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 <title>Carnets de l'Economie</title>
 <subtitle><![CDATA[Tout l'univers du décideur, pour vivre dans un monde d'opportunités]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-14T03:27:41+02:00</updated>
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   <title>L'absentéisme recule globalement, mais le nombre de burn-outs explose</title>
   <updated>2026-06-09T17:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/L-absenteisme-recule-globalement-mais-le-nombre-de-burn-outs-explose_a3090.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2026-06-09T17:05:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'absentéisme connaît une transformation majeure en 2026 : si moins de professionnels RH constatent une hausse (30,8% contre 37,5% en 2025), le burn-out explose et devient la cause de près d'une absence sur deux. Coût économique estimé : plus de 100 milliards d'euros annuels.     <div><b>L'absentéisme franchit un seuil critique avec l'explosion du burn-out</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/96910332-67547031.jpg?v=1781019629" alt="L'absentéisme recule globalement, mais le nombre de burn-outs explose" title="L'absentéisme recule globalement, mais le nombre de burn-outs explose" />
     </div>
     <div>
      L'absentéisme révèle une mutation préoccupante en France. Le 18e Baromètre Ayming de l'Absentéisme et de l'Engagement, publié en juin 2026, dévoile un paradoxe saisissant : si la proportion de professionnels RH constatant une hausse de l'absentéisme recule de 37,5% à 30,8% pour la première fois en dix-sept ans, cette inflexion masque en réalité une transformation profonde du phénomène. <br />   <br />  Cette évolution apparente ne traduit nullement une amélioration. Au contraire, elle révèle une mutation de la nature même des absences au travail. <strong>Le coût économique global dépasse désormais les 100 milliards d'euros annuels, soit environ 4.000 euros par salarié, représentant plusieurs points de richesse nationale.</strong> Un niveau qui place la France parmi les pays européens les plus touchés par ce fléau économique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le burn-out supplante la maladie ordinaire</b></div>
     <div>
      La structure des causes d'absentéisme connaît un bouleversement radical. Toujours d'après ce Baromètre Ayming de l'Absentéisme et de l'Engagement, les maladies ordinaires reculent de 4,7 points parmi les motifs d'absence déclarés par les professionnels RH, tandis que le burn-out progresse simultanément de 4,5 points pour atteindre 46,9% des causes citées. <br />   <br />  Cette progression hisse l'épuisement professionnel au troisième rang, talonnant désormais la démotivation comme deuxième facteur d'absentéisme, juste derrière la maladie ordinaire. « <em>Le burn-out n'est pas une faiblesse de caractère. C'est la réponse d'un individu à une charge qui dépasse ses ressources disponibles, professionnelles, personnelles, sociales</em> », explique Jean-Claude Le Grand, Directeur Général des Relations Humaines de L'Oréal, dans un entretien réalisé pour ce baromètre. <br />   <br />  Cette évolution révèle une souffrance au travail devenue plus psychologique, plus diffuse et plus difficile à détecter que les pathologies physiques traditionnelles. <strong>Les grandes entreprises payent un tribut particulièrement lourd : la prévalence du burn-out progresse de 10,4 points entre les plus petites structures (41,8%) et les plus importantes (52,2% pour celles de plus de 5.000 salariés).</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un coût caché aux ramifications temporelles complexes</b></div>
     <div>
      L'analyse économique de l'absentéisme ne peut se limiter à la seule période d'arrêt de travail. Laurent Cappelletti, professeur au CNAM et directeur à l'ISEOR, interviewé par Ayming pour ce baromètre, identifie trois phases distinctes qui alourdissent considérablement la facture pour les entreprises. Avant l'arrêt, le collaborateur demeure physiquement présent mais son engagement et sa capacité de travail se dégradent significativement. Ce présentéisme dégradé, invisible dans les statistiques traditionnelles, pèse sur les résultats collectifs et la qualité du travail produit pendant des semaines, parfois des mois. <br />   <br />  Pendant l'absence, la charge se redistribue sur les collègues restants qui absorbent, en plus de leur propre travail, celui de l'absent. Cette désorganisation frappe particulièrement les équipes réduites et tend le climat social. Après le retour, la performance ne revient que progressivement. La durée de récupération d'un burn-out dépasse souvent largement celle de l'arrêt lui-même, le salarié reprenant son poste avant d'avoir pleinement reconstitué ses ressources.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les RH face à leur propre épuisement</b></div>
     <div>
      <strong>Les directions des ressources humaines se trouvent confrontées à une situation paradoxale. Jamais elles n'ont disposé d'autant d'outils, d'indicateurs et de formations pour mesurer l'absentéisme. </strong>Selon un sondage OpinionWay réalisé auprès de 1.004 professionnels RH, le nombre moyen de soutiens perçus progresse de 2,70 à 3,08 points. Pourtant, leur engagement personnel s'érode : la proportion de RH « très engagés » diminue de 55,9% à 51,7%, tandis que celle des désengagés double, passant de 3% à 5,9%. Parmi les directeurs QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail), 15,2% se déclarent désengagés. <br />   <br />  « <em>Les professionnels RH ont les mêmes besoins que les autres : être formés, écoutés, accompagnés, valorisés. Une fonction RH épuisée ne peut pas, durablement, être le moteur d'une politique de prévention ambitieuse</em> », avertit Jean-Claude Le Grand.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Réduction des arrêts maladie : un risque managérial sous-estimé ?</title>
   <updated>2025-06-20T13:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdeleconomie.fr/Reduction-des-arrets-maladie-un-risque-managerial-sous-estime_a2942.html</id>
