Carnets de l'Economie

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Immobilier : les prix continuent d’augmenter




Anton Kunin
29/08/2017

La hausse des prix de l’immobilier se poursuit dans le neuf, mais encore plus dans l’ancien, avec une progression moyenne de 4,1 % et 4,5 % sur un an respectivement, apprend-t-on du dernier baromètre LPI-SeLoger.


Sur un an, les prix ont le plus augmenté sur les maisons dans le neuf

Acheter un logement devient de plus en plus cher : sur un an, les prix ont augmenté de 4,5 % dans l’ancien (+4,7 % pour les appartements et +4,3 % pour les maisons). À titre de comparaison, à fin juillet 2016, l’évolution annuelle n’a été que de 1,6 %. Mais selon Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris Ouest et porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger, cette hausse est devenue moins marquée dès le mois de juillet, comme d’ailleurs chaque année à cette période. Ce ralentissement devrait se poursuivre au moins jusqu’au début de l’hiver, estime-t-il.

Les prix continuent également de grimper dans le neuf : leur hausse a été de 4,1 % sur un an (+2,9 % pour les appartements et +5,4 % pour les maisons).

Les prix augmentent un peu partout, mais la marge de négociation se réduit

Après les hésitations constatées au cours du printemps 2017, la hausse des prix s’est renforcée depuis le début de l’été dans la plupart des villes de plus de 100 000 habitants. En juillet 2017, les prix ont augmenté dans plus des trois quarts des grandes villes. Sur les appartements, la progression annuelle a été la plus marquée au Mans (+15,9 %), Nîmes (+13,4 %), Besançon (+13,3 %), Tours (+12,5 %) et Bordeaux (+12,1 %). À Paris, la hausse s’établit à 7,3 % sur un an.

La marges de négociation, quant à elle, continue de baisser : en juillet 2017, elle s’est établie à 3,2 % pour les appartements et 4,5 % pour les maisons. Après un semestre de stabilité, elle recule rapidement sur le marché des maisons depuis la fin du printemps, pour maintenant s’établir à son plus bas niveau depuis 2012. Sur le marché des appartements, cette marge est aujourd’hui inférieure de 25 % à la moyenne de longue période.