce pays brûle à lui seul un tiers du charbon mondial dans ses centrales électriques. En 2024, Pékin a poursuivi la diversification de son mix énergétique, combinant la montée du parc nucléaire, l’accélération spectaculaire des installations solaires et éoliennes et un retour en force de l’hydroélectricité. Néanmoins, la demande d’électricité en Chine croît à un rythme soutenu, poussé par l’électrification de secteurs clés (transports, chauffage, centres de données). Des facteurs météorologiques compliquent encore la donne : <strong>selon l’AIE, les fluctuations de la météo pourraient faire varier la demande charbonnière chinoise de plus de 140 millions de tonnes par rapport aux prévisions de base d’ici 2027.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Charbon : l’offre mondiale devrait plafonner en 2027</b></div>
     <div>
      Dans les économies avancées, le charbon poursuit son déclin. L’Union européenne et les États-Unis voient leur consommation reculer, bien que ce déclin ralentisse dernièrement. La disponibilité du gaz bon marché en Amérique du Nord, l’essor des renouvelables et l’application de politiques climatiques ambitieuses en Europe maintiennent cette tendance. Le Royaume-Uni, notamment, a fermé sa dernière centrale à charbon en septembre 2024, un tournant symbolique, après avoir fondé son industrialisation sur cette ressource. Toutefois, le rythme et l’ampleur de la baisse dans ces régions demeurent liés à la vigueur des politiques climatiques et aux alternatives énergétiques déployées. <br />   <br />  Dans les économies émergentes, le tableau est différent. La demande de charbon reste stimulée par la croissance économique et démographique, notamment en Inde, en Indonésie et au Vietnam. Malgré des déploiements massifs de capacités renouvelables, la hausse de la demande électrique exige encore un apport substantiel de charbon. <strong>Au niveau de la production et des échanges, l’offre mondiale, après un record en 2024, devrait plafonner jusqu’en 2027. Les flux commerciaux, bien qu’en légère baisse à moyen terme, resteront concentrés en Asie, avec la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée et le Vietnam comme principaux importateurs, tandis que l’Indonésie et l’Australie conserveront leur statut de grands exportateurs.</strong> Les prix, enfin, demeurent élevés, et le paysage industriel évolue, marqué par des changements de propriétaires d’actifs charbonniers, entre retraits stratégiques et renforcement de certains acteurs tirant parti d’une rentabilité toujours soutenue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Climat : les banques ne se détournent pas du pétrole et du gaz</title>
   <updated>2024-05-14T14:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Climat-les-banques-ne-se-detournent-pas-du-petrole-et-du-gaz_a2706.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2024-05-14T09:49:00+02:00</published>
   <author><name>Paolo Garoscio</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Malgré les appels croissants pour un virage vers des investissements plus durables, les banques du monde entier continuent d’investir massivement dans les industries émettrices de CO2 comme l’exploitation de pétrole et de gaz. Les banques françaises ne font pas exception.     <div><b>Les banques investissent massivement dans le carbone</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/80253059-57959751.jpg?v=1715674327" alt="Climat : les banques ne se détournent pas du pétrole et du gaz" title="Climat : les banques ne se détournent pas du pétrole et du gaz" />
     </div>
     <div>
      D'après le rapport "Banking on Climate Chaos" de 2024, publié par les ONG le 14 mai 2024<strong> les institutions financières ont prêté, émis des actions ou des obligations pour près de 706 milliards de dollars au profit des industries pétrolières, gazières et charbonnières en un an en 2023. </strong>Un montant en légère baisse mais toujours très élevé, alors que ces industries sont néfastes pour la planète et le climat. <br />   <br />  Les banques américaines et japonaises dominent ce financement, selon les ONG, <strong>mais les banques françaises comme BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE ne sont pas en reste</strong>, ayant contribué à hauteur de 40 milliards de dollars. D’autres banques françaises financent les industries pétrolières, mais en une mesure largement inférieure, les quatre banques suscitées représentant 99% des investissements français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Prioriser le climat au rendement</b></div>