   <category term="Economie &amp; Politique" />
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   <published>2025-06-20T13:49:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélien Lacroix</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En resserrant les contrôles sur les arrêts maladie, l’Assurance maladie entend freiner la progression des dépenses publiques. Mais cette stratégie pourrait, à moyen terme, exposer les employeurs à un paradoxe : voir revenir au travail des salariés insuffisamment rétablis, avec des conséquences managériales sous-évaluées.     <div><b>Moins d’arrêts maladie, plus de salariés présents… mais malades ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdeleconomie.fr/photo/art/default/89441249-63232384.jpg?v=1750420487" alt="Réduction des arrêts maladie : un risque managérial sous-estimé ?" title="Réduction des arrêts maladie : un risque managérial sous-estimé ?" />
     </div>
     <div>
      Le 19 juin 2025, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) a officialisé une campagne de contrôle renforcé des arrêts maladie, ciblant particulièrement les prescriptions longues. Cette initiative intervient alors que les indemnités journalières explosent et que le déficit de la Sécurité sociale s’aggrave. Si l’objectif budgétaire est clair, le dispositif pourrait générer une autre forme de vulnérabilité : un présentiel contraint qui met à l’épreuve l’organisation du travail et la gestion des ressources humaines. <br />   <br />  Depuis début juin 2025, environ 500 médecins généralistes ont reçu une notification de “mise sous objectif” (MSO) de la part de l’Assurance maladie. Ces praticiens sont incités à réduire de 20 % leurs prescriptions d’arrêts maladie à partir de septembre, sous peine d’un suivi renforcé. Une seconde vague est prévue pour janvier 2026, détaille <a class="link" href="https://www.bfmtv.com/economie/economie-social/finances-publiques/arrets-de-travail-les-generalistes-denoncent-les-tentatives-de-controle-de-l-assurance-maladie_AD-202506190724.html">BFMTV</a>. <br />   <br />  Si l’initiative s’inscrit dans un objectif clair de réduction du déficit de la branche maladie, elle pourrait avoir un effet rebond non anticipé : celui d’un retour anticipé ou d’un non-départ en arrêt de travail pour des salariés pourtant souffrants. <strong>MG France, principal syndicat de médecins généralistes, évoque un « effet dissuasif » sur les praticiens, qui pourraient hésiter à prescrire par crainte d’un contrôle. Pour l’entreprise, cela signifie un risque accru de gestion de salariés en sous-capacité, voire malades.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une pression sur la décision médicale, aux répercussions internes</b></div>
     <div>
      <strong>« Ce qui nous pose problème, c’est que cette nouvelle campagne ne vise que les arrêts longs », a expliqué le Dr Agnès Giannotti, présidente de MG France citée par <a class="link" href="https://www.bfmtv.com/economie/economie-social/finances-publiques/arrets-de-travail-les-generalistes-denoncent-les-tentatives-de-controle-de-l-assurance-maladie_AD-202506190724.html">BFMTV</a>. </strong>Elle souligne que ces prescriptions sont souvent liées à des pathologies lourdes, notamment psychiques, et que leur remise en cause peut fragiliser la relation thérapeutique. <br />    Du côté managérial, le constat interroge : en minorant certains symptômes, des collaborateurs peuvent revenir trop tôt sur site, ou rester sans repos nécessaire. Ce phénomène, appelé « présentéisme thérapeutique », est identifié depuis plusieurs années comme un facteur de baisse de performance, de dégradation du climat social et, dans certains cas, de récidive médicale. <br />    <strong>Le Dr Jean-Christophe Nogrette, secrétaire général adjoint de MG France, alerte : « La prescription d’arrêt de travail sert aussi à mettre certains patients à l’abri d’un risque comme un management toxique », relaye <a class="link" href="https://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal-soins-de-ville/exercice/arrets-de-travail-mg-france-lance-une-operation-transparence-pour-defendre-les-confreres-face-aux">Le Quotidien du Médecin</a>.</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une injonction contradictoire pour les entreprises ?</b></div>
     <div>
      L’employeur se retrouve face à une tension opérationnelle. D’un côté, la réduction de l’absentéisme peut sembler une opportunité à court terme. D’un autre, la présence sur site de collaborateurs affaiblis peut impacter le collectif, provoquer des erreurs, ou relancer un turn-over indésirable. Dans certains secteurs, comme les soins, la restauration ou la logistique, ces effets sont démultipliés. <br />    L’apparition d’un outil de pilotage externe, comme la MSO, place la décision médicale sous contrainte. <strong>Or, selon une étude de la Dares, 64 % des arrêts longs sont associés à une situation de fatigue extrême ou de surcharge psychologique.</strong> Leur limitation pourrait renforcer le désengagement, voire le burn-out, avec des conséquences bien supérieures sur le plan économique. <br />    La campagne “opération transparence IJ” lancée par MG France vise à dénoncer cette situation. <strong>Elle appelle à la vigilance sur les effets secondaires de cette logique purement comptable.</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les directions RH face à un nouvel arbitrage</b></div>
     <div>
      Si les dispositifs anti-fraude sont légitimes — la fraude aux arrêts maladie aurait représenté 30 millions d’euros en 2024 selon l’Assurance maladie — la systématisation des réductions de prescriptions, sans tenir compte du contexte professionnel, pose question. <br />    Les DRH doivent désormais affiner leur suivi des signaux faibles : demandes récurrentes de repos, conflits latents, baisse de productivité. Un dialogue renforcé avec les services de santé au travail devient crucial pour évaluer l’authenticité des fatigues exprimées… même en l’absence d’arrêt médical. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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