     <div>
      Les raisons qui sous-tendent ces investissements massifs dans les énergies fossiles varient. <strong>Principalement, elles se justifient par la recherche de rendements financiers attractifs à court terme. </strong>D’autres évoquent la nécessité de conserver une partie d’investissements dans les industries polluantes pour rendre plus fluide la transition énergétique. <br />   <br />  Les critiques à l'égard des banques proviennent principalement des ONG environnementales comme Greenpeace, Reclaim Finance et la Rainforest Action Network. Ces organisations dénoncent un double jeu où les banques s'engagent publiquement pour le climat tout en continuant de soutenir des industries hautement polluantes. <strong>Les ONG soulignent que ces investissements compromettent les objectifs de l'Accord de Paris, visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C</strong> et qui paraissent de plus en plus inatteignables. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Pourquoi le GNL occupe une part croissante du mix énergétique</title>
   <updated>2023-09-25T19:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Pourquoi-le-GNL-occupe-une-part-croissante-du-mix-energetique_a2538.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2023-09-25T19:04:00+02:00</published>
   <author><name>La Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si la communauté internationale s’accorde sur l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, les moyens d’y parvenir font toujours débat. Les récents déboires de Siemens, leader mondial de l’éolien, illustrent les défis qu’il reste à surmonter dans le domaine des énergies renouvelables, tandis que le nucléaire divise et reste une solution complexe à mettre en œuvre à moyen terme. Dans cette équation complexe, le gaz naturel apparaît comme la variable d’ajustement nécessaire à la décarbonation progressive de nos économies.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/75445955-52951771.jpg?v=1695664139" alt="Pourquoi le GNL occupe une part croissante du mix énergétique" title="Pourquoi le GNL occupe une part croissante du mix énergétique" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><strong>Le paradoxe du gaz&nbsp;: un hydrocarbure pour se passer d’hydrocarbures</strong> <br />   <br />  Ne nions pas l’évidence, le gaz naturel est une énergie fossile émettrice de CO2. Mais comparé au charbon, au pétrole et à ses dérivés, le gaz naturel a des atouts&nbsp;: <a class="link" href="https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-climat/23-quelques-facteurs-demissions">il émet environ</a>  50% de CO2 de moins que le charbon, et environ 30 % de moins que le pétrole. Des principaux combustibles fossiles, <a class="link" href="https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-climat/23-quelques-facteurs-demissions">le gaz naturel est ainsi celui qui émet le moins de CO2</a>. Faute d’alternatives suffisantes, nous avons donc besoin du GNL. Au point que la Chambre de commerce du Canada, dans un rapport rendu public en avril dernier, exhortait le gouvernement fédéral à accélérer l’exploitation de ses ressources gazières. L’auteur de ce rapport <a class="link" href="https://www.lesoleil.com/2023/04/02/il-faudrait-produire-du-gaz-naturel-pour-le-bien-de-lenvironnement-dit-un-rapport-81f5962ea11afdfc2fd6dab1649f9447/">estimant</a>  même que <em>«&nbsp;la conversion de seulement 20 % de l’électricité provenant du charbon en Asie permettrait d’économiser l’équivalent d’une année entière d’émissions de gaz à effet de serre au Canada.&nbsp;»</em> <br />   <br />  Le CO2 n’est évidemment pas le seul gaz à effet de serre (GES) en cause dans le processus de réchauffement climatique. L’exploitation du charbon, du lignite ou du pétrole émet également d’autres GES ou substances polluantes, comme le dioxyde de soufre et les particules fines. Sur ce terrain aussi, le gaz a une moindre empreinte. Reste la question du méthane, principalement émis lors de l’exploration et de l’exploitation des champs gaziers. Là aussi, des technologies existent pour le capter. <br />   <br />  En parallèle, les énergies renouvelables, aussi prometteuses soient-elles, ne pourront pas répondre aux besoins énergétiques mondiaux, ni même européens, d’ici 2050. Leur coût prohibitif couplé à des technologies complexes pour la production des infrastructures, en font une option hors de portée pour de <a class="link" href="https://www.lesaffaires.com/secteurs/ressources-naturelles/transition-verte-les-pays-en-developpement-ont-besoin-de-1700g-us/642096">très nombreux pays en voie de développement</a>. La forte variabilité de la rentabilité énergétique, et la fluctuation au gré des conditions météorologiques <a class="link" href="https://cordis.europa.eu/article/id/436645-predicting-fluctuations-in-renewable-energy-generation/fr">posent également problème</a>  en matière de continuité de la production. Enfin, dernièrement, les <a class="link" href="https://www.rtbf.be/article/siemens-le-2e-plus-gros-fabricant-mondial-deoliennes-chute-en-bourse-un-signal-inquietant-pour-le-marche-eolien-11224633">problèmes importants de longévité</a>  des éoliennes offshore viennent questionner la durabilité de ces solutions. <br />   <br />  Le nucléaire quant à lui représente un espoir majeur, en particulier <a class="link" href="https://www.rfi.fr/fr/connaissances/20221228-la-fusion-nucl%C3%A9aire-l-%C3%A9nergie-du-futur">si les projets de centrales à fusion se concrétisent</a>. Toutefois, même pour les centrales à fission que nous exploitons déjà, les technologies nécessaires, les coûts associés, mais aussi la durée des chantiers n’en font pas une solution disponible dans les délais associés aux ambitions d’énergie décarbonée. En France, les nouveaux réacteurs programmés ne seront pas opérationnels <a class="link" href="https://www.vie-publique.fr/podcast/290137-nucleaire-la-singularite-francaise-podcast">avant 12 ans</a>. On sait aussi que des délais additionnels peuvent encore décaler ces échéances, comme dans le cas de Flamanville, où la construction de l’EPR a été commencée en 2007 pour une mise en fonction prévue pour 2018. À ce jour, <a class="link" href="https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/nucleaire-l-epr-de-flamanville-prend-six-mois-de-retard-en-plus-et-l-ardoise-s-alourdit-de-500-millions-d-euros-945065.html">l’EPR de Flamanville</a>  n’est toujours pas terminé et les surcoûts sont conséquents. <br />   <br />  En comparaison, le gaz naturel présente l’avantage d’être relativement facile à exploiter, une fois les infrastructures construites – terminaux pour le gaz naturel liquéfié et gazoducs. Et la plupart des pays industrialisés disposent déjà en partie de telles infrastructures, argument supplémentaire en faveur du gaz puisque les délais constituent un facteur essentiel. <br />   <br />   <br />  <strong>Des choix politiques urgents</strong> <br />   <br />  Considérant l’urgence de la situation et les choix qui s’offrent à ses Etats membres, l’Union européenne a fait le choix du pragmatisme. Parmi <a class="link" href="https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/en-2022-l-union-europeenne-a-fait-avancer-sa-reglementation-climatique-151257.html">les plus exigeantes en termes de</a>  développement durable, l’Union européenne a reconnu dans <a class="link" href="https://france.representation.ec.europa.eu/informations/taxonomie-verte-mode-demploi-2022-01-13_fr">sa taxonomie verte</a>  – classification standardisée des activités économiques majeures pour la réalisation d’objectifs environnementaux – le gaz naturel comme ayant «&nbsp;un rôle à jouer pour faciliter la transition vers les objectifs climatiques de 2030 et la neutralité climatique en 2050&nbsp;», selon les termes employés par la Commission. <br />   <br />  Ce n’est pas pour autant une carte blanche pour l’usage illimité du gaz, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/pulse/analyse-proposition-de-la-commission-sur-le-gaz-et-nucl%C3%A9aire?trk=public_post-content_share-article">comme l’expliquait l’eurodéputé Renaissance Pascal Canfin</a>  l’an dernier. <em>«&nbsp;Tous les investissements liés au gaz et au nucléaire sont soumis à de fortes exigences de transparence obligatoire, ce qui informera tous les acteurs du marché financier et permettra aux investisseurs de choisir s'ils veulent que le gaz et/ou le nucléaire fasse partie de leur portefeuille d'actifs.&nbsp;»</em> <br />   <br />  L’ajout du gaz naturel dans la taxonomie verte doit sans doute aussi un peu à un hasard de calendrier. Avec la guerre en Ukraine débutée en février 2022, l’Europe a dû réagir vite et le choix d’abandonner les hydrocarbures russes a impliqué un déploiement d’efforts diplomatiques, logistiques et économiques majeurs. L’importance de la place du gaz dans nos économies européennes s’est alors révélée au grand public. En 2020, le gaz représentait <a class="link" href="https://trends.levif.be/entreprises/les-industries-europeennes-dependantes-a-plus-de-60-du-gaz-et-de-lelectricite/">32 %</a>  de la consommation finale dans le secteur industriel au sein de l’UE. <br />  Comme les conditions climatiques ont été plutôt favorables, et que l’accroissement des prix a favorisé une certaine modération dans la consommation, l’Europe n’a pas connu l’hiver dernier un manque de gaz crucial, malgré <a class="link" href="https://www.consilium.europa.eu/fr/infographics/eu-gas-supply/">une baisse drastique</a>  des importations de gaz russe. Ce dernier a toutefois fait défaut en Allemagne, pays qui était dépendant à 55 % de la Russie, <a class="link" href="https://www.la-croix.com/Debats/lAllemagne-charbon-permet-limiter-importations-gaz-2023-02-06-1201253952">la réouverture massive des centrales à charbon</a>  devenant une nécessité pour faire tourner les usines du premier pays industriel européen. <br />   <br />  Ce pays au mouvement écologiste puissant s’est rapidement mobilisé pour remplacer le gaz russe par… un gaz venu d’ailleurs, faisant notamment cavalier seul avec le Qatar avec <a class="link" href="https://www.portail-ie.fr/univers/enjeux-de-puissances-et-geoeconomie/2022/lallemagne-contourne-le-gaz-russe-en-passant-contrat-avec-le-qatar/">un contrat d’une durée de 15 ans</a>. <br />   <br />  En <a class="link" href="https://visegradpost.com/fr/2022/12/10/la-pologne-accelere-sa-transition-vers-le-zero-energie-russe/">Pologne</a>, grand consommateur de charbon souvent pointé du doigt par l’UE pour son retard en matière de transition, le gaz a également un rôle majeur pour sortir du charbon à un rythme accru. Ainsi, le pays a investi dans le développement du gazoduc reliant la Norvège (<em>Baltic Pipe</em>) et agrandi son terminal de GNL. <br />   <br />   <br />  <strong>L‘UE à la recherche de nouveaux partenaires gaziers</strong> <br />   <br />  Outre ces initiatives nationales, l’Union européenne, ayant clarifié l’an passé le volet gazier de sa stratégie énergétique, a accéléré la recherche de fournisseurs alternatifs. Au-delà des partenaires habituels qui compensent partiellement la hausse de la demande européenne – Etats-Unis, Qatar, Nigéria, Algérie, … – les énergéticiens européens accentuent leur présence en Afrique, au Sénégal, en Mauritanie, ou encore au <a class="link" href="https://information.tv5monde.com/afrique/le-mozambique-entre-dans-le-club-des-exportateurs-de-gaz-naturel-liquefie-1423906">Mozambique</a>. <br />   <br />  Ce pays retient l’attention des acteurs européens en raison des réserves prometteuses qui le placent à la 9<sup>ème</sup> place mondiale, et qui pourrait faire de lui un futur Qatar d’Afrique australe. L’Italien Eni a d’ailleurs procédé à la première expédition vers l’Europe d’un GNL mozambicain l’hiver dernier, extrait et transformé intégralement offshore. Au plan collectif, l’Union Européenne semble avoir saisi l’enjeu, puisqu’elle <a class="link" href="https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/european-peace-facility/timeline-european-peace-facility/">accroit les aides</a>  destinées à soutenir le gouvernement local dans la stabilisation de la région productrice, en proie à une insurrection aujourd’hui sur le déclin, et seul obstacle empêchant le déploiement d’un ambition projet onshore. <br />   <br />  Au-delà du cas européen, la reconnaissance de la place du gaz naturel comme un intermédiaire dans l’effort général de décarbonation est un fait mondial, qui touche une large majorité de pays à des stades très variés de développement. La Chine ou l’Inde effectuent les mêmes démarches que les pays européens, tandis que les pays émergents comme l’Afrique du Sud s’associent aux projets d’exploitation de nouveaux gisements. Leur point commun&nbsp;: pour toutes ces économies, et les milliards d’êtres humains qu’elles représentent, le gaz naturel est à la fois un levier de développement, et un progrès écologique et sanitaire incontestable dont ils ne peuvent pas se priver. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